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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 14:04

Le robot Curiosity  a déja fait plus de la moitié du chemin vers la Planète Rouge. Non seulement il lui reste à faire moins de kilomètres qu'il n'en a parcourus: 230 millions de kilomètres contre 340 déja faits, mais il se trouve désormais plus près de Mars (46 millions de kilomètres) que de la Terre (88 millions de kilomètres). Ces deux faits ne sont pas synonymes dans la mesure où les deux planètes sont elles-même en mouvement.

Vous pouvez suivre en direct le positionnement de la sonde sur ce site de la NASA. On voit clairement que bien qu'étant partie dans le sens de révolution de notre planète, la sonde a déja été "dépassée" par la Terre. Curiosity est en train de s'élever dans le système solaire, elle se trouve sur une orbite élliptique autour du Soleil dont l'orbite terrestre constitue le périhélie et l'orbite martienne l'aphélie. Arrivée sur Mars : Le  6 août prochain. 

 

 

Par Didier BARTHES - Publié dans : Actualité sondes - Communauté : Astronomie
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 12:44

 

 

 

"Les Etoiles" vous présente ses meilleurs voeux

                                Bonnes et heureuses fêtes à tous.

 

 

Par Didier BARTHES - Communauté : Astronomie
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 10:44

De son vrai nom Mars Science Laboratory (MSL) la prochaine mission américaine sera probablement médiatisée sous celui de son principal élément : le "rover" Curiosity (ci-dessous).

 

curisosity

         Curiosity avant son départ, notez  la complexité de l'appareillage scientifique

Propulsée par une fusée Atlas 5 La sonde  s’élancera lundi  26 novembre 2011 de Cap Canaveral et, après une trajectoire balistique de 9 mois pénètrera dans l’atmosphère de la Planète Rouge en août 2012. En quelques minutes d’opérations particulièrement audacieuses se jouera l’avenir de la mission.

    3-rovers-3.jpg

Photo : Les différents rovers martiens : au centre Sojourner (1997) : 10 kg, à gauche Spirit / Opportunity (2004) : 170 kg, à droite Curiosity (2012) : 900 kg. La dimension des robots a doublé à chaque génération.  

De la taille d’une petite voiture, et donc beaucoup plus massive que les rovers précédents (voir photo ci-dessus) Curiosity ne pourra adoucir son atterrissage par les ingénieux coussins gonflables dont avaient auparavant bénéficié Spirit, Opportunity et le petit Sojourner. La Nasa a opté pour un freinage final à base de rétrofusées comme pour les grands ancêtres que furent Viking 1 et 2 (1976).

  La procédure  sera aussi complexe qu’impressionnante.  

procedure curiosity

                                                 Le détail des opérations d'atterrissage. (source: NASA)

A proximité de Mars, MSL larguera son étage de croisière (1) et, protégée par un bouclier thermique, pénétrera dans l’atmosphère à un peu plus de 5 km.s-1

A 10 kilomètres d’altitude et 440 m.s-1,  un parachute sera déployé qui mènera l’ensemble jusqu’à 1 800 mètres de la surface.

A partir de ce point, le freinage sera alors assuré par une sorte de grue volante munie de rétrofusées à laquelle Curisosity sera suspendu par des câbles d’un peu plus de 7 mètres de long (!) Arrivée à vingt mètres de la surface, la grue se stabilisera (en altitude comme en déplacement latéral) puis descendra doucement jusqu’à ce que Curiosity touche le sol. Les câbles de soutien et de contrôle seront alors sectionnés et la grue porteuse ira s’écraser un peu plus loin (3).

 

atterrissage-Curiosity-HD.jpg

                Curiosity suspendu à sa "grue volante" peu avant l'atterrissage

Cette procédure complexe est une première et l’on peut imaginer que les responsables de la NASA, comme tous les amoureux de l’espace, vivront de stressantes minutes. D'autant qu'à l'inverse des missions PionnerVoyager, Viking ou même Spirit, Curiosity n'est lancé qu'en un seul exemplaire, il n’y a pas de sonde jumelle. Aucun orbiter n’y est non plus associé. MSL reste néanmoins très coûteuse pour une mission inhabitée : on évoque un budget de deux milliards et demi de dollars.

 

 

cratere-gale.jpg

                                              Le cratère Gale, but de Curiosity (source NASA)

Une fois arrivé à bon port, c’est-à-dire dans le cratère Gale de155 kilomètres de diamètre, Curiosity pourra entamer son travail. L'ellipse d'atterrissage est située entre la couronne externe et les hautes montagnes centrales,  

Equipé de 80 kg d’instruments scientifiques le rover prendra de nombreux clichés et étudiera la composition des roches. Parmi ces instruments, le ChemCam , majoritairement construit par la France sera doté d’un laser qui chauffera les roches, une caméra analysant ensuite la lumière produite afin d’en déterminer la composition (4). D’autres instruments d’analyse sont également présents ainsi qu’une station météo et plusieurs caméras.

Curiosity se distinguera aussi par un système de déplacement plus autonome faisant appel à des caméras dédiées (HazCam) et qui pourra seconder ses pilotes terrestres en prenant des décisions de dernière seconde (arrêts, évitements...). Quatre de ses six roues seront directrices (on voit l'articulation sur la première photo). Curisoity est prévu pour parcourir 20 kilomètres à la surface martienne, mais Opportunity qui devait parcourir 600 mètres en est à 21,7 km, tous les espoirs de dépassement sont donc permis.

En matière d’énergie le Rover sera alimenté (là aussi, comme les sondes Viking) par un réacteur nucléaire passif  au plutonium d’une puissance électrique de 120 w (5). Cela lui donnera une grande autonomie et une longue durée de vie (plus de risque que les panneaux solaires ne soient couverts de poussière, ni que la nuit ou l’hiver la sonde ne dépende que de minuscules batteries)

 le réacteur nucléaire de curiosity

                                                         Schéma du réacteur  qui alimentera Curiosity

Souhaitons à MSL-Curiosity plus de chance qu’à Phobos-Grunt   dont l’échec porte un rude coup à la recherche spatiale russe. Nous avions émis des doutes sur sa réussite compte tenu, là aussi, de la complexité des procédures envisagés. Mais c’est dès le départ que le problème s’est produit. Après sa mise en orbite terrestre, la sonde n’a pu allumer le moteur qui devait la placer sur sa trajectoire martienne. Selon la plupart des commentaires aujourd’hui disponibles ce seraient les censeurs stellaires destinés à contrôler la bonne orientation de l’engin qui auraient fait défaut. Sans les informations de ces éléments essentiels du système d’orientation les moteurs ne pouvaient évidemment se mettre en marche. La sonde risquant alors d’être envoyée dans n’importe quelle direction. De fait donc, Phobos Grunt aura subi le même sort que Mars 96. Vers Mars, la Russie vole d'échecs en échecs.

 

MSL sera la quarantième sonde envoyées vers Mars. La première, russe, date d'octobre 1960, elle avait échoué dès le lancement ! D’autres informations plus détaillées sur cette mission sur les sites de la NASA et sur celui, très complet, de  Wikipédia.

 ___________________________________________________________________________________________________

(1) Dans le module de croisière se trouvent tous les instruments nécessaires au bon déroulement du voyage interplanétaire : Systèmes de contrôle de l’attitude (très importants, voir leur rôle probable dans l’échec de Phobos-Grunt), systèmes (moteur et carburant) pour les ajustements éventuels de trajectoires, systèmes de communication avec la Terre… Ce module constitue en quelque sorte un prolongement du lanceur.

(2) Il ne faut pas s’étonner qu’un parachute puisse être déployé à une telle vitesse (440 m.s = 1600 km.h). Sur Mars, en effet, la densité atmosphérique ne vaut que 1% de celle que nous connaissons sur Terre. Dans ces conditions, un parachute n'est efficace qu’à haute vitesse.

(3) Remarquons que la surface martienne sera constellée d’objets terrestres ; les restes démantelés et carbonisés du module de service, l’épave de la « grue », le bouclier thermique, le parachute et bien sûr, le rover lui-même. Que de richesses pour les futurs archéologues martiens !

(4) Voir à ce sujet l’excellente interview de Sylvestre Maurice dans la revue Espace Exploration (numéro 6, novembre-décembre 2011, p 52)

(5) Ce réacteur  comporte très peu de parties mobiles. La chaleur dégagée par la radioactivité est directement convertie en électricité par des thermocouples. Le rendement n’est pas extraordinaire (la puisssance électrique est de 120 watts pour 2 000 watts thermiques)  mais la fiabilité est quasi absolue et la durée de vie très importante. La chaleur peut d’ailleurs directement réchauffer l’électronique de la sonde soumise à rude épreuve sous le glacial climat martien.  

                                                                                  Sources des illustrations : NASA, Wikipedia.  

 

 

Par Didier BARTHES - Publié dans : Actualité sondes - Communauté : Astronomie
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 16:44

 

 

Mercredi 9 novembre 2011, si tout va bien, la sonde russe Phobos-Grunt prendra le chemin de la  Planète Rouge et plus particulièrement de son petit satellite Phobos.  

phobos-grunt.jpg

Ambitieuse et complexe mission puisqu’il s’agit non seulement de mettre la sonde en orbite martienne, de s’approcher de Phobos et d’y poser un module de descente mais aussi d’en rapporter des échantillons, manœuvre encore jamais réalisée. Avec ses 11 tonnes (orbiter, atterrisseur, module de retour et surtout carburant compris) Phobos-Grunt est extêmement massive, elle sera lancée par une fusée Zenith-3F.

Mission redoutée également puisque les statistiques ne parlent guère en faveur de la Russie. Sur les 38 sondes jusqu'alors envoyées vers Mars 18 étaient russes (ou soviétiques) et sur ces 18, 14 connurent des échecs complets et 4 des échecs partiels. Le dernier lancement en date, celui de la sonde Mars 96 se solda par une panne du 4ème étage du lanceur Proton et la chute de l’engin dans le Pacifique.

 

mission_2011_phobos-grunt.jpg

La complexité de cette nouvelle mission  (voir le schéma ci-dessus) rend les observateurs sceptiques sur les chances de succès (*). La France toutefois participe à l'aventure, le CNES ayant fourni quelques instruments  et notamment des caméras stéréoscopiques. La mission durera au moins trois ans puisque le retour des échantillons est prévu pour août 2014.

De nombreuses revues d’astronomie y ont consacré un article. Celui du bimestriel Espace Exploration (numéro 6, p.54) est particulièrement complet.

Enfin Mars sera de nouveau à la une de l'actualité astronomique à la fin de ce mois puisque le 25 novembre devrait voir le décollage de la sonde américaine Mars Science Laboratory (MSL), dont l'élément principal sera Curiosity, un rover de la taille d'une petite voiture, nous en reparlerons.

 Ci-dessous une photo de la sonde Phobos-Grunt en cours d'assemblage avec ses réservoirs, son orbiter et son module d'atterrissage.  

PhobosGrunt-photo.jpg

 

 

Ci-dessous, Phobos-Grunt déja fixée sur son lanceur reçoit la coiffe de protection destinée à lui permettre de traverser l'atmosphère terrestre

phobos-grunt-dans-sa-fusee.jpg

 

  Sources des illustrations: Wikipedia, Cnes et Russian Spaceweb.

 

 (*) En effet ! Pour information postérieure à la rédaction de cet article, la mission a échoué, la sonde n'ayant pu quitter l'orbite terrestre pour prendre la direction de Mars est retombée dans l'océan Pacifique le 15 janvier 2012, après d'infructueuses tentatives de sauvetage. Les raisons exactes de cet échec restent incertaines à ce jour (25 janvier 2012).

Par Didier BARTHES - Publié dans : Actualité sondes - Communauté : Astronomie
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 17:16

Demain, samedi 8 octobre, le ciel nous offrira un joli spectacle avec les Draconides, cette pluie d'étoiles filantes qui accompagne chaque passage de la Terre à travers l'orbite de la comète 21P / Giacobini-Zinner.

Malgré la présence de la Lune, l'évènement devrait être remarquable et nous devrions pouvoir observer  entre 600 et  700 météores à l'heure si les prévisions s'avèrent justes.    

Les traits de lumière sembleront provenir de la constellation du Dragon (d'où leur nom) située à  l'ouest en début de nuit. Voyez le site de l'Association Française d'Astronomie (AFA) pour plus de détails. 

Bonnes observations

Par Didier BARTHES - Publié dans : Actualités - Communauté : Astronomie
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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 08:44

Atlantis-Atterrissage-3.jpg

 

Ne manquez pas le dernier atterrissage d'une navette. Atlantis devrait toucher terre ce jeudi 21 juillet 2011 à 11 h 56 (heure française). NASA TV en assurera bien entendu la retransmission.

 

Par ailleurs, je ne résiste pas à publier cette étrange image, on dirait des yeux d'araignée, il s'agit en réalité de la coupole d'observation récemment installée sur la Station Spatiale Internationale. De là les astronautes peuvent admirer la Terre et le cosmos.

 

cupola.jpg

 

  Source des images : NASA

Par Didier BARTHES - Publié dans : Actualités - Communauté : Astronomie
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 10:04

sts-135.jpgVendredi 8 juillet à 17 h 26, heure française, Atlantis devrait s'envoler pour la mission STS 135, dernière mission d'une navette spatiale. Atlantis amènera notamment à l'ISS le "cargo" italien Raffaello.

 

 A gauche le dernier équipage  d'une navette

 

Les navettes mise à la retraites, viendra l'heure des bilans. Si ce mode de transport n'a pas révolutionné l'accès à l'espace comme on l'imaginait parfois, il reste que nous ne sommes pas près de revoir un engin réutilisable d'une centaine de tonnes  capable de mettre en orbite 7 personnes.

Si l'histoire de la navette a été endeuillée par 2 accidents et si son utilisation s'est finalement avérée aussi coûteuse que celles des lanceurs traditionnels, le "space shuttle" a  aussi pas mal de succès à son actif et parions que dans quelques temps, les "années navettes" seront évoquées avec nostalgie.

A partir de maintenant, l'accès humain à l'espace et à la Station Spatiale Internationale sera essentiellement réservé aux vieux et robustes Soyouz dont les capacités d'emport restent quand même très limitées 

Vous trouverez un dossier complet sur cette mission via ce lien  (en anglais) et vous pourrez suivre le lancement comme d'habitude sur le site NASA TV  (Attention les heures et dates de lancement sont toujours susceptibles de report, on évoque d'ailleurs quelques inquiétudes sur la météo).

 

Par Didier BARTHES - Publié dans : Actualités - Communauté : Astronomie
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 22:58

Une éclipse de lune aura lieu ce 15 juin 2011 en soirée.

Bien que les conditions d'observations ne soient pas optimales,  la lune à peine levée, sera basse sur l'horizon, cela reste un spectacle intéressant et de plus relativement long ce qui laisse du temps pour son observation.

Voici selon l'IMCCE  (Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides) les données horaires relatives à cette éclipse (en temps universel, rajoutez deux heures pour la France).

 

eclipse-lune-15-juin-2011-dessin.png

 

  source : IMCCE

Par Didier BARTHES - Publié dans : Actualités - Communauté : Astronomie
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 14:44

Endeavour-sts127-atterrissage-4.jpg

 

Sauf contre ordre, la navette Endeavour  atterrira au centre spatial Kennedy lundi 1er juin à 8 h 35 du matin (heure française). Il s'agit de l'avant dernière occasion d'assiter au retour d'une navette depuis l'espace. Les images seront comme à l'habitude retransmises sur NASA TV.

 

Photo ci-dessus : La navette Endeavour au retour de la mission 127: Source NASA

 

Par Didier BARTHES - Publié dans : Actualités - Communauté : Astronomie
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Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 16:04

 

ecusson mission 134Sauf nouveau report la navette Endeavour s'envolera de cap Kennedy lundi 16 mai à 14 h 56, heure de Paris. Cette mission 134 destinée à apporter encore quelques appareils scientifiques à la Station Spatiale Internationale (ISS) sera l'avant dernière d'une navette et la dernière pour Endeavour. Le lancement sera bien sûr retransmis sur NASA TV. C'est une occasion à ne pas manquer, d'autant que l'avenir de la politique spatiale américaine n'est pas très reluisant. Après l'annulation du retour sur la Lune décidé par Barack Obama, rien de précis ne s'annonce.

Par Didier BARTHES - Publié dans : Actualités - Communauté : Astronomie
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