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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 10:56

  
  Le 10 février dernier, deux satellites, un russe et un américain, sont entrés en collision.

  Cosmos 2251, un satellite militaire russe hors service et Iridium 33, un satellite de communication de la célèbre " constellation " du même nom se sont heurtés à 790 kilomètres d’altitude au dessus de la Sibérie à une vitesse relative d’environ 10 000 mètres par seconde.

   Les deux objets, d’une tonne chacun, ont évidemment été pulvérisés et ont généré plus de 600 débris (détectés quelques jours après) qui viendront s’ajouter aux 18 000 déchets de plus 10 cm qui orbitent autour de la Terre.

  Leurs orbites restent, pour l’instant (mais pour l’instant seulement), assez proches de celle des deux satellites soit à peu près 800 km d’altitude avec une forte inclinaison (l’orbite d’iridium était quasi polaire)

   On peut craindre que sous l’effet du frottement, certains éléments se retrouvent à terme sur les orbites plus basses où circulent de nombreux satellites et en particulier l’ISS.

  Il y a quelques jours, déja,  les astronautes ont dû se réfugier  dans un Soyouz afin d’être prêts à évacuer la station lors du  passage à proximité d’un objet qui avait été repéré trop tard pour que soient  initiées  les manœuvres d’évitement.

  En 1992, le satellite militaire français, Cerise, avait vu son antenne sectionnée suite à une collision, c'était l'un des premier cas, trois autres ont été mis en évidence mais toujours entre un satellite et un débris.

  Compte tenu de l’immensité du volume de l’espace circumterrestre, ces incidents sont très rares (on peut dire qu’Iridium a gagné au loto… à l’envers), mais ils risquent bien entendu de se multiplier.

   Deux types de mesures sont prises pour éviter cette prolifération.

  - On place les vieux satellites sur des orbites plus hautes là où leur présence est  moins gêntante. On peut à l'inverse les précipiter sur Terre (au-dessus de l’océan de préférence) à la fin de leur mission

  - On évite que les satellites (ou les derniers étages des fusées porteuses) explosent à l’issu de leur service ce qui génèrent un nombre énorme de débris. Pour cela, on vide les réservoirs de carburant.

  Les différents projets de "nettoyage" de l'orbite, restent pour l'instant de la science fiction tant leur faisabilité paraît aléatoire  Même si la civilisation disparaissait, longtemps encore, tourneraient autour de la Terre des milliers de petites étoiles artificielles.

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Published by Didier BARTHES - dans Actualités
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commentaires

Soft@ge 20/03/2009 09:08

...et une chauve-souris !

Didier BARTHES 20/03/2009 09:37



Oui comme je le disais à JM (Grelot), pauvre petite bête !  
Elle avait rien demandé et avait le droit de vivre hors des affaires des hommes.



romain 19/03/2009 18:11

On trouve vraiment de tout... jusqu'au boite à outil perdu...
Bonne soirée
JM

Didier BARTHES 20/03/2009 09:53



Oui, là c'était même extraordinaire puiqu'on a les images de la perte, le moment où l'astronaute commet une maladresse et laisse échapper l'objet. J'ai une pensée émue pour l'effroyable sentiment
de gaffe qui a dû l'envahir à cet instant.
Désormais pour chaque étoile filante nous dirons: Tiens c'est peut-être la boïte à outils ! Enfin jusqu'à ce que l'on apprenne sa retombée. Je crois en effet que cet objet est assez gros pour
être suivi.



Soft@ge 19/03/2009 16:38

Prochain prix nobel à celui qui trouvera l'aspirateur à débris spaciaux ! On compte plusieurs millions de ces petites choses (1mm ou plus) en orbite et comme l'energie cinétique est proportionnelle au carré de la vitesse...aie aie aie !

Didier BARTHES 20/03/2009 09:48



Oui, c'est amusant d'ailleurs cette expression d'aspirateur pour évoquer les projets de nettoyage de l'espace alors que justement un aspirateur ne marcherait pas dans le vide (ou alors, il
faudrait  donner au moins deux prix Nobel à l'inventeur).
J'ai apporté  une petite modification à l'article pour préciser que pour l'instant les projets de nettoyage de l'orbite relevaient de la science fiction.
Tu as raison d'insister sur le nombre de débris qui croît avec leur petitesse. Les 18 000 auxquels je faisais allusion ont plus de 10 cm (taille à partir de laquelle, on peut généralement les
suivre) mais en effet les touts petits (mm) se comptent par millionss. Certains peuvent être dangereux (1  à 10 cm pour l'ISS) et même les plus petits pour les astronautes en sortie
extravéhiculaires.
Tu as raison aussi d'insister sur la vitesse et cette fameuse loi au carré qui explique toute leur force de destruction. Les satellites ayant une orbite polaire sont particulierement exposés car
ils croisent l'orbite de la majorité des autres satellites qui globalement vont d'ouest en est. Les chocs se font ainsi à plus grande vitesse. C'était le cas pour Iridium 33.