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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 09:12

ciel-et-espace-oct-2010-v2.jpgCiel et Espace  fait sa une sur la prochaine comète Hartley 2 qui devrait être visible à l'oeil nu et traverser ce mois-ci les constellations de Cassiopée, de Persée, du Cocher et finalement des Gémaux. Le mensuel dit aussi quelques mots de la mission de la sonde Epoxi (anciennement nommée Deep Impact) qui après avoir survolé (et bombardé !) la comète Tempel 1 va donc croiser et photographier de près la nouvelle venue (rapprochement maximum de la sonde le 4 novembre à 14 h 54 heure française).

Notez aussi toujours dans Ciel et Espace l'excellent dossier dédié aux débris spatiaux, c'est un sujet récurrent et on ne compte plus les articles qui lui sont consacrés, mais celui-ci est particulièrement complet. La croissance du nombre de débris est  inéluctable et l'avenir s'annonce difficile pour les satellites à venir. Quelques projets de nettoyage sont envisagés. A titre personnel je les trouve peu convaincants:  seront-ils même mis en oeuvre ? Rappel : la plupart; et de très loin, des objets en orbite sont des débris résultant de l'explosion des troisième étages de lanceurs (et pour une part, pour l'instant moindre, des collisions ayant déja eu lieu). Les gants, boulons, outils, boîtes dont la perte par les astronautes a été largement médiatisée restent très minoritaires, de même que les satellites hors service (même si ceux-ci sont déja plus nombreux que les satellites encore actifs). Le nombre d'objets est inversement proportionnel à leur taille. Selon Ciel et Espace, il y aurait 600 000 objets de plus de un centimètre  et 300 millions ( à vérifier ! ) de plus de un milimètre.

Vous trouverez également un article sur le passionnant abbé Lemaitre, premier épisode d'une série sur le Big Bang.

Enfi, deux textes plus brefs sont consacrés à la  métamorphose de Jupiter qui a provisoirement perdu une bande nuageuse (*) et au robot androïde Robonaut 2, dit R2, qui sera prochainement envoyé dans l'ISS pour aider les astronautes. S'agit-il de science ou de communication ?

 

PLS--OCT-2010.jpgPour la Science évoque les exoplanètes (490 à ce jour) sous le titre :  De super-Terres accueillantes.

On sait que la plupart des planètes extrasolaires découvertes sont massives et tournent à proximité de leur étoile. Cela est lié à la méthode la plus utilisées, dite des vitesses radiales. En mesurant par effet doppler les déplacements des étoiles dûs à celui des planètes en orbite , on détecte forcément les déplacements les plus importants et les plus rapides. Or, ces deux facteurs sont directement fonction de la proximité et de la masse de la planète!

De ce fait la majorité  des planètes découvertes sont des géantes gazeuses, également appelées Jupiter chauds. Toutefois, grace à une autre méthode, celle des transits, on a pu, parfois, en mesurant la baisse de l'intensité du rayonnement stellaire lors d'un transit  estimer le diamètre de ces planètes. En disposant ainsi de leur dimension et de leur masse, on détermine leur densité et,  surprise, certaines ont des densités de corps rocheux comme la Terre. Ce sont celles qu'on appelle les "Super-Terres".

Bien que pour l'instant les effectifs découverts soient modestes (quelques-unes) et que, là aussi,  la proximité de la planète et de son étoile donne à la plupart de ces astres un climat infernal, on peut penser que certains bénéficient de conditions accueillantes par plusieures de leur caractéristiques.

L'article s'attache en particulier à décrire  les conséquences possibles de la  forte gravité qui les caractérise (à densité égale la gravité à la surface d'un astre est proportionelle à sa taille et les exoplanètes pour l'instant étudiées sont plus grandes que la Terre). Cette forte gravité limiterait les pertes d'eau et d'atmosphère sur longue période, point fondamental pour la présence éventuelle de vie. La masse de ces planète détermine aussi la quantité de radioactivité  et donc l'intensité et la durabilité de la source de chaleur interne, moteur de la tectonique des plaques. Celle-ci a également une grande importance dans les phénomènes biologiques (cela agit sur le cycle du CO2, essentiel à la vie).

Une petite réserve toutefois : le titre est un peu accrocheur. N'imaginons pas des planètes plus belles et plus accueillantes que la nôtre . Notre constitution résulte de millions d'années de sélection naturelle et d'adaptation à la composition de notre atmosphère et à la gravité de notre Terre. Il est illusoire de trouver ailleurs quelque astre  qui nous convienne mieux. Cela n'exclut ni le rêve, ni la découverte. Plusieurs satellites actifs (Kepler, Corot) ou en projets (Darwin, Terestrial Planet Finder) s'y attellent déja ou vont s'y atteler.

 

 

S et V octobre 2010Science et Vie pour sa part nous offre une description de  l'impressionnant projet européen de "super telescope" : 

L' E-ELT (European - Extremely Large Telescope),  cet appareil de 42 mètres de diamètre surpassera très largement ses concurents actuels (10,4 m de diamètre maximum) et même les autres projets internationaux (GMT : 24 m et TMT : 30 m).

L'article détaille les prouesses technologiques que suppose sa réalisation, en particulier en matière d'optique active, pour le maintien de la forme du télescope quelles que soient les conditions (postures du miroir et vent). La spéficité de l'E-ELT est d'être naturellement souple (il est trop grand pour qu'il en soit autrement) et d'assurer la permanence de sa courbure par une optique active particulièrement soignée qui positionnera au mieux chacun des 984 miroirs hexagonaux qui le composeront.

Les limites de résolution imposées par la turbulence athmosphérique seront (à terme) combattues  par un système d'optique adaptative corrigeant le faisceau lumineux 3 000 fois par seconde à l'aide de 40 000 "actueurs".

L'E-ELT devrait être installé avant la fin de la décennie  au Chili à 3000 mètres d'altitude,  dans le désert de l'Atacama, la "Mecque" de l'astronomie mondiale.  Question ultime : Que découvrira ce géant ? 

 

Voyez aussi un bref article de Science et Vie sur le rétrécissement, modeste je vous rassure, de la Lune et sa comparaison avec celui, beaucoup plus important, de Mercure.

 

(*) Message aux astronomes amateurs : Jupiter offre en ce moment d'excellentes conditions d'observation : Profitez-en !

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Références des principaux articles cités

 

Ciel et Espace, mensuel numéro 485, octobre 2010

p 10 : Comète en vue de Philippe Henaréjos

p 39 : pour le dossier de Paul de Brem : Embouteillage sur orbite.

p 59 : L'homme qui inventa le Big Bang de Jean-Francois Robredo 

 

Pour la Science, mensuel numéro 396, octobre 2010

p 50 : De super Terres accueillantes de Dimitar Sasselov et Diana Valencia

   

Science et Vie, mensuel numéro 1117, octobre 2010

p 95 : Télescope : Le fabuleux E-ELT, article de Serge Brunier

 

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Published by Didier BARTHES - dans Revue de presse
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