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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 10:35


Dans un article publié dans la revue  "Pour la Science", Christophe Bonnal, chef de projet au CNES, estime la probabilité d'une collision à une chance pour 50 000 par satellite et par an (pour des appareils circulant en orbite basse). L'auteur ne précise toutefois pas la taille des objets à partir de laquelle il considère qu'il y a collision.

Source : "Pour la science", numéro 378 ,avril 2009, page 16.
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 10:56

  
  Le 10 février dernier, deux satellites, un russe et un américain, sont entrés en collision.

  Cosmos 2251, un satellite militaire russe hors service et Iridium 33, un satellite de communication de la célèbre " constellation " du même nom se sont heurtés à 790 kilomètres d’altitude au dessus de la Sibérie à une vitesse relative d’environ 10 000 mètres par seconde.

   Les deux objets, d’une tonne chacun, ont évidemment été pulvérisés et ont généré plus de 600 débris (détectés quelques jours après) qui viendront s’ajouter aux 18 000 déchets de plus 10 cm qui orbitent autour de la Terre.

  Leurs orbites restent, pour l’instant (mais pour l’instant seulement), assez proches de celle des deux satellites soit à peu près 800 km d’altitude avec une forte inclinaison (l’orbite d’iridium était quasi polaire)

   On peut craindre que sous l’effet du frottement, certains éléments se retrouvent à terme sur les orbites plus basses où circulent de nombreux satellites et en particulier l’ISS.

  Il y a quelques jours, déja,  les astronautes ont dû se réfugier  dans un Soyouz afin d’être prêts à évacuer la station lors du  passage à proximité d’un objet qui avait été repéré trop tard pour que soient  initiées  les manœuvres d’évitement.

  En 1992, le satellite militaire français, Cerise, avait vu son antenne sectionnée suite à une collision, c'était l'un des premier cas, trois autres ont été mis en évidence mais toujours entre un satellite et un débris.

  Compte tenu de l’immensité du volume de l’espace circumterrestre, ces incidents sont très rares (on peut dire qu’Iridium a gagné au loto… à l’envers), mais ils risquent bien entendu de se multiplier.

   Deux types de mesures sont prises pour éviter cette prolifération.

  - On place les vieux satellites sur des orbites plus hautes là où leur présence est  moins gêntante. On peut à l'inverse les précipiter sur Terre (au-dessus de l’océan de préférence) à la fin de leur mission

  - On évite que les satellites (ou les derniers étages des fusées porteuses) explosent à l’issu de leur service ce qui génèrent un nombre énorme de débris. Pour cela, on vide les réservoirs de carburant.

  Les différents projets de "nettoyage" de l'orbite, restent pour l'instant de la science fiction tant leur faisabilité paraît aléatoire  Même si la civilisation disparaissait, longtemps encore, tourneraient autour de la Terre des milliers de petites étoiles artificielles.

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 09:01


  Une fuite dans le système d'alimentation en hydrogène ayant conduit au report du lancement, la navette devrait décoller cette fois dans la nuit de dimanche à lundi (vers une heure du matin, heure française).


   Si tout se passe bien vous pourrez suivre les opérations sur la chaîne de la NASA.

   Parmi les travaux les plus spectaculaires sont prévus l'ajout, sur l'ISS, de deux panneaux solaires ainsi que l'allongement des pourtrelles permettant de les supporter. Ces extensions sont en jaune sur l'écusson symbole de la mission. On utilisera pour cela le bras de télémanipulation à l'extrême limite de ses possibilités
   Voici en Anglais la description de la mission (source NASA).

FACTS & FIGURES

 

 

STS-119 is the 125th space shuttle flight, the 28th flight to the station, the 36th flight for Discovery and the first flight  in 2009. Eight flights to station and one to NASA’s Hubble Space Telescope remain before the shuttles retire in 2010.

 

 

The flight features two of the three former school teachers selected as mission specialists in the 2004 Educator Astronaut Class. Teacher-turned-astronaut Dottie Metcalf-Lindenburger is targeted to launch in February 2010.

 

 

The truss is a high-tech girder structure made up of 11 segments. It provides the backbone for the station, supporting  the U.S. solar arrays, radiators and other equipment.

 

 

To install the S6 truss segment, the station's robotic arm must extend its reach just about as far as it will go (about 57 feet), leaving it with very little room to maneuver.

 

 

The S6 truss segment weighs a little more than 31,000 pounds.

 

 

After S6 installation, the truss will be 335 feet long.

 

 

Each solar array wing has two 115-foot-long arrays, for a total wing span of 240 feet, including the equipment that connects the two wings and allows them to twist as they track the sun.

 

 

Altogether, the station’s arrays can generate as much as 120 kilowatts of usable electricity –enough to provide about forty-two 2,800-square-foot homes with power. The addition of the S6 will nearly double the amount of power for station science —from 15 kilowatts to 30 kilowatts.

 

 

The Urine Processing Assembly that removes impurities from urine in an early stage of the recycling process is not working. The entire Water Recovery System was delivered and installed during the STS-126 mission in November. Astronauts were able to coax it into use by performing in-flight maintenance, but a distillation unit failed after Endeavour's

departure. The replacement unit will fly in Discovery's middeck and be installed by Sandra Magnus while other crew members are working on the mission's second spacewalk.

 

 

Discovery will fly one heat shield tile underneath its left wing that will have a bump raised 0.25 inches so that heating effects are monitored at about Mach 15 during reentry, when thesmooth, laminar flow of air close to the shuttle’s surface becomes turbulent or is disrupted. This information will support computer modeling and design efforts for the shuttle and NASA’s next-generation spacecraft.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 08:30


  Cette nuit décollage de la navette spatiale pour la mission 119 qui aura comme objet l'ajout de nouveaux aménagements sur l'ISS.
  Vous pouvez suivre les opérations d'envol sur le site de la télévision de la NASA (voir lien chaine TV NASA).

   Remarquez que les numéros de missions ne se suivent pas, la précédente était la 126.

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 10:45

 

  
Voilà, c'était cette nuit (samedi 7 mars 2009 au matin), Kepler a décollé avec succès.

Nous vous tiendrons au courant pour savoir si son telescope de 95 cm de diamètre et les 95 millions de pixels de sa caméra réussiront à découvrir de nouvelles (et petites) planètes

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 12:45



   Cette nuit, un peu avant 5 heures du matin, (heure française) la Nasa  procédera au lancement de la sonde Kepler.

   Cette sonde est destinée à découvrir de nouvelles planètes extra-solaires. On espère en particulier mettre en évidence des corps de taille plus petite que ceux qui ont été étudiés jusqu'à présent.



   350 planètes extra-solaires ont été découvertes jusqu'alors, en général plus massives et plus proches de leur étoiles que la Terre.
   Les méthodes employées favorisent ce type de découvertes et on ne peut donc être certain du caractère représentatif de ces configurations. Rappelons qu'on détermine  par mesure du décalage  doppler la vitesse de déplacement de l'étoile sous l'action gravitationnelle de sa planète. Plus cette dernière est massive et proche de son étoile plus le décalage est important et facile à mettre en évidence.
La quasi totalité des planètes extra-solaires découvertes l'ont été selon ce procédé.
   Kepler, au contraire, utilisera la méthode des transits (éclipse partielles). 
   Elle mesurera l'affaiblissement de l'éclat de l'étoile lors du passage entre elle et nous. Bien sûr cette méthode ne fonctionne que si le plan de révolution planétaire se situe juste dans notre axe de visée. Mais cette (forte) restriction est compensée par la possibilité de mettre en évidence des astres beaucoup plus petits que ceux qu'autorise à découvrir le méthode habituelle. Cela permet également de connaître le diamètre de la planète et donc en le comparant à sa masse de se faire une idée de sa densité et donc de sa composition.
   On devrait avoir ainsi une meilleure image des systèmes extra-solaires et pouvoir s'abstraire du biais statistique évoqué.
   Kepler scrutera de façon suivie environ 100 000 étoiles au cours d'une mission de trois ans et demi.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 13:21

   
    Depuis quelques années plusieurs mouvements se soucient de lutter contre la prolifération des éclairages.
    Associées à la pollution, toutes ces lumières rendent l'observation du ciel de plus en plus difficile. Aujourd'hui, la plupart d'entre nous vivent dans un environnement où les étoiles ne sont plus qu'un lointain souvenir.
    Au-delà de notre intérêt pour l'astronomie, retrouver l'alternance jour-nuit et  ne pas vivre constamment dans un environnement artificiellement lumineux serait une façon de nous réconcilier avec le monde.
    Pour les animaux et les plantes aussi, les bouleversements du cycle naturel de luminosité posent de nombreux problèmes.
    Si vous souhaitez vous associer à ce combat, vous pouvez signer  la pétition mise en ligne par l'Association pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturne sur le site:
                             http://www.astrotophe.fr.nf/petition/
 

    Par ailleurs,  Science et Vie publie dans sa derniere édition (n°1098, mars 2009) un article sur ce thème sur les différentes mesures déja prises à travers le monde.

 

 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 10:55

Presque inconnu il y a encore dix ou vingt ans, l’effet de serre, est devenu le héros des temps modernes… mais aussi le diable en personne. Lutter ou seulement prétendre lutter contre lui  est devenu gage de respectabilité. Mais qui est donc cet adversaire et quel est son étrange pouvoir ?

Au premier abord, et si l’on en croit les grands médias, l’effet de serre est ce  qui, au moyen du CO2, va bouleverser le climat, occire les ours blancs, assécher nos rivières, transformer nos vertes forêts en Sahara et faire de notre belle planète une seconde Vénus.

Pourtant, si l’on va un peu plus loin, l’effet de serre est au contraire ce mécanisme merveilleux qui adoucit les températures et qui, en maintenant durablement l’eau sous sa forme liquide, permet à la vie d’exister.

Si enfin, on pousse encore la curiosité, on découvre alors un phénomène complexe, essentiel à l’équilibre du climat (1) et auquel on peut attribuer un réchauffement d’une bonne trentaine de degrés. On découvre également que le CO2 n’est pas le seul GES (Gaz à Effet de Serre). Il n’est même pas le principal puisque la bien inoffensive vapeur d’eau lui dame le pion (notes 2, 3 et 4).

Nous ne reviendrons ni sur la description des principes généraux, ils sont déjà largement médiatisés ni non plus les détails, car il s’agit cette fois d’une affaire extrêmement compliquée. Déterminer pourquoi une molécule plutôt qu’une autre entre en résonance sous l’action d’un rayonnement de telle ou telle longueur d’onde relève d’un cours de physique de haut niveau. Sachez simplement que par cette interaction, les molécules absorbent l’énergie du rayonnement et en bloquent la progression

Je vous propose  seulement de  déterminer l’ampleur de ce réchauffement et de comprendre pourquoi on parle  d’une trentaine de degrés ?

    Voici les principes et les données nécessaires à notre calcul : 

-   La Terre est en équilibre thermique.

C’est à dire que sur une période courte (quelques jours par exemple) elle ne se refroidit ni ne se réchauffe (même le célèbre réchauffement climatique est absolument négligeable à ces échelles de temps). Or, comme notre planète n’est en contact matériel avec rien, elle ne peut se réchauffer ou se refroidir par conduction ou par convexion et n’a d’autre solution pour modifier sa température que d’échanger du rayonnement avec l’extérieur.
Donc, si elle est en équilibre thermique cela équivaut à affirmer que le rayonnement qu’elle reçoit de l’espace (du soleil en l’occurrence) est strictement égal au rayonnement qu’elle émet vers les cieux. Cette égalité constituera la cheville ouvrière de notre raisonnement.


Nous considérerons la Terre comme un Corps noir

Il s’agit là d’une forte  approximation et en réalité c’est loin d'être le cas, mais nous pouvons la tenir pour vraie si nous prenons soin, lors de nos calculs de prendre en compte l' albédo et de soustraire au rayonnement reçu la part directement renvoyée par réflexion (proportion évaluée à 30 % de l’énergie incidente).
Rappelons à cette occasion qu’un corps noir est un corps qui ne reflète aucun rayonnement (c’est pour cela qu’il est noir). Ainsi la lumière (c’est à dire, le rayonnement) que nous en recevons ne dépend que de sa seule température (sa composition qui influencerait le reflet n’intervient pas puisque justement, il n’y a aucun reflet).

Il existe un lien donné par la formule dite de Stephan entre la température d’un corps noir et le rayonnement émis.

Ce lien s'écrit :

 

L =  s s T 4  

L Etant la puissance (Luminosité) exprimée en watts (w).

T Etant la Température exprimée en degrés Kelvin (K).

 étant la constante de Stephan qui vaut 5,67x 10-8  w m2 K-4

S Etant la surface du corps exprimée en mètres carrés.
 Ici S sera égal à 1 car nous ferons le calcul pour un mètre carré (m2) ce qui simplifiera la question sans rien changer quant au fond.

 

Voici la démarche. 

  • A partir de la constante solaire (voir l’article Puissant Soleil) nous déterminerons la quantité de rayonnement reçu par chaque mètre carré de la Terre.  
  • De l’égalité entre rayonnement émis et rayonnement reçu nous déduirons la quantité de rayonnement émis. 
  • Par la constante de Stephan nous déterminerons la température que devrait avoir la Terre considérée en équilibre thermique compte tenu de l’énergie qu’elle émet.
  • L’effet de serre sera considéré comme l’excès de température entre la valeur théorique calculée précédemment et la valeur effectivement constatée (environ 15 C° soit 288 K).

 

Détermination du Rayonnement reçu par la Terre.

 

Au niveau de l’orbite terrestre (à environ 150 millions de km de notre étoile donc), chaque mètre carré placé perpendiculairement au Soleil reçoit un rayonnement d’une puissance de 1 368 watts, c’est la constante solaire.

Chacun des mètres carrés de la surface terrestre ne reçoit cependant que le quart de ce rayonnement. En effet, la Terre n’intercepte les rayons solaires que sur une surface égale à un disque de même diamètre qu’elle. Or la surface d’un disque (formule : Pi R2) est égale au quart de la surface d'une sphère de même taille (formule : 4 Pi R2).

Cela s’explique simplement.

. D’une part une moitié de la sphère est dans l’ombre car il fait nuit 50 % du temps et il faut donc diviser une première fois par deux le rayonnement reçu.

. D’autre part, la demi-sphère faisant face au Soleil étant bombée, sa surface est deux fois plus importante que celle du disque correspondant. Cela divise encore par deux le rayonnement reçu par unité de surface.

Cette double division par deux justifie la division du rayonnement reçu par un facteur 4.

Hors atmosphère, la surface de la Terre serait donc, toutes longueurs d’ondes confondues, soumise à un rayonnement de 1 368 w / 4  soit : 342 watts.

Cependant l’atmosphère et en particulier les nuages interceptent une bonne partie de ce rayonnement et le renvoie dans l’espace. La surface elle-même du sol est partiellement réfléchissante.

C’est ce qu’on appelle l’albédo. Pour la Terre il est estimé à 30 %. Le rayonnement effectivement reçu par la surface terrestre (et gardé pour son propre réchauffement) est donc égal à 70 % de 342 watts soit 342 watts x 0,7 = 239 watts.

 

Détermination du rayonnement émis par la Terre

Par l’égalité entre rayonnement reçu et rayonnement émis la Terre émet un rayonnement d’une puissance de 239 w.m2

 

Détermination de la température théorique de la Terre.

Il s’agit de déterminer la température théorique d’un corps qui émet 239 watts par mètre carré.

 

Appliquons la formule de Stephan :   L = s s T 4
 

          Remplaçons :
          L par sa valeur : 239 w.m2,
          La surface S par 1 pour un  calcul sur 1 m2     
          La constante de Stephan  par  sa valeur soit : 5,67 x 10-8 m2 K-4 


          Nous obtenons :

 

                239 w m2 =   5,67 x 10–8 w m2 K-4 x 1 x T4

           On, voit que seule la température (T) reste non définie, c’est l’inconnue qu’il faut trouver en résolvant cette équation.

                    T4 = 239 w m2 / 5,67 x 10-8 w m2 K-4

            En simplifiant les unités , c'est à dire en supprimant w et m2  en même temps au numérateur et au dénominateur.

 

                      T4 = 239 / 5.67 x 10–8 K-4

           T4 = 239 x 1,76 x 107 K4

           T4 = 4,22 x 109 K4

  Soit en prenant la racine quatrième de ce  nombre :

           T = 255 K soit  – 18 C° (5)

  
 

Détermination de l’impact de l’effet de Serre

 

La température moyenne de la planète est aujourd'hui évaluée à 15 C° soit à 288 K.
 

Le surplus par rapport à la température calculée ci dessus est donc de :

                        288 K – 255 K = 33 degrés
 

Compte tenu des simplifications retenues dans ce calcul nous arrondirons à  un peu plus de 30 degrés ".

Ce gain est donc extrêmement sensible et change complètement les conditions de la vie terrestre. Il reste toutefois bien modeste par rapport à ce qu’on observe sur Vénus où l’excès de température est évaluée à environ 480 degrés. La température de surface de vénus est d’environ 460 C° pour un équilibre à – 20 C° sans ce mécanisme. L’atmosphère de Vénus particulièrement dense et constituée presque exclusivement de CO2 explique l’ampleur du phénomène. Il est également remarquable que sur cette planète la température d’équilibre (-20 C°) est proche de celle de la Terre alors que Vénus est plus près du Soleil et reçoit deux fois plus de lumière par unité de surface. Il se trouve que les nuages très épais bloquent le rayonnement qui ne peut ainsi atteindre le sol.

 

Remarques


Ce petit calcul à juste une vocation pédagogique. Il vise à donner l’ordre de grandeur du réchauffement dû à l’effet de serre ainsi qu’à se faire une idée de la méthode. Si le résultat est tout à fait conforme à ce qu’admettent aujourd’hui les scientifiques, il convient de souligner les quelques simplifications dont nous nous sommes ici accommodés.
 

  • L’albédo est évalué à 30 % C’est là une valeur imprécise. De plus il n’est pas identique pour toutes les longueurs d’ondes alors que nous l’avons supposé tel dans le calcul.
     
  • Nous n'avons pas ici évoqué les interactions entre le sol et l'atmosphère ni entre les océans et l'atmosphère. Il aurait fallu prendre en compte les très complexes mécanismes de chauffage de celle-ci par les sols et ainsi  que par la condensation des eaux océaniques évaporées. Toutefois, cela ne modifierait pas les  résultats. En effet vis à vis de l'espace, sol, océans et atmosphère constituent bien un tout qui n'échange de l'énergie que via le rayonnement.

D’autres explications.

 

Vous trouverez d’intéressantes explications sur l’effet de serres parmi les sites suivants

 -   
Manicore de Monsieur  Jean-Marc Jancovici. (le site a été renommé)
 -   
Sagascience
(dossiers du net) avec un article de Madame
     Marie-Antoinette Mélières.
 -   
Wikipédia (Effet de Serre)

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(1)  On dit parfois que toute la physique du monde est contenue dans le simple craquement d’une allumette. Chacun a pu vérifier cette assertion en constatant que les questions d’enfants génèrent toute une ribambelle de " pourquoi " en forme de poupées russes et que l’art d’un parent consiste à savoir y mettre un terme de la façon la plus habile et la moins voyante.
 (2)   La vapeur d’eau représente un peu moins de 1 % de la masse de l’atmosphère. C’est en terme de quantité et, d’effet global, le plus important des gaz à effet de serre. Toutefois sa proportion est variable selon les lieux et le temps. D’autre part, les effets des modifications introduites par l’homme sur la quantité de vapeur d’eau présente dans l’atmosphère ne font pas encore l’unanimité. Le fait que ce gaz nous apparaît très naturel et très inoffensif explique peut-être que l’on en parle si peu.
(3)   Les molécules ayant, compte tenu des quantités présentes dans l’atmosphère terrestre le plus grand effet de blocage des rayonnements infrarouges émis par la Terre et tentant de retourner dans l’espace sont par ordre d’importance : La vapeur d’eau : H2O, le gaz carbonique ou dioxyde de carbone : CO2 et le méthane : CH4.
 (4)   Il est extrêmement difficile de dire pour une quantité donnée dans quelle proportion exacte un corps est un gaz à effet de serre plus efficace qu’un autre. En effet si à un instant donné la chose est claire, le méthane est plus puissant que le gaz carbonique qui l’est lui-même plus que la vapeur d’eau, ces différents composants n’ont pas la même persistance dans l’atmosphère. Ainsi, une molécule de méthane reste en moyenne 10 ans avant de se transformer en gaz carbonique et les molécules de ce dernier persistent  en moyenne un peu plus de 100 ans. Aussi déterminer l’impact exact de chacun de ces composants dépend du terme auquel on raisonne, et ne se peut se réduire à une réponse unique. Sur l'efficacité des différents gaz à effet de serre, consultez l'article du site manicore. 
 (5)  La différence entre les degrés Kelvin (K) et les degrés Centigrades (C°) réside seulement dans le point d’origine :
- le zéro absolu pour les degrés Kelvin  situé à - 273,15
- le point de congélation de l'eau pour les degrés Centigrades situé à + 273, 15 K.
On passe donc de la première échelle à la seconde en soustrayant ces 273,15 degrés. Au niveau du zéro absolu (0 K donc) il n’y plus de mouvement dans la matière, tout est figé.

 

 

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 11:38

 

   Bien que loin de la volonté politique et de l’enthousiasme des années 1960, Constellation, le programme américain de retour sur la Lune se précise peu à peu.  Constellation ressemble bigrement à Apollo en à peine plus grand. Les procédures sont presque identiques et les vaisseaux très proches dans leur aspect comme dans leurs dimensions.

 


Orion (module de commande)

Le module de commande, dans lequel voyageront les astronautes, c’est à dire l’équivalent de la capsule Apollo s’appellera Orion, une maquette très élaborée en a déjà été construite. Il sera légèrement plus vaste qu’Apollo et devrait héberger quatre astronautes au lieu de trois.

 

Ares 5 (fusée de lancement du module lunaire et de propulsion vers la lune)


La fusée géante qui emmènera l’ensemble vers la Lune, l’équivalent de Saturne 5 se nommera  Ares 5 (même le chiffre 5 a été gardé). Ses capacités récemment réévaluées seront légèrement supérieures à celle de sa devantière ; on parle de près de 190 tonnes en orbite basse et de 70 tonnes en orbite de transfert vers la Lune contre respectivement 137 et 47 tonnes pour Saturne 5.  La masse des deux lanceurs est comparable, environ 3000 tonnes au décollage. Pour l'essentiel, Ares 5 sera développée à partir d’éléments agrandis du système de propulsion de la navette spatiale (deux propulseurs à poudre, les boosters et un énorme réservoir central alimentant un moteur à hydrogène et oxygène liquide). Ares 5 enfin, pourrait être utilisée pour mettre en orbite des éléments lourds d’une future station spatiale. De la même façon le dernier exemplaire de Saturne 5 avait satellisé la station Skylab dont la masse, 90 tonnes, était largement supérieure à celle des plus gros éléments de l’actuelle ISS (de 20 à 25 tonnes).

 

Ares 1 (fusée de lancement d’Orion)

Les astronautes décolleront indépendamment dans leur vaisseau Orion propulsé par une fusée Ares 1 aujourd'hui en cours de développement. Un rendez vous spatial en orbite terrestre leur permettra de rejoindre les autres modules avant le véritable départ  pour la Lune. En cela, les missions qui nécessiteront deux lanceurs seront un peu plus complexes et sans doute plus coûteuses.

 

Altaïr (module lunaire)


  Tous les membres de l’équipage devraient se poser sur notre satellite (alors que dans Apollo l’un des trois restait en orbite lunaire dans le module de commande). Le module de descente, Altaïr, l’équivalent du célèbre Eagle (1) de la mission Apollo 11 possédera comme Eagle une partie réservée à l’atterrissage qui restera sur la Lune et une partie d’habitation qui ramènera les hommes vers Orion. Pour le retour, le rendez-vous en orbite lunaire entre Orion et  la partie habitée d'Altaïr restera une phase spectaculaire et délicate dont l’échec serait dramatique. Il en était de même au cours des missions Apollo, mais il y avait alors quelqu’un aux commandes de chacun des deux éléments.

  Ces nouveaux vaisseaux devraient autoriser des séjours un peu plus longs sur notre satellite. On pourra ainsi  mener des recherches  plus élaborées et collecter plus  d’échantillons.

 

Quel est exactement l’objectif de Constellation ?

  Sur ce point  les choses sont un peu floues. 

  S'agit-il simplement de retourner sur la Lune pour mieux la connaître ?
  Est-ce pour marquer les esprits ? Pour garder  aux Etats Unis une compétence et une avance certaine en aéronautique, la station spatiale ne faisant plus guère illusion ? 
  Certains imaginent que Constellation pourrait servir à préparer de futures missions habitées sur Mars. 
Je suis assez pessimiste  sur cette  éventualité, et ce pour deux raisons.

  Un débarquement sur Mars nécessite une rupture technologique. Avec nos moyens actuels, le voyage (3 ans tout compris) est trop long et concrètement irréalisable (voir note 2). Or, de rupture il n’y a pas eu. Nous ne faisons pas mieux en terme de propulsion qu’il y a 40 ans.
  La vitesse d’éjection des gaz, élément déterminant de l’efficacité des fusées, reste quasi stationnaire puisqu'on utilise les mêmes ergols. Déjà Saturne 5 possédait deux étages à hydrogène-oxygène, l’un des plus efficaces parmi les couples carburants-comburant.
Là aussi, nul n'a trouvé mieux même si les gros boosters quoi que moins performants en terme de vitesse d'éjection permettent par leur débit de s'arracher plus vite du sol et réduisent le temps où il faut lutter d'abord contre la gravité (c'est cela qui permet à Ares 5 malgré une masse comparable à Saturne 5 d'être légèrement plus performante).

  Nous ne ferons pas mieux non plus en terme de fiabilité puisque la fusée Saturne 5 à déjà connu eu un taux de réussite de 100 %.

  Seule  l’électronique a réellement progressé.  Cependant, ce n’est pas l’électronique qui assure la propulsion, or là se situe le cœur du problème et permettrait de réduire la durée du voyage. 

  En deuxième lieu, les années 2050 risquent d’être très critiques pour la planète. La démographie, l'énergie, le climat, l'écologie en général constitueront des problèmes très difficiles. Notre principale source d’énergie, le pétrole, sera presque épuisée et  les probables soubresauts qui en résulteront pourraient détourner  l’humanité de ce genres d’objectifs.

 

  Autre éléments d'incertitude : Les dates, on parle de 2014 pour le premier vol habité de la capsule Orion et d’avant 2020 pour le premier alunissage mais ces échéances restent à confirmer.
  Quant au nombre de missions et aux travaux réellement décidés :  La Nasa est discrète sur le sujet sans doute tout n'est-il pas encore défini.

 

1  Ce choix des noms est un clin d’œil, Altaïr est l’étoile la plus brillante de la constellation de l’Aigle (Eagle en américain).

2 Je dois admettre sur ce point un désaccord avec la plus grande part de ce qu’on peut lire sur le sujet. Souvent seule la volonté politique est mise en cause, beaucoup de commentateurs pensent que nous avons d'ores et déja les moyens techniques d'aller sur Mars. Je ne partage absolument pas ce point de vue. Mars, à mon sens, nous est encore techniquement inaccessible, aucun progrès majeur, en particulier en matière de propulsion, n'ayant été réalisé depuis les missions Apollo.

Nb :Toutes les photos proviennent de la Nasa (National Aeronautic and Space Administration)
  Le schéma des fusées a été repris sur Wikipédia.


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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 12:51
Très heureux Noël à tous.......

                                 Avec beaucoup d'étoiles !

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