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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 14:04

curisosity-au-travail.jpg

Curiosity, tel qu'on l'espère bientôt : Au travail.

 

L'arrivée de Curiosity sur Mars, lundi 6 août au matin, donnera probablement des sueurs froides à tous les responsables de la mission et même à tous les amoureux de l'astronomie, tant la séquence d'atterrissage semble complexe et périlleuse.

La masse du rover, près de 900 kg, n'a pas permis d'utiliser le système d'amortissment par "airbags" qui avait donné toute satisfaction pour Spirit et Opportunity (180 kg chacun environ).

C'est donc à un mécanisme compliqué, mettant en jeu, rétrofusées, grue volante et cables sustentateurs que fera appel la petite merveille de la Nasa.

Voici la séquence des opérations pour un atterissage prévu lundi 6 août 2012 à 7 heures 30 minutes et 43 secondes (heures légale française). Attention, du fait de l'éloignement de Mars (250 millions de kilomètres environ)  l'information ne nous parviendra que 14 minutes plus tard, 14 minutes d'attente, d'impuissance et bien sûr d'angoisse au centre de contrôle de Passadena.

Voici ce qui devrait se passer :

 - 18 minutes avant l'atterrissage : Séparation la sonde d'avec l'étage de croisière.  

-  8 minutes avant l'atterrissage :  Entrée dans l'atmosphère (à environ 125 kilomètres d'altitude et à une vitesse de 5 900 mètres par seconde). Peu après, largage de plusieurs masses d'équilibrage et stabilisation de la sonde selon un angle de 70 degrés par rapport à la verticale. Entrée dans la phase (brutale) de freinage atmosphérique et de très fort échauffement du bouclier thermique dont la surface atteindra 2 000 C°.   

- 4 min 40 sec avant l'atterrissage :  Déploiement du parachute à 11 kilomètres d'altitude et à une vitesse de  420 mètres par seconde. La très faible densité de l'atmosphère martienne explique que l'on puisse ainsi déployer un parachute à 1500 km/h. D'ailleurs, à faible vitesse il ne serait guère efficace.

- 4 min 20 sec avant l'atterrissage : Le bouclier thermique, désormais inutile, est largué et la sonde commence à filmer le sol. Un radar contrôle la descente et détecte d'éventuels obstacles (rochers) sur le lieu d'atterrissage présumé.

- 2 min 30 sec avant l'atterrissage  (altitude 1 600 m, vitesse 80 m.s-1) : Largage du bouclier arrière et du parachute,  puis après une brève chute libre, alllumage des rétrofusées qui prennent le relais pour ralentir la descente.

- 1 minute 30 sec avant l'atterrissage: La "grue volante", sur laquelle sont fixées les rétrofusées, stoppe la descente et stabilise l'ensemble à 20 mètres d'altitude. La sonde descend alors suspendue à plusieurs cables qui se déroulent automatiquement.

- A 7 h 30 minutes et 43 secondes (à peu près, cela dépendra des vents et des obstacles de dernière minute) : Curiosity touche le sol, les cables sont sectionnés et les rétrofusées éloignent la grue pour qu'elle aille s'écraser un peu plus loin, sans danger pour le rover.

La mission pourra alors commencer même si les premiers jours seront essentiellement consacrés aux tests et au repérage des abords immédiats.

Bonne chance à Curiosity.

Sur ce thème, voir aussi notre article précédent  et bien sûr le site de la Nasa permettant de suivre lundi matin l'arrivée "en direct".  

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 10:04

sciences-et-vie-Aout-2012.jpgSous le titre : « Nous ne sommes pas seuls », le mensuel Science & Vie (1) publie dans son dernier numéro un dossier consacré à la Vie dans l’Univers qui modifie quelques peu les perspectives jusqu’à aujourd’hui dominantes.

 

Si l’on sait depuis longtemps que l’Univers est immense (voir infini) et si depuis une vingtaine d’années, la découverte de planètes extrasolaires en nombre toujours croissant laissait entendre que la présence de planètes autour des étoiles constitue un phénomène courant, plusieurs arguments venaient nuancer l’enthousiasme (2) en faveur d’une vie largement répandue dans l’Univers.  Les études semblaient montrer que la situation de notre Terre était véritablement très particulière et que notamment, la présence d’eau liquide sur longue période avait été le fruit d’une suite de conditions favorables extrêmement improbables. Voilà donc selon Science & Vie ce qui serait désormais remis en cause par une majorité de chercheurs.

Plusieurs arguments viendraient militer en ce sens.

- La stabilité climatique de la Terre  (essentielle au maintien d’eau liquide sur de longues durées et donc essentielle à la vie) que l’on attribuait à la présence de la Lune qui stabilise l’inclinaison de son axe de rotation, ne serait pas un phénomène si déterminant. D’une part, beaucoup de planètes pourraient avoir un satellite notable, d’autre part, même sans ce satellite le caractère chaotique de l’inclinaison de l’axe serait moins important que l’on ne l’avait pensé. Dont acte, même s’il s’agit là d’une affaire de spécialistes et que de nombreuses simulations seront encore menées.

- La possibilité de la vie autour des naines rouges (des étoiles de petite taille qui sont par leurs effectifs de très loin les plus nombreuses). Celle-ci semble désormais tout à fait envisageable, car compatible avec les caractéristique de rayonnement de ces astres. Cette nouvelle vision (on pensait plutôt l’inverse) augmente significativement le nombre de planètes candidates.

- l’existence de très nombreux systèmes planétaires comparables au nôtre. Bien sûr, les premières découvertes de planètes extra-solaires avaient douché l’enthousiasme (2) puisque ces dernières étaient généralement de grosses planètes gazeuses situées à proximité de leur étoile. Mais le système de détection (mesure d’un effet doppler sur le rayonnement provenant de l’astre lié au léger mouvement de va et vient induit par la présence d’une planète) provoquait un biais statistique.  Ce sont justement les grosses planètes en orbite courtes qui sont le plus susceptibles d’imprimer un mouvement à leur étoile. On découvrait prioritairement ce type de planètes par ce que c’étaient justement les seules que l’on pouvait détecter. Maintenant que les moyens s’affinent, il semble que notre système solaire soit au contraire assez représentatif et qu’il existe une grande quantité de planètes de taille à peu près comparable à celle de la Terre situées dans la zone habitable (c’est-à-dire permettant le maintien d’eau liquide).

D’autres arguments sont aussi présentés comme bien entendu, la capacité de la vie à survivre dans des milieux très difficiles en termes de composition, de pression, de température ou d’acidité. Science & Vie propose aussi un petit tour d’horizon des futurs télescopes terrestres ou spatiaux qui arpenteront l’Univers à la recherche des planètes extrasolaires Equipés de spectrographes de plus en plus performants  ils devraient permettre de solides avancées

Bref,  selon Science & Vie, dans l’Univers observable, ce ne sont pas moins de 10 000 milliards de milliards de planètes  (!) qui pourraient être candidates pour héberger la vie. Autant que de gouttes d'eau dans l'océan précise la revue ! Même si l’on se trompe d’un facteur 100 ou 1000 cela laisse place à l’optimisme (2) .    

Seul bémol, bien que ce  dossier réalisé par  Mathilde Fontez et Elsa Abdoun soit excellent, Science & Vie propose là un titre un peu trop médiatique. Les arguments proposés sont intéressants, ils vont bien dans le sens indiqué mais ils ne permettent en rien d’affirmer que « Nous ne sommes pas seuls ». La question quand même, reste pour l’instant, sans réponse.

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(1) Science & Vie, numéro 1139, août 2012, p. 50 à 75 : « Nous ne sommes pas seuls, les cinq arguments qui changent la donne ».

(2) En utilisant ces termes d’enthousiasme et d’optimisme, je ne fais que reprendre le point de vue majoritaire. Il va de soi que rien n’oblige à penser qu’un Univers où la vie foisonnerait serait par nature meilleur. Disons que c’est plus excitant.

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Par ailleurs, je me permets de rappeler que le 6 août à 7h 31 du matin (heure légale française, mais il faut ajouter 14 minutes pour les délais de réception des informations en provenance de Mars) Curiosity devrait se poser sur la Planète Rouge à l’issue  d’une acrobatique procédure d’atterrissage. Vous pourrez suivre en direct cet « amarsissage » sur le site de la NASA. Cette sonde est sans doute ce qui se fait de plus sophistiqué en la matière et si tout marche bien nous devrions mieux connaitre notre petite voisine, dommage qu’en rupture avec une longue tradition, elle ait été envoyée en un seul exemplaire.    

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 14:04

Entre hier soir et ce matin 6 juin 2012, Vénus est passée devant le Soleil.

En France, les conditions d'observation de ce transit étaient loin de celles de 2004 qui avaient été exceptionnelles.  Néanmoins l'Esa et la Nasa, grace à leurs satellites ont pu saisir de très belles images du phénomène.

Il est toujours impressionnant, à de telles occasions, de comparer la taille d'une planète à celle de notre étoile et de prendre conscience de l'immensité du Soleil. Encore, sur les clichés, le contraste de taille est-il sous estimé car Vénus est beaucoup plus proche de nous (50 millions de km environ) que ne l'est le Soleil (150 millions de km). Le rapport apparent de la dimension des deux astres se trouve donc atténué d'un facteur trois (Le diamètre de Vénus est en réalité inférieur au centième de celui du Soleil).

Rappelons aussi que ces transits de Vénus devant l'astre du jour ont constitué une méthode essentielle dans la détermination de la taille du système solaire. Ils ont permis, en visant l'image de la planète Vénus sur le disque solaire depuis différents points de la Terre (au même instant), de déterminer par triangulation la distance absolue de la Terre à Vénus ainsi que de l'Unité Astronomique (UA = distance moyenne Terre-Soleil soit 149,5 millions de km environ).

Par là, comme les distances au Soleil sont liées aux temps de révolution (lois dites de Kepler, par lequelles le cube du demi grand axe de l'orbite évolue comme le carré du temps de révolution : a3 / t2 = 1), il était facile d'arpenter ainsi l'ensemble de notre système solaire et de connaître l'éloignement de Mars, de Jupiter ou de Saturne (et par là aussi leurs dimensions en mesurant leur diamètre apparent).

Bref, les transits sont beaux et se sont révélés fort utiles à la progression de nos connaissances.

Voici quelques image du transit de cette nuit, prises par différents satellites et en différentes longueurs d'ondes. Patience maintenant, le prochain aura lieu le 11 décembre 2117 (mais ne nous réjouissons pas trop vite, il ne sera guère visible depuis la France).

 

   venus devant soleil juin 2012 num2

                                                                                                                             Source : NASA  

 

venus-devant-soleil-juin-2012.jpg

                                                                                                                             source : ESA

 

venus devant Soleil juin 2012 num 3

                                                                                                                       source: NASA                                                                    

Venus devant Soleil juin 2012 4

                                                                                                                              Source NASA

                                                                                                                                                           

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 14:04

Le robot Curiosity  a déja fait plus de la moitié du chemin vers la Planète Rouge. Non seulement il lui reste à faire moins de kilomètres qu'il n'en a parcourus: 230 millions de kilomètres contre 340 déja faits, mais il se trouve désormais plus près de Mars (46 millions de kilomètres) que de la Terre (88 millions de kilomètres). Ces deux faits ne sont pas synonymes dans la mesure où les deux planètes sont elles-même en mouvement.

Vous pouvez suivre en direct le positionnement de la sonde sur ce site de la NASA. On voit clairement que bien qu'étant partie dans le sens de révolution de notre planète, la sonde a déja été "dépassée" par la Terre. Curiosity est en train de s'élever dans le système solaire, elle se trouve sur une orbite élliptique autour du Soleil dont l'orbite terrestre constitue le périhélie et l'orbite martienne l'aphélie. Arrivée sur Mars : Le  6 août prochain. 

 

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 12:44

 

 

 

"Les Etoiles" vous présente ses meilleurs voeux

                                Bonnes et heureuses fêtes à tous.

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 10:44

De son vrai nom Mars Science Laboratory (MSL) la prochaine mission américaine sera probablement médiatisée sous celui de son principal élément : le "rover" Curiosity (ci-dessous).

 

curisosity

         Curiosity avant son départ, notez  la complexité de l'appareillage scientifique

Propulsée par une fusée Atlas 5 La sonde  s’élancera lundi  26 novembre 2011 de Cap Canaveral et, après une trajectoire balistique de 9 mois pénètrera dans l’atmosphère de la Planète Rouge en août 2012. En quelques minutes d’opérations particulièrement audacieuses se jouera l’avenir de la mission.

    3-rovers-3.jpg

Photo : Les différents rovers martiens : au centre Sojourner (1997) : 10 kg, à gauche Spirit / Opportunity (2004) : 170 kg, à droite Curiosity (2012) : 900 kg. La dimension des robots a doublé à chaque génération.  

De la taille d’une petite voiture, et donc beaucoup plus massive que les rovers précédents (voir photo ci-dessus) Curiosity ne pourra adoucir son atterrissage par les ingénieux coussins gonflables dont avaient auparavant bénéficié Spirit, Opportunity et le petit Sojourner. La Nasa a opté pour un freinage final à base de rétrofusées comme pour les grands ancêtres que furent Viking 1 et 2 (1976).

  La procédure  sera aussi complexe qu’impressionnante.  

procedure curiosity

                                                 Le détail des opérations d'atterrissage. (source: NASA)

A proximité de Mars, MSL larguera son étage de croisière (1) et, protégée par un bouclier thermique, pénétrera dans l’atmosphère à un peu plus de 5 km.s-1

A 10 kilomètres d’altitude et 440 m.s-1,  un parachute sera déployé qui mènera l’ensemble jusqu’à 1 800 mètres de la surface.

A partir de ce point, le freinage sera alors assuré par une sorte de grue volante munie de rétrofusées à laquelle est attachée Curisosity. Arrivée à vingt mètres de la surface, la grue se stabilisera (en altitude comme en déplacement latéral) puis descendra doucement Curisosity suspendue à des cables de 7 mètres de long jusqu’à ce que la sonde touche le sol. Les câbles de soutien et de contrôle seront alors sectionnés et la grue porteuse ira s’écraser un peu plus loin (3).

 

atterrissage-Curiosity-HD.jpg

                Curiosity suspendu à sa "grue volante" peu avant l'atterrissage

Cette procédure complexe est une première et l’on peut imaginer que les responsables de la NASA, comme tous les amoureux de l’espace, vivront de stressantes minutes. D'autant qu'à l'inverse des missions PionnerVoyager, Viking ou même Spirit, Curiosity n'est lancé qu'en un seul exemplaire, il n’y a pas de sonde jumelle. Aucun orbiter n’y est non plus associé. MSL reste néanmoins très coûteuse pour une mission inhabitée : on évoque un budget de deux milliards et demi de dollars.

 

 

cratere-gale.jpg

                                              Le cratère Gale, but de Curiosity (source NASA)

Une fois arrivé à bon port, c’est-à-dire dans le cratère Gale de155 kilomètres de diamètre, Curiosity pourra entamer son travail. L'ellipse d'atterrissage est située entre la couronne externe et les hautes montagnes centrales,  

Equipé de 80 kg d’instruments scientifiques le rover prendra de nombreux clichés et étudiera la composition des roches. Parmi ces instruments, le ChemCam , majoritairement construit par la France sera doté d’un laser qui chauffera les roches, une caméra analysant ensuite la lumière produite afin d’en déterminer la composition (4). D’autres instruments d’analyse sont également présents ainsi qu’une station météo et plusieurs caméras.

Curiosity se distinguera aussi par un système de déplacement plus autonome faisant appel à des caméras dédiées (HazCam) et qui pourra seconder ses pilotes terrestres en prenant des décisions de dernière seconde (arrêts, évitements...). Quatre de ses six roues seront directrices (on voit l'articulation sur la première photo). Curisoity est prévu pour parcourir 20 kilomètres à la surface martienne, mais Opportunity qui devait parcourir 600 mètres en est à 21,7 km, tous les espoirs de dépassement sont donc permis.

En matière d’énergie le Rover sera alimenté (là aussi, comme les sondes Viking) par un réacteur nucléaire passif  au plutonium d’une puissance électrique de 120 w (5). Cela lui donnera une grande autonomie et une longue durée de vie (plus de risque que les panneaux solaires ne soient couverts de poussière, ni que la nuit ou l’hiver la sonde ne dépende que de minuscules batteries)

 le réacteur nucléaire de curiosity

                                                         Schéma du réacteur  qui alimentera Curiosity

Souhaitons à MSL-Curiosity plus de chance qu’à Phobos-Grunt   dont l’échec porte un rude coup à la recherche spatiale russe. Nous avions émis des doutes sur sa réussite compte tenu, là aussi, de la complexité des procédures envisagés. Mais c’est dès le départ que le problème s’est produit. Après sa mise en orbite terrestre, la sonde n’a pu allumer le moteur qui devait la placer sur sa trajectoire martienne. Selon la plupart des commentaires aujourd’hui disponibles ce seraient les censeurs stellaires destinés à contrôler la bonne orientation de l’engin qui auraient fait défaut. Sans les informations de ces éléments essentiels du système d’orientation les moteurs ne pouvaient évidemment se mettre en marche. La sonde risquant alors d’être envoyée dans n’importe quelle direction. De fait donc, Phobos Grunt aura subi le même sort que Mars 96. Vers Mars, la Russie vole d'échecs en échecs.

 

MSL sera la quarantième sonde envoyées vers Mars. La première, russe, date d'octobre 1960, elle avait échoué dès le lancement ! D’autres informations plus détaillées sur cette mission sur les sites de la NASA et sur celui, très complet, de  Wikipédia.

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(1) Dans le module de croisière se trouvent tous les instruments nécessaires au bon déroulement du voyage interplanétaire : Systèmes de contrôle de l’attitude (très importants, voir leur rôle probable dans l’échec de Phobos-Grunt), systèmes (moteur et carburant) pour les ajustements éventuels de trajectoires, systèmes de communication avec la Terre… Ce module constitue en quelque sorte un prolongement du lanceur.

(2) Il ne faut pas s’étonner qu’un parachute puisse être déployé à une telle vitesse (440 m.s = 1600 km.h). Sur Mars, en effet, la densité atmosphérique ne vaut que 1% de celle que nous connaissons sur Terre. Dans ces conditions, un parachute n'est efficace qu’à haute vitesse.

(3) Remarquons que la surface martienne sera constellée d’objets terrestres ; les restes démantelés et carbonisés du module de service, l’épave de la « grue », le bouclier thermique, le parachute et bien sûr, le rover lui-même. Que de richesses pour les futurs archéologues martiens !

(4) Voir à ce sujet l’excellente interview de Sylvestre Maurice dans la revue Espace Exploration (numéro 6, novembre-décembre 2011, p 52)

(5) Ce réacteur  comporte très peu de parties mobiles. La chaleur dégagée par la radioactivité est directement convertie en électricité par des thermocouples. Le rendement n’est pas extraordinaire (la puisssance électrique est de 120 watts pour 2 000 watts thermiques)  mais la fiabilité est quasi absolue et la durée de vie très importante. La chaleur peut d’ailleurs directement réchauffer l’électronique de la sonde soumise à rude épreuve sous le glacial climat martien.  

                                                                                  Sources des illustrations : NASA, Wikipedia.  

 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:44

 

 

Mercredi 9 novembre 2011, si tout va bien, la sonde russe Phobos-Grunt prendra le chemin de la  Planète Rouge et plus particulièrement de son petit satellite Phobos.  

phobos-grunt.jpg

Ambitieuse et complexe mission puisqu’il s’agit non seulement de mettre la sonde en orbite martienne, de s’approcher de Phobos et d’y poser un module de descente mais aussi d’en rapporter des échantillons, manœuvre encore jamais réalisée. Avec ses 11 tonnes (orbiter, atterrisseur, module de retour et surtout carburant compris) Phobos-Grunt est extêmement massive, elle sera lancée par une fusée Zenith-3F.

Mission redoutée également puisque les statistiques ne parlent guère en faveur de la Russie. Sur les 38 sondes jusqu'alors envoyées vers Mars 18 étaient russes (ou soviétiques) et sur ces 18, 14 connurent des échecs complets et 4 des échecs partiels. Le dernier lancement en date, celui de la sonde Mars 96 se solda par une panne du 4ème étage du lanceur Proton et la chute de l’engin dans le Pacifique.

 

mission_2011_phobos-grunt.jpg

La complexité de cette nouvelle mission  (voir le schéma ci-dessus) rend les observateurs sceptiques sur les chances de succès (*). La France toutefois participe à l'aventure, le CNES ayant fourni quelques instruments  et notamment des caméras stéréoscopiques. La mission durera au moins trois ans puisque le retour des échantillons est prévu pour août 2014.

De nombreuses revues d’astronomie y ont consacré un article. Celui du bimestriel Espace Exploration (numéro 6, p.54) est particulièrement complet.

Enfin Mars sera de nouveau à la une de l'actualité astronomique à la fin de ce mois puisque le 25 novembre devrait voir le décollage de la sonde américaine Mars Science Laboratory (MSL), dont l'élément principal sera Curiosity, un rover de la taille d'une petite voiture, nous en reparlerons.

 Ci-dessous une photo de la sonde Phobos-Grunt en cours d'assemblage avec ses réservoirs, son orbiter et son module d'atterrissage.  

PhobosGrunt-photo.jpg

 

 

Ci-dessous, Phobos-Grunt déja fixée sur son lanceur reçoit la coiffe de protection destinée à lui permettre de traverser l'atmosphère terrestre

phobos-grunt-dans-sa-fusee.jpg

 

  Sources des illustrations: Wikipedia, Cnes et Russian Spaceweb.

 

 (*) En effet ! Pour information postérieure à la rédaction de cet article, la mission a échoué, la sonde n'ayant pu quitter l'orbite terrestre pour prendre la direction de Mars est retombée dans l'océan Pacifique le 15 janvier 2012, après d'infructueuses tentatives de sauvetage. Les raisons exactes de cet échec restent incertaines à ce jour (25 janvier 2012).

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 17:16

Demain, samedi 8 octobre, le ciel nous offrira un joli spectacle avec les Draconides, cette pluie d'étoiles filantes qui accompagne chaque passage de la Terre à travers l'orbite de la comète 21P / Giacobini-Zinner.

Malgré la présence de la Lune, l'évènement devrait être remarquable et nous devrions pouvoir observer  entre 600 et  700 météores à l'heure si les prévisions s'avèrent justes.    

Les traits de lumière sembleront provenir de la constellation du Dragon (d'où leur nom) située à  l'ouest en début de nuit. Voyez le site de l'Association Française d'Astronomie (AFA) pour plus de détails. 

Bonnes observations

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 08:44

Atlantis-Atterrissage-3.jpg

 

Ne manquez pas le dernier atterrissage d'une navette. Atlantis devrait toucher terre ce jeudi 21 juillet 2011 à 11 h 56 (heure française). NASA TV en assurera bien entendu la retransmission.

 

Par ailleurs, je ne résiste pas à publier cette étrange image, on dirait des yeux d'araignée, il s'agit en réalité de la coupole d'observation récemment installée sur la Station Spatiale Internationale. De là les astronautes peuvent admirer la Terre et le cosmos.

 

cupola.jpg

 

  Source des images : NASA

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 10:04

sts-135.jpgVendredi 8 juillet à 17 h 26, heure française, Atlantis devrait s'envoler pour la mission STS 135, dernière mission d'une navette spatiale. Atlantis amènera notamment à l'ISS le "cargo" italien Raffaello.

 

 A gauche le dernier équipage  d'une navette

 

Les navettes mise à la retraites, viendra l'heure des bilans. Si ce mode de transport n'a pas révolutionné l'accès à l'espace comme on l'imaginait parfois, il reste que nous ne sommes pas près de revoir un engin réutilisable d'une centaine de tonnes  capable de mettre en orbite 7 personnes.

Si l'histoire de la navette a été endeuillée par 2 accidents et si son utilisation s'est finalement avérée aussi coûteuse que celles des lanceurs traditionnels, le "space shuttle" a  aussi pas mal de succès à son actif et parions que dans quelques temps, les "années navettes" seront évoquées avec nostalgie.

A partir de maintenant, l'accès humain à l'espace et à la Station Spatiale Internationale sera essentiellement réservé aux vieux et robustes Soyouz dont les capacités d'emport restent quand même très limitées 

Vous trouverez un dossier complet sur cette mission via ce lien  (en anglais) et vous pourrez suivre le lancement comme d'habitude sur le site NASA TV  (Attention les heures et dates de lancement sont toujours susceptibles de report, on évoque d'ailleurs quelques inquiétudes sur la météo).

 

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