Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 19:45

STS-133.jpgAprès une multitude de reports, le dernier étant dû à une fuite d'hydrogène après une autre d'hélium, Discovery ne prendra donc pas le chemin de l'espace avant décembre pour ce qui devrait être l'avant dernier envol d'une navette.

La mission STS 133 rejoindra la Station Spatiale Internationale et  lui apportera  différents éléments, en particulier un module de stockage de fret  (Leonardo) ainsi que le fameux petit robot androïde  Robonaut 2 (R2) dont on se demande s'il a vraiment un intéret scientifique ou si la NASA se contente de donner dans la communication infantile. Tous ceux qui aiment et admirent  la NASA préféreraient probablement la voir renouer avec la science et les grandes aventures.  

Lancement en direct sur NASA TV comme d'habitude.

(*) On parle toutefois d'un vol supplémentaire en juin, la question est en cours de discussion

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Actualités
commenter cet article
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 13:32

  Si nous savons aujourd'hui que le Soleil est une étoile, il n'en a pas toujours été ainsi. L'écart de luminosité est tel qu'il était, en effet, bien difficile à nos ancêtres  d'imaginer que les pointes de  lumière qui parsèment  le ciel nocturne n'étaient rien  d'autres que des soleils tout à fait  comparables au nôtre.

   La raison de cette différence ? Les distances extraordinaires, hors de toute échelle humaine, qui nous séparent des étoiles. Mais comment les appréhender et  les mesurer précisément ?

   De nos jours encore, calculer  les  distances, les dimensions, et plus généralement, se faire une idée des ordres de grandeur reste l'une des tâches principales des astronomes.

  Peut-on vraiment parler d'une galaxie sans d'abord faire référence à son immensité ?  Comment expliquer le fonctionnement d'une étoile sans évoquer sa masse gigantesque qui comprime la matière en son coeur jusqu'à lui permettre de fusionner ?

   C'est à ce petit jeu des mesures que je vous convie aujourd'hui, en vous proposant, par le calcul, de découvrir comment il est possible d'estimer  le diamètre de  Sirius, l'étoile la plus brillante du ciel.

   En montrant qu'une étoile et le Soleil sont de dimension comparable, on dispose d'un élément important pour  comprendre que ce sont des astres de même nature. Au dix-neuvième siècle, la spectroscopie en prouvant l'identité de leur composition est venue confirmer l'hypothèse.

    Ce calcul est, sinon plus difficile, du moins peut-être un peu plus long que ceux déjà publiés sur ce site. Il suppose un minimum de connaissances en astronomie.

 _________________________________________________________

 

Voici les données dont nous disposons :

 

. magnitude visuelle apparente de Sirius  : mSir  :  -  1,43

. Magnitude visuelle absolue du Soleil      : MSol :  + 4,83

. Corrections bolométriques : Sirius : - 0,64  ,   Soleil : - 0,11

. Parallaxe de Sirius              : 0,371"  (secondes d'arc)

. Diamètre du Soleil : 1 392 000 kilomètres,  soit 1,392 x 109 mètres

. Estimation des températures de surface :

                                     pour le Soleil : TSol =  5 850 K

                                     pour Sirius     : TSir  =  9 230 K

_________________________________________________________

 

Principales étapes du calcul :

 

1 : Nous calculerons  la Magnitude absolue de Sirius. Elle sera déterminée à partir de la magnitude apparente (connue) et de la distance que nous estimerons via la parallaxe.

2 : Nous déterminerons le rapport de luminosité (éclat) des deux étoiles, (c'est à dire de combien Sirius est plus brillante que le Soleil).

3 : Puis, connaissant les températures de surfaces du Soleil et de Sirius, nous comparerons  le rayonnement par unité de surface de ces deux astres (nous verrons ainsi de combien, pour une surface donnée,  Sirius est plus brillante que le Soleil).

4 : Enfin, en comparant les magnitudes absolues des deux étoiles pondérées de leur luminosité surfacique nous déterminerons le rapport de surface des deux astres et par là leur rapport de taille et donc le diamètre absolu de Sirius(la taille du Soleil étant connue). Nous en déduirons aussi le diamètre apparent (angulaire) de Sirius.

5 : Nous comparerons ces résultats à des mesures faites au VLT afin de vérifier leur vraisemblance.

6 : Afin de  fixer les idées et les ordres de grandeur dans l'Univers, nous verrons ensuite à quelle distance il faudrait situer une pièce de un euro pour qu'elle apparaisse sous le même diamètre angulaire  que Sirius.

note :  Tous les logarithmes utilisés au cours de ces calculs sont  décimaux.

_________________________________________________________

 

Détermination de la Magnitude Absolue de Sirius.

 

a , calcul de la distance de Sirius

Rappel : Le (ou la) parallaxe d'une étoile est  la mesure angulaire de son déplacement apparent sur la voute céleste lorsque l'observateur (sur Terre en général) se déplace de une unité astronomique selon un axe perpendiculaire à la ligne de visée. Le rapport (1 / parallaxe (en secondes d'arc)) donne la distance de l'étoile en parsecs.  

Parallaxe de Sirius : 0,371"

Donc, distance de Sirius (en parsecs) = 1 / 0,371 = 2,695 Parsecs

Soit en mètres :  3,086 x 1016 m x 2,695 =  8,317 x 1016 m, c'est à dire un peu plus de 80 000 milliards de kilomètres ou environ 8,8 années lumière.

 

b, calcul de la Magnitude Absolue visuelle de Sirius (Msir)

Rappel : Le Module de distance  est la différence (m - M) entre les magnitudes apparentes et absolues. Par construction  il s'annule quand un astre est situé à 10 parsecs, à cette distance, les deux magnitudes sont égales.  (Pour plus d'informations sur ce point voir module de distance et magnitude).  

La formule liant  distance et module de distance est :

  m - M = 5 log  d - 5                              

En remplaçant m et d par leurs valeurs pour Sirius, nous obtenons :

       - 1,43  -  M  =   5 log 2,695  -  5  

En remplaçant log  2,695 par sa valeur : (0,431)

        - 1,43  -  M  =    5 x 0,431  - 5

        - 1,43  -  M  =    2,153 - 5

                    -  M  =    2,153 - 5 +1,43

                    -  M  =    2,153 - 3,570

                    -  M  =  - 1,417

                              M  =    1,417 soit, en arrondissant :

                       MSirius   =   1,42 

 

c, calcul des Magnitudes Absolues Bolométriques de Sirius et du Soleil

Rappel : La magnitude bolométrique (qu'elle soit absolue ou apparente) est la mesure de la lumière reçue d'une étoile en intégrant le rayonnement dans toutes les longueurs d'ondes. Ce rayonnement est donc plus fort que dans le seul domaine visible. Comme l'échelle des magnitudes est inversée, le passage de la magnitude visuelle à la magnitude bolométrique nécessite l'ajout d'une valeur négative appelée correction bolométrique (CB). Des tables donnent la valeur de cette correction qui diffère selon la température de l'étoile (et donc sa couleur dominante). Plus une étoile s'éloigne de l'astre de référence (Type stellaire F5 ayant une température de surface de 6 500 K et pour laquelle CB =0) ) plus la correction bolométrique est importante parce qu'une partie de son rayonnement se situe hors du domaine de mesure des magnitudes visibles. Ce manque peut se situer  vers l'infrarouge pour les étoiles froides ou vers l'ultraviolet pour les étoiles chaudes.

 

De façon générale :                 Mbol = M visuelle + BC

 

Comme les corrections bolométriques pour Sirius et pour le Soleil sont respectivement - 0,64 et - 0,11  nous obtenons :

 

                                             M bol Sirius = 1,42 - 0,64 = 0,78

                                             M bol Soleil = 4,83 - 0,11 = 4,72

 

2, Comparaison des luminosités des deux astres

Rappel : La relation entre les rapports d'éclat absolu ( E : mesure de la puissance du rayonnement de l'étoile) et la différence de Magnitude absolue ( M : mesure de cette puissance dans le système des magnitudes) de deux astres A et B est donnée par la formule dite de Pogson qui s'écrit : 

 

                                M (A) -  M (B)   =  - 2,5 log ( E(A) / E(B)  )

Rem : La formule serait identique si nous comparions éclat apparent et magnitude apparente. D'autre part,  nous utiliserons désormais pour la suite des calculs les Magnitudes absolues bolométriques déterminées plus haut sans systématiquement rappeler leur caractère bolométrique dans les notations). 

 

Ainsi dans notre cas :  (A est  identifié à Sirius et B au Soleil)

                   M (Sirius) -   M (Soleil)   =   - 2,5 log (E(Sirius) / E (Soleil) )

En remplaçant par les valeurs données ou trouvées ci-dessus :

          0,78 - 4,72    = - 2,5 log (E (Sirius) / E (Soleil) )

                   - 3,94    = - 2,5 log (E (Sirius)  / E (Soleil) )

           -3,94 / - 2,5   =  log   (E (Sirius)  / E (Soleil) )                                       

                     1,576   =  log  (E (Sirius)  / E (Soleil) )

En mettant 10 à la puissance des deux termes de l'équation :

                      101,576  = 10 log (E(Sirius) / E (Soleil)  )

En remplaçant 101,576 par sa valeur : 37,67

                       37,67    = 10 log (E(Sirius) / E (Soleil)  )

 Comme 10log a redonne a :   (a étant identifié à : E (Sirius) / E (Soleil) )

                       37,67 = Eclat de Sirius / Eclat du Soleil

 

Toute longueurs d'ondes confondues, Sirius est donc près de 38 fois plus lumineuse que le Soleil !

 

3, Comparaison  de la luminosité  surfacique de Sirius et du Soleil

Rappel :  la luminosité d'un corps est proportionnelle à la puissance quatrième de sa température de surface (en K) ainsi qu' à sa surface (en mètres carrés). La relation entre rayonnement, température et surface est donnée par la formule dite de Stephan qui s'écrit : L =  s S T 4  )  L étant la luminosité (en watts) et s la constante de Stephan , nous n'avons pas besoin ici de cette formule mais pour voir un exemple d'utilisation, consulter l'article: De combien nous réchauffe l'Effet de Serre ? . 

 

T° Sirius  =  9 230 K,    T° Soleil  =  5 850 K

Le rapport des deux températures de surface est donc de  :

                         9 230 K / 5 850 K = 1,578

La luminosité étant proportionnelle à la puissance quatrième de la température,  pour une surface donnée, Sirius rayonne 1,5784 fois plus que le Soleil, soit :

                         1,5784 = 6,197

Remarque : A cause de cet élément en puissance 4, la précision du résultat est très fortement dépendante de la précision des mesures de température des deux étoiles. Un faible écart sur ce point peut donner un résultat sensiblement différent. Ces températures sont estimées par spectroscopie ( loi de Wien et plus fondamentalement de Plank)

 

4, Détermination du diamètre de Sirius. 

 

a, calcul du diamètre de Sirius

 

Sirius rayonne globalement 37,67 fois plus que le Soleil mais par unité de surface elle rayonne 6,19 fois plus (du fait de sa température plus élevée).

Sa surface est donc 37,67 / 6,19 fois plus grande que celle de notre Soleil.

                        37,67 / 6,19  =  6,09.

Comme une surface d'un corps est proportionnelle au carré de sa taille, cette taille elle-même est proportionnelle à la racine carrée de sa surface. 

Le diamètre de Sirius est donc égal à racine carrée de 6,09 (fois celui du Soleil)

                        6,091/2   =    2,47

Sirius est 2,5 fois plus grande que notre Soleil, celui-ci ayant un diamètre de 1 392 000 kilomètres, Le diamètre de Sirius est donc de :

                        1 392 000  x  2,47  =  3 438  240  kilomètres

Une telle précision est évidemment illusoire, retenons comme résultat de notre estimation :

 

Diamètre de Sirius : 3 400 000 kilomètres 

 

b, calcul du diamètre apparent de Sirius

Pour de petits angles, c'est le cas ici,  le diamètre angulaire d'un objet exprimé en radian est égal au ratio : Diamètre / Distance (de cet objet par rapport à l'observateur).

En remplaçant le diamètre et la distance par leurs valeurs,  respectivement 3,4 x109 m  et 8,317 x 1016 m, nous obtenons le diamètre angulaire de Sirius qui vaut donc : 

               3,4 x 109 m /  8,317 x 1016 m  =  4,088 x 10-8 radians. 

 

Un radian correspondant à 206 264,8 secondes d'arc (")

Le diamètre de apparent de Sirius dans le ciel est de :

               4,088 x 10-8  x  206 264,8"  =  0, 008 43 "

Il s'agit là d'un angle infime. Une seconde d'arc (notée ") correspond à un 3 600ème de degré et  donc 0,008 "  (moins de un centième de seconde) représente seulement un 450 000ème de degré.

 

5,  Comparaison avec les mesures effectuées au VLT

 

En 2001, une campagne de mesures a été menée au Very Large Telescope (VLT) en utilisant les techniques d'interférométrie. Compte tenu de la petitesse angulaire des étoiles vues depuis la Terre, très peu d'astres sont susceptibles de faire l'objet de telles mesures.

 

Pour Sirius on a trouvé un diamètre  de 0,009 29 secondes d'arc (+/- 0,000 17") soit en radians :  0,009 29 / 206 264,8   = 4,5 x 10-8 radians  

A partir de cette mesure nous pouvons déduire le diamètre effectif de Sirius  

En remplaçant la distance par sa valeur : (8,317 x 1016 m) dans l'équation : (diamètre / distance) = angle (si exprimé en radians), nous obtenons:

Diamètre de Sirius (m) / 8,317 x 1016 (m) =  4,5  x 10-8

Diamètre de Sirius (m)  = 4,5 x 10-8 x 8,317 x 1016 m = 3,743 x 109 m

 

Diamètre de Sirius = 3,7 millions de kilomètres (Valeur arrondie)  

 

Cette valeur est assez proche de celle que nous avions calculée (3,4 millions de kilomètres), puisque l'écart est d'environ 10 %. Notre estimation était donc parfaitement vraisemblable.  Beaucoup de données en astronomie ne sont d'ailleurs pas connues avec une telle précision. Notre petit calcul permet donc déjà d'établir un ordre de grandeur tout à fait respectable.

 

6,  A quoi correspond un tel diamètre ?

 

Pour se faire une idée de ce que représentent ces ordres de grandeur, assimilons Sirius à un objet de la vie courante, une pièce de un euro par exemple.

A quelle distance faudrait-il placer une pièce de un euro pour qu'elle occupe dans le ciel un angle comparable à celui de Sirius ?  

Il suffit de résoudre l'équation égalisant les  ratios: diamètre / distance pour chacun des deux objets: c'est à dire trouver DP  (Distance de la Pièce, en mètres) dans l'équation suivante :

Diamètre de Sirius / Distance de Sirius = Diamètre de la Pièce / DP

 

Pour le diamètre de Sirius, retenons les données du VLT.

Diamètre de Sirius = 3,750 x 109 m

Distance de Sirius  = 8,317 x 1016 m

Diamètre d'une pièce de un euro  = 23,25 mm soit : 2,325 x 10-2 m

Distance de cette pièce = DP (l'inconnue recherchée)

          (3,750 x 109 / 8,317 x 1016 )  = 2,325 x 10-2 / DP

          (3,750 x 109  / (8,317x 1016 x 2,325 x 10-2) ) = 1/DP

          (3,750 x109  / 1,933 x 1015)   =  1 / DP 

           1,933 x 1015 / 3,750 x 109    =  DP

           1,933 x 1015-9 / 3,750            =  DP

            0,515 x 106        =   DP

           5,150 x 105        =   DP

 

           Distance de la Pièce =  515 000 mètres soit 515 kilomètres.

 

Il faudrait donc placer une pièce de un euro à 515 kilomètres de l'observateur  pour qu'elle présente le même diamètre apparent que Sirius vue de la Terre (c'est approximativement la distance qui sépare Paris de Montélimar à vol d'oiseau). Pour que sa luminosité soit équivalente il faudrait également la chauffer à 9 230 K (ce qui ne serait pas facile, de plus, à une telle température, la pièce se trouverait gazéifiée !)

Ainsi, les étoiles, malgré leurs dimensions gigantesques, ne représentent que d'infimes îlots de matière perdus dans notre galaxie, la Voie Lactée. Sirius est pourtant parmi les plus proches.

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Un peu de calcul
commenter cet article
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 09:12

ciel-et-espace-oct-2010-v2.jpgCiel et Espace  fait sa une sur la prochaine comète Hartley 2 qui devrait être visible à l'oeil nu et traverser ce mois-ci les constellations de Cassiopée, de Persée, du Cocher et finalement des Gémaux. Le mensuel dit aussi quelques mots de la mission de la sonde Epoxi (anciennement nommée Deep Impact) qui après avoir survolé (et bombardé !) la comète Tempel 1 va donc croiser et photographier de près la nouvelle venue (rapprochement maximum de la sonde le 4 novembre à 14 h 54 heure française).

Notez aussi toujours dans Ciel et Espace l'excellent dossier dédié aux débris spatiaux, c'est un sujet récurrent et on ne compte plus les articles qui lui sont consacrés, mais celui-ci est particulièrement complet. La croissance du nombre de débris est  inéluctable et l'avenir s'annonce difficile pour les satellites à venir. Quelques projets de nettoyage sont envisagés. A titre personnel je les trouve peu convaincants:  seront-ils même mis en oeuvre ? Rappel : la plupart; et de très loin, des objets en orbite sont des débris résultant de l'explosion des troisième étages de lanceurs (et pour une part, pour l'instant moindre, des collisions ayant déja eu lieu). Les gants, boulons, outils, boîtes dont la perte par les astronautes a été largement médiatisée restent très minoritaires, de même que les satellites hors service (même si ceux-ci sont déja plus nombreux que les satellites encore actifs). Le nombre d'objets est inversement proportionnel à leur taille. Selon Ciel et Espace, il y aurait 600 000 objets de plus de un centimètre  et 300 millions ( à vérifier ! ) de plus de un milimètre.

Vous trouverez également un article sur le passionnant abbé Lemaitre, premier épisode d'une série sur le Big Bang.

Enfi, deux textes plus brefs sont consacrés à la  métamorphose de Jupiter qui a provisoirement perdu une bande nuageuse (*) et au robot androïde Robonaut 2, dit R2, qui sera prochainement envoyé dans l'ISS pour aider les astronautes. S'agit-il de science ou de communication ?

 

PLS--OCT-2010.jpgPour la Science évoque les exoplanètes (490 à ce jour) sous le titre :  De super-Terres accueillantes.

On sait que la plupart des planètes extrasolaires découvertes sont massives et tournent à proximité de leur étoile. Cela est lié à la méthode la plus utilisées, dite des vitesses radiales. En mesurant par effet doppler les déplacements des étoiles dûs à celui des planètes en orbite , on détecte forcément les déplacements les plus importants et les plus rapides. Or, ces deux facteurs sont directement fonction de la proximité et de la masse de la planète!

De ce fait la majorité  des planètes découvertes sont des géantes gazeuses, également appelées Jupiter chauds. Toutefois, grace à une autre méthode, celle des transits, on a pu, parfois, en mesurant la baisse de l'intensité du rayonnement stellaire lors d'un transit  estimer le diamètre de ces planètes. En disposant ainsi de leur dimension et de leur masse, on détermine leur densité et,  surprise, certaines ont des densités de corps rocheux comme la Terre. Ce sont celles qu'on appelle les "Super-Terres".

Bien que pour l'instant les effectifs découverts soient modestes (quelques-unes) et que, là aussi,  la proximité de la planète et de son étoile donne à la plupart de ces astres un climat infernal, on peut penser que certains bénéficient de conditions accueillantes par plusieures de leur caractéristiques.

L'article s'attache en particulier à décrire  les conséquences possibles de la  forte gravité qui les caractérise (à densité égale la gravité à la surface d'un astre est proportionelle à sa taille et les exoplanètes pour l'instant étudiées sont plus grandes que la Terre). Cette forte gravité limiterait les pertes d'eau et d'atmosphère sur longue période, point fondamental pour la présence éventuelle de vie. La masse de ces planète détermine aussi la quantité de radioactivité  et donc l'intensité et la durabilité de la source de chaleur interne, moteur de la tectonique des plaques. Celle-ci a également une grande importance dans les phénomènes biologiques (cela agit sur le cycle du CO2, essentiel à la vie).

Une petite réserve toutefois : le titre est un peu accrocheur. N'imaginons pas des planètes plus belles et plus accueillantes que la nôtre . Notre constitution résulte de millions d'années de sélection naturelle et d'adaptation à la composition de notre atmosphère et à la gravité de notre Terre. Il est illusoire de trouver ailleurs quelque astre  qui nous convienne mieux. Cela n'exclut ni le rêve, ni la découverte. Plusieurs satellites actifs (Kepler, Corot) ou en projets (Darwin, Terestrial Planet Finder) s'y attellent déja ou vont s'y atteler.

 

 

S et V octobre 2010Science et Vie pour sa part nous offre une description de  l'impressionnant projet européen de "super telescope" : 

L' E-ELT (European - Extremely Large Telescope),  cet appareil de 42 mètres de diamètre surpassera très largement ses concurents actuels (10,4 m de diamètre maximum) et même les autres projets internationaux (GMT : 24 m et TMT : 30 m).

L'article détaille les prouesses technologiques que suppose sa réalisation, en particulier en matière d'optique active, pour le maintien de la forme du télescope quelles que soient les conditions (postures du miroir et vent). La spéficité de l'E-ELT est d'être naturellement souple (il est trop grand pour qu'il en soit autrement) et d'assurer la permanence de sa courbure par une optique active particulièrement soignée qui positionnera au mieux chacun des 984 miroirs hexagonaux qui le composeront.

Les limites de résolution imposées par la turbulence athmosphérique seront (à terme) combattues  par un système d'optique adaptative corrigeant le faisceau lumineux 3 000 fois par seconde à l'aide de 40 000 "actueurs".

L'E-ELT devrait être installé avant la fin de la décennie  au Chili à 3000 mètres d'altitude,  dans le désert de l'Atacama, la "Mecque" de l'astronomie mondiale.  Question ultime : Que découvrira ce géant ? 

 

Voyez aussi un bref article de Science et Vie sur le rétrécissement, modeste je vous rassure, de la Lune et sa comparaison avec celui, beaucoup plus important, de Mercure.

 

(*) Message aux astronomes amateurs : Jupiter offre en ce moment d'excellentes conditions d'observation : Profitez-en !

___________________________________________________________

Références des principaux articles cités

 

Ciel et Espace, mensuel numéro 485, octobre 2010

p 10 : Comète en vue de Philippe Henaréjos

p 39 : pour le dossier de Paul de Brem : Embouteillage sur orbite.

p 59 : L'homme qui inventa le Big Bang de Jean-Francois Robredo 

 

Pour la Science, mensuel numéro 396, octobre 2010

p 50 : De super Terres accueillantes de Dimitar Sasselov et Diana Valencia

   

Science et Vie, mensuel numéro 1117, octobre 2010

p 95 : Télescope : Le fabuleux E-ELT, article de Serge Brunier

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Revue de presse
commenter cet article
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 19:18

La NASA vient de rendre publique une image extraordinaire saisie par la sonde Cassini le 27 juillet 2010.

Dioné (en haut) et Rhéa, deux satellites de Saturne, semblent collés l'un à l'autre. Il s'agit bien sûr d'un effet de perspective liée à la position relative des deux astres et de Cassini lors de la prise de vue.

 

2-lunes-de-saturne-rhea-et-dione.png

                                                                                              Source : NASA

Dioné mesure 1123 km de diamètre et se situait à 1,1 million de kilomètres de la sonde au moment de la photographie. Un pixel sur l'image correspond à 7 kilomètres sur la planète.

Rhéa d'un diamètre de 1528 km se trouvait à 1,6 million de kilomètres, un pixel y représente 10 kilomètres.

Notez la forte cratérisation des deux satellites que le hasard des distances et des dimensions fait artificiellement paraître de tailles presque égales. On hésite un instant quand il s'agit de déterminer à laquelle des deux planètes appartient le cratère par lequel se touchent leurs images (en fait à Dioné en haut).

La photo a été prise en lumière visible.

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Actualité sondes
commenter cet article
22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:23

 

   Nous entrerons  en automne jeudi 23 septembre 2010 précisément à 5 h 09, heure française.  Ce jeudi donc, partout sur la Terre, nuit et jour seront approximativement égaux (aux deux pôles toutefois, le soleil sera rasant toute la journée avant de disparaître au Pôle Nord et de briller constamment au Pôle Sud).  Selon les années, l'équinoxe d'automne survient les 21 (rarement), 22, 23 ou 24 septembre de notre calendrier grégorien.

   Si vous souhaitez connaître la date des saisons pour  les années passées et futures,  voyez ce logiciel  de l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides  (IMCCE).

  De façon générale, pour en savoir un peu plus sur les équinoxes,  vous pouvez consulter l'article qu'y consacre Wikipédia.

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Brèves
commenter cet article
31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 14:08

 

       L'excellent site Futura-Sciences revient sur la découverte au Sahara  d'un cratère d'impact  qui vient d'être étudié par une équipe Italo-Egyptienne.

 

cratere-egypte-hd.jpg

                            le cratère est au centre (source : Futura-Sciences )

 

      Impact historiquement très récent puisqu'il remonterait à moins de 2000 ans,  soit la moitié de l'âge des pyramides (Ciel et Espace parle toutefois de moins de 5000 ans).

      D'environ 45 mètres de diamètre, le cratère atteint 16 mètres de profondeur et ses remparts sont encore hauts 3 mètres Il semble donc très peu érodé, ce qui valide sa jeunesse.

     Fait notable, mais de plus en plus fréquent, il aurait été repéré à partir des photos mises en ligne sur Google Earth !

        Pour  tout savoir sur l'expédition qui a conduit l'étude ; voir le site : kamil (c'est ainsi qu'a été baptisé le cratère).

         Près de 5000  fragments de l'aérolithe ont été retrouvés, en voici la répartition autour du point central.

 

cratere-egypte-repartition-impact-copie-1.jpg

                                     Répartition des fragments.         source : Futura Sciences

 

 

      L'un d'entre eux, ci dessous, avait une masse de 83 kilogrammes.

 

meteorite-egyptienne-jpg

                                   Un fragment de  83 kg :  source : Futura-Sciences

 

D'après Ciel et Espace l'ensemble des 5178 fragments récupérés représenteraient une masse de 1,71 tonnes pour une masse initiale du bolide d'environ 9 tonnes et un  diamètre d'environ 1,3 mètre. Fait notable (mais non certain), le corps ne serait pas désintégré dans l'atmosphère et aurait heurté le sol encore intact.

 

 

 

cratere-kamil-interieur.jpg

        Le cratère Kamil vu de l'intérieur: source: Ciel et Espace, Université de Sienne.

    

          Bien que les chutes de grandes météorites soient fort médiatisées, ces phénomènes sont en réalité très rares. Il y a 102 ans maintenant tombait la météorite de la Tunguska, seul évenement historique d'importance dont nous soyons certains (1).

       Cette dernière  a rasé 2 000 kilomètres carrés de forêt mais n'aurait pas fait de victime (répertoriée).

       Ayant explosé dans l'atmosphère, elle n'aurait pas creusé de cratère d'impact. Toutefois, dans la région, l'origine d'un lac plus profond que la moyenne fait débat.

 

(1) Seul événement connu en tout cas, même si aucun fragment n'a été retrouvé. Bien sûr, quelques chutes, en mer notamment peuvent être passées inaperçues. C'est cependant de moins en moins probable depuis que nous disposons de  surveillances satellitaires. Notons que par hasard, en 2002, une autre météorite est tombée dans la même région, mais elle était beaucoup plus petite. On trouve régulièrement sur internet des vidéos montrant l'entrée de bolides dans l'atmosphère. Il suffit d'un petit corps pour illuminer brillament la nuit. Rappelons que les étoiles filantes ont parfois la taille de grains de sable.

 

 

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Actualités
commenter cet article
12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 15:12

 

La navette Atlantis devrait s'élancer ce vendredi 14 mai à 20 h 20, heure française, pour ce qui sera sa dernière mission (*).

 

Au cours de trois sorties extravéhiculaires autour de l'ISS, les astronautes installeront  le module russe MRM-1 ainsi que différents instruments destinés à assurer le bon fonctionnement de la station, notamment des batteries et une antenne de communication.

 

Lancement à suivre en direct sur NASA TV.

 

Ci-dessous dessin du module de recherche russe MRM-1

 

 

MRM1_iso_m.jpg

 

Ci-dessous, le même module MRM-1, plus d'autres instruments, mais cette fois en photo, dans la soute de la navette pendant la préparation du vol (fermeture des portes de la soute une fois installée la charge utile).

 

MRM1-soute-navette.jpg

 

 

 

(*) Comme d'habitude cette date est donnée sous toutes réserves. Des problèmes techniques de dernière minute ou des difficultés météorologiques pouvant entraîner un report du lancement. Précisons qu'après cette mission STS-132, deux autres navettes s'envoleront encore  avant que l'ensemble de la flotte ne soit mis à la retraîte. 

 

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Actualités
commenter cet article
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 07:23

 

La notion de luminosité d’une étoile correspond à deux réalités bien distinctes :

 

La luminosité intrinsèque de l’étoile qui reflète sa puissance de rayonnement et s’exprime en watts (le Soleil fournit ainsi une puissance continue de 3,84 x 1026 watts, voir l’article " Puissant Soleil ").

  

La luminosité apparente de l’étoile, c’est à dire la quantité de lumière que l’on en reçoit. On appelle cette quantité : l’éclat. Elle dépend également de la puissance de l’étoile mais se trouve naturellement pondérée par la distance qui sépare l’astre de son observateur. Rappelons que la lumière reçue , comme tout rayonnement,  décroît selon le carré de la distance qui nous sépare de sa source.

La quantité de lumière reçue (l’éclat donc) s’exprime en watt par mètre carrés (w.m-2). Ainsi la luminosité apparente du Soleil (observé depuis la Terre et hors atmosphère) est de 1 366 w.m-2 (c’est la constante solaire) ; celle de Sirius (en apparence, la plus brillante des étoiles de la voûte céleste) est de 1,67 x 10-7 w.m-2.

 

Toutefois, si l’on utilise bien ces unités pour les calculs, on exprime généralement ces luminosités selon l’échelle des magnitudes :

 

Les Magnitudes Absolues (notées M) pour la luminosité intrinsèque.

Les magnitudes apparentes (notées m) pour l’éclat.

  

Magnitudes absolues, magnitudes apparentes et distances sont reliées par deux formules fréquemment utilisées en astronomie, la formule de Pogson et le module de distance.

 

 

 

Relation entre éclat et magnitude apparente :

La formule de Pogson

 

La relation est donnée par la formule dite de Pogson qui s'écrit : 

  

m1 - m2 = - 2,5 log E1/ E2

 

  m1 est la magnitude de l’étoile 1.

  m2 est la magnitude de l’étoile 2.

  E1 est l’ éclat de l’étoile 1 (exprimé en w.m-2 ou en unités arbitraires).

  E2 est l’ éclat de l’étoile 2 (                       id                                           ).

  Les logarithmes utilisés sont ici les logarithmes décimaux.

 

Cette formule permet de déterminer la magnitude apparente des astres par comparaison. En effet, il n’est pas facile de mesurer celle-ci directement puisque les conditions d’observation ne sont jamais strictement identiques. Qualité du ciel, diamètre et caractéristiques du télescope et des différents récepteurs, hauteur de l’astre sur l’horizon, temps de pause… tout est susceptible de varier d’une observation à l’autre.

 

Pour déterminer cette magnitude, il faut donc mesurer, c’est à dire comparer dans les mêmes conditions le flux lumineux (ce que l'on appelle l’éclat) provenant d’un astre de magnitude connue avec celui de l’étoile dont on cherche à déterminer la magnitude. Les récepteurs numériques (CCD) permettent aujourd’hui une mesure précise de ces flux.

Cette mesure de la magnitude apparente est généralement un préalable à la mesure de la distance (ou de la Magnitude Absolue) qui s’opère en utilisant la seconde formule.

 

 

Relation entre Magnitude Absolue et magnitude apparente :

Le module de distance

 

La relation entre magnitude apparente et Magnitude Absolue est dictée par la distance de l’astre étudiée et exprimée dans la formule dite du module de distance qui s’écrit :

m - M = 5 log d - 5

 

  m est la magnitude apparente.

  M est la Magnitude Absolue.

  d  est la distance exprimée en parsecs (1).

  Les logarithmes utilisés sont les logarithmes décimaux.

 

Cette formule est l’une des plus courantes en astronomie où la question des distances est déterminante. Comprenant trois variables, m, M et d, il suffit de connaître deux d’entre elles pour déterminer la troisième (en général m, la magnitude apparente est connue car mesurable (voir ci-dessus).

 

Ainsi, il est possible de :

  • déterminer la distance (d) d’un astre si l’on connaît sa magnitude apparente (m) et sa Magnitude Absolue (M) ou de :
  • déterminer la Magnitude Absolue (M) c’est à dire la puissance d’un astre si l’on connaît simultanément sa distance (d) et sa magnitude apparente (m).

La magnitude apparente (m) et la Magnitude Absolue (M) sont égales pour un même astre si celui-ci se trouve situé à 10 parsecs de son observateur (2)

 

Exercice d’illustration.

 

Une étoile connue (A) présente une magnitude apparente de + 1,7 et nous envoie un flux de lumière (éclat) de 290 (unités arbitraires). Quelle est la magnitude apparente d’une étoile B qui présente un flux de lumière de 140 (même unités arbitraires et dans les mêmes conditions d’observation) ?

 

L’application de la formule de Pogson nous donne :

 

   m(A) – m (B) = - 2,5 log (éclat A / éclat B)

   m(A) – m (B) = - 2,5 log (290/140)

   + 1,7 – m (B) = - 2,5 log (2,07) = - 2,5 x 0,316 = - 0,791

   - m (B)   =  - 0791 - 1,7 = - 2, 491

   m(B)      =  2, 491 soit en arrondissant :

 

   m (B)   =  2,5

 

Supposons maintenant que pour une raison quelconque (son type spectral, son rythme de variation…) nous sachions que cette étoile B possède une Magnitude Absolue M (B) de 1,4.

 

Nous pouvons alors déterminer sa distance en utilisant la seconde formule

 

   m(B) – M(B) = 5 log d – 5

   2,5 – (1,4) = 5 log d – 5

   2,5 – 1,4 + 5 = 6,1 = 5 log d

   6,1 / 5 = 1,22 = log d

   En mettant 10 à la puissance des deux termes de l’équation :

   101,22 = 10log d = d

   d = 16,596 soit, en arrondissant :

 

  d = 16,6  parsecs

 

   soit environ 54 années lumières ou 5.1014 km  

 

Notes :

 

1, Le parsec est une unité de distance astronomique.

 

Elle est égale à la distance à laquelle l’Unité Astronomique (UA ou AU en anglais) c’est à dire le rayon moyen de l'orbite terrestre (149,6 millions de km) est vue sous un angle de une seconde d’arc. Un parsec,  (abréviation de parallaxe et de seconde) vaut 3,086 x 1016 mètres, soit environ 3,26 Années lumière.

 

Pour exprimer les distances d’étoiles lointaines ou d’amas d’étoiles au sein de notre propre galaxie on utilise parfois le kiloparsecs (1 000 parsecs, soit 3,086 x 1019 m) et pour les travaux en cosmologie le mégaparsecs (un million de parsecs, soit 3,086 x 1022 m).

 

La constante de Hubble qui lie la vitesse d’expansion de l’Univers à la distance qui sépare deux astres est ainsi exprimée en kilomètres par seconde et par mégaparsecs  (km.s-1. mpc-1). Selon les dernières mesures, elle serait approximativement de 75 km.s-1. mpc-1.

 

2, Cette égalité est contenue dans la formule puisque :

    si d = 10 alors :  m - M = 5 log 10 – 5

    comme log 10 = 1 : m - M = 5 x 1 – 5 = 0

    donc m = M

 

Remarque :

 

Nous supposons réglées dans l’ensemble de cet article les questions relevant des mesures, du choix de la bande de longueur d'onde et de la valeur de la correction bolométrique. Les magnitudes absolues comme les magnitudes apparentes ici évoquées sont donc bolométriques, c'est à dire que l'on a intégré le rayonnement émis par l'étoile dans toutes les longueurs d'ondes. Cela évite de sous estimer le rayonnement des étoiles très chaudes ou très froides qui émettent une partie importante de leur énergie dans des longueurs d'ondes éloignées de la bande de référence, respectivement vers l'ultra violet (pour les plus chaudes) ou vers l’infrarouge pour les plus froides.

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Un peu de calcul
commenter cet article
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 18:58

sts-131.jpg   Après un second report lié aux mauvaises conditions météorologiques à Cap Canaveral, l'atterrisage de Discovery, pour son retour de la mission 131 est désormais prévu mardi 20 avril à 13 h 34, heure française.  Comme d'habitude, les opérations seront retransmises en direct sur  NASA TV (en vignette la navette juste après sa séparation d'avec l'ISS au cours de cette même mission).

 

  Par ailleurs, lundi la Terre sera "frolée" par l'astéroïde 2005 YU 55, un géocroiseur de 185 mètres de diamètre, qui devrait passer à environ six fois la distance qui nous sépare de la Lune.

   Décidément, la Terre reçoit beaucoup de visites ces temps-ci puisqu'il semble qu'une belle météorite vienne de traverser le ciel américain.

 

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Actualités
commenter cet article
16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 11:56

 

    M. Barack Obama, le président américain, vient de prononcer à la NASA un discours assez complet résumant les engagements qu'il souhaite faire prendre à son pays en matière spatiale.

 

   Comme lors de l'annonce de l'abandon du projet Constellation il est difficile d'être certain de ce que veut l'Amérique.

 

   Comment, en effet, se faire une idée entre vrais et faux revirements ?

 

   Vrais revirements, parce qu'il y a quelques mois la NASA vantait à tour de bras son programme Constellation et que du jour au lendemain elle a vanté ses nouvelles orientations qui en prévoyaient l'abandon ! Comment alors prendre au sérieux ce qui est écrit ?

 

   Faux revirements parce que, que  reste-t-il de ce discours de M. Obama une fois enlevées les déclarations convenues : protestation d'aimer l'espace et d'admirer ses héros, hommages et remerciements divers, assurances politiques sur le maintien ou la création d'emploi ?

   Voyons les différentes annonces.

  

  Les américains envisagent de construire une grande fusée ? C'était déja prévu dans le cadre de Constellation.

   Ils envisagent d'aller sur Mars vers le milieu des années 2030 c'était aussi à terme l'ambition des programmes précédents ! En cela le plan de M. Obama n'est pas très différent des intentions de M.Georges Bush.

 

  On va prolonger la station spatiale internationale (l'ISS, qui selon nous ne sert à rien du point de vue scientifique) ! Rien de bien neuf. (Il se dit que le module Orion prévu dans le cadre de Constellation serait plus ou moins réutilisé dans une version plus modeste)

 

  On pouvait penser que le budget économisé par la fin des navettes permettrait de lancer un vaste plan d'exploration du système solaire par des robots (car là, on obtient de vrais résultats et les américains sont vraiment admirables sur ce point). Le sujet est évoqué en deux lignes sans grandes ambitions. La priorité reste l'homme dans l'espace.

 

  Seule différence:  on passerait par un astéroïde plutôt que par la Lune en guise d'entraînement. Ajoutons toutefois,  admettons-le, une rallonge budgétaire.

 

  Attendons et voyons donc. Tout de même on peut avoir un doute sur l'objectif final (poser un homme sur Mars ou au moins déja le mettre en orbite). En 2035, on peut craindre que la Terre ait à relever de tels défis démographiques et écologiques (voir à gérer des conflits) qu'il n'est pas sûr que les hommes aient alors les moyens et la volonté ferme de maintenir un tel projet.

 

   Pour ma part j'aurai préféré un engagement plus précis sur la découverte et l'étude des mondes qui nous entourent. En termes budgétaires les robots sont en outre infiniment plus sobres que les hommes dans l'espace.

 

 

  Pour ceux qui ont quelques facilités avec la langue anglaise, voici in-extenso (source NASA) le discours de M.Obama.

 

  ___________________________________________________________________________________________________

 

REMARKS BY THE PRESIDENT
ON SPACE EXPLORATION IN THE 21ST CENTURY

John F. Kennedy Space Center
Merritt Island, Florida


THE PRESIDENT: Thank you, everybody. Thank you. (Applause.) Thank you so much. Thank you, everybody. Please have a seat. Thank you.

I want to thank Senator Bill Nelson and NASA Administrator Charlie Bolden for their extraordinary leadership. I want to recognize Dr. Buzz Aldrin as well, who’s in the house. (Applause.) Four decades ago, Buzz became a legend. But in the four decades since he’s also been one of America’s leading visionaries and authorities on human space flight.


Few people -- present company excluded -- can claim the expertise of Buzz and Bill and Charlie when it comes to space exploration. I have to say that few people are as singularly unimpressed by Air Force One as those three. (Laughter.) Sure, it’s comfortable, but it can’t even reach low Earth orbit. And that obviously is in striking contrast to the Falcon 9 rocket we just saw on the launch pad, which will be tested for the very first time in the coming weeks.

A couple of other acknowledgments I want to make. We’ve got Congresswoman Sheila Jackson Lee from Texas visiting us, a big supporter of the space program. (Applause.) My director, Office of Science and Technology Policy -- in other words my chief science advisor -- John Holdren is here. (Applause.) And most of all I want to acknowledge your congresswoman Suzanne Kosmas, because every time I meet with her, including the flight down here, she reminds me of how important our NASA programs are and how important this facility is. And she is fighting for every single one of you and for her district and for the jobs in her district. And you should know that you’ve got a great champion in Congresswoman Kosmas. Please give her a big round of applause. (Applause.)


I also want to thank everybody for participating in today’s conference. And gathered here are scientists, engineers, business leaders, public servants, and a few more astronauts as well. Last but not least, I want to thank the men and women of NASA for welcoming me to the Kennedy Space Center, and for your contributions not only to America, but to the world.

Here at the Kennedy Space Center we are surrounded by monuments and milestones of those contributions. It was from here that NASA launched the missions of Mercury and Gemini and Apollo. It was from here that Space Shuttle Discovery, piloted by Charlie Bolden, carried the Hubble Telescope into orbit, allowing us to plumb the deepest recesses of our galaxy. And I should point out, by the way, that in my private office just off the Oval, I’ve got the picture of Jupiter from the Hubble. So thank you, Charlie, for helping to decorate my office. (Laughter.) It was from here that men and women, propelled by sheer nerve and talent, set about pushing the boundaries of humanity’s reach.


That’s the story of NASA. And it’s a story that started a little more than half a century ago, far from the Space Coast, in a remote and desolate region of what is now called Kazakhstan. Because it was from there that the Soviet Union launched Sputnik, the first artificial satellite to orbit the Earth, which was little more than a few pieces of metal with a transmitter and a battery strapped to the top of a missile. But the world was stunned. Americans were dumbfounded. The Soviets, it was perceived, had taken the lead in a race for which we were not yet fully prepared.

But we caught up very quick. President Eisenhower signed legislation to create NASA and to invest in science and math education, from grade school to graduate school. In 1961, President Kennedy boldly declared before a joint session of Congress that the United States would send a man to the Moon and return him safely to the Earth within the decade. And as a nation, we set about meeting that goal, reaping rewards that have in the decades since touched every facet of our lives. NASA was at the forefront. Many gave their careers to the effort. And some have given far more.


In the years that have followed, the space race inspired a generation of scientists and innovators, including, I’m sure, many of you. It’s contributed to immeasurable technological advances that have improved our health and well-being, from satellite navigation to water purification, from aerospace manufacturing to medical imaging. Although, I have to say, during a meeting right before I came out on stage somebody said, you know, it’s more than just Tang -- and I had to point out I actually really like Tang. (Laughter.) I thought that was very cool.

And leading the world to space helped America achieve new heights of prosperity here on Earth, while demonstrating the power of a free and open society to harness the ingenuity of its people.


And on a personal note, I have been part of that generation so inspired by the space program. 1961 was the year of my birth -- the year that Kennedy made his announcement. And one of my earliest memories is sitting on my grandfather’s shoulders, waving a flag as astronauts arrived in Hawaii. For me, the space program has always captured an essential part of what it means to be an American -- reaching for new heights, stretching beyond what previously did not seem possible. And so, as President, I believe that space exploration is not a luxury, it’s not an afterthought in America’s quest for a brighter future -- it is an essential part of that quest.

So today, I’d like to talk about the next chapter in this story. The challenges facing our space program are different, and our imperatives for this program are different, than in decades past. We’re no longer racing against an adversary. We’re no longer competing to achieve a singular goal like reaching the Moon. In fact, what was once a global competition has long since become a global collaboration. But while the measure of our achievements has changed a great deal over the past 50 years, what we do -- or fail to do -- in seeking new frontiers is no less consequential for our future in space and here on Earth.

So let me start by being extremely clear: I am 100 percent committed to the mission of NASA and its future. (Applause.) Because broadening our capabilities in space will continue to serve our society in ways that we can scarcely imagine. Because exploration will once more inspire wonder in a new generation -- sparking passions and launching careers. And because, ultimately, if we fail to press forward in the pursuit of discovery, we are ceding our future and we are ceding that essential element of the American character.

I know there have been a number of questions raised about my administration’s plan for space exploration, especially in this part of Florida where so many rely on NASA as a source of income as well as a source of pride and community. And these questions come at a time of transition, as the space shuttle nears its scheduled retirement after almost 30 years of service. And understandably, this adds to the worries of folks concerned not only about their own futures but about the future of the space program to which they’ve devoted their lives.


But I also know that underlying these concerns is a deeper worry, one that precedes not only this plan but this administration. It stems from the sense that people in Washington -- driven sometimes less by vision than by politics -- have for years neglected NASA’s mission and undermined the work of the professionals who fulfill it. We’ve seen that in the NASA budget, which has risen and fallen with the political winds.

But we can also see it in other ways: in the reluctance of those who hold office to set clear, achievable objectives; to provide the resources to meet those objectives; and to justify not just these plans but the larger purpose of space exploration in the 21st century.

All that has to change. And with the strategy I’m outlining today, it will. We start by increasing NASA’s budget by $6 billion over the next five years, even -- (applause) -- I want people to understand the context of this. This is happening even as we have instituted a freeze on discretionary spending and sought to make cuts elsewhere in the budget.

So NASA, from the start, several months ago when I issued my budget, was one of the areas where we didn’t just maintain a freeze but we actually increased funding by $6 billion. By doing that we will ramp up robotic exploration of the solar system, including a probe of the Sun’s atmosphere; new scouting missions to Mars and other destinations; and an advanced telescope to follow Hubble, allowing us to peer deeper into the universe than ever before.

We will increase Earth-based observation to improve our understanding of our climate and our world -- science that will garner tangible benefits, helping us to protect our environment for future generations.

And we will extend the life of the International Space Station likely by more than five years, while actually using it for its intended purpose: conducting advanced research that can help improve the daily lives of people here on Earth, as well as testing and improving upon our capabilities in space. This includes technologies like more efficient life support systems that will help reduce the cost of future missions. And in order to reach the space station, we will work with a growing array of private companies competing to make getting to space easier and more affordable. (Applause.)

Now, I recognize that some have said it is unfeasible or unwise to work with the private sector in this way. I disagree. The truth is, NASA has always relied on private industry to help design and build the vehicles that carry astronauts to space, from the Mercury capsule that carried John Glenn into orbit nearly 50 years ago, to the space shuttle Discovery currently orbiting overhead. By buying the services of space transportation -- rather than the vehicles themselves -- we can continue to ensure rigorous safety standards are met. But we will also accelerate the pace of innovations as companies -- from young startups to established leaders -- compete to design and build and launch new means of carrying people and materials out of our atmosphere.

In addition, as part of this effort, we will build on the good work already done on the Orion crew capsule. I’ve directed Charlie Bolden to immediately begin developing a rescue vehicle using this technology, so we are not forced to rely on foreign providers if it becomes necessary to quickly bring our people home from the International Space Station. And this Orion effort will be part of the technological foundation for advanced spacecraft to be used in future deep space missions. In fact, Orion will be readied for flight right here in this room. (Applause.)


Next, we will invest more than $3 billion to conduct research on an advanced "heavy lift rocket" -- a vehicle to efficiently send into orbit the crew capsules, propulsion systems, and large quantities of supplies needed to reach deep space. In developing this new vehicle, we will not only look at revising or modifying older models; we want to look at new designs, new materials, new technologies that will transform not just where we can go but what we can do when we get there. And we will finalize a rocket design no later than 2015 and then begin to build it. (Applause.) And I want everybody to understand: That’s at least two years earlier than previously planned -- and that’s conservative, given that the previous program was behind schedule and over budget.

At the same time, after decades of neglect, we will increase investment -- right away -- in other groundbreaking technologies that will allow astronauts to reach space sooner and more often, to travel farther and faster for less cost, and to live and work in space for longer periods of time more safely. That means tackling major scientific and technological challenges. How do we shield astronauts from radiation on longer missions? How do we harness resources on distant worlds? How do we supply spacecraft with energy needed for these far-reaching journeys? These are questions that we can answer and will answer. And these are the questions whose answers no doubt will reap untold benefits right here on Earth.

So the point is what we’re looking for is not just to continue on the same path -- we want to leap into the future; we want major breakthroughs; a transformative agenda for NASA. (Applause.)

Now, yes, pursuing this new strategy will require that we revise the old strategy. In part, this is because the old strategy -- including the Constellation program -- was not fulfilling its promise in many ways. That’s not just my assessment; that’s also the assessment of a panel of respected non-partisan experts charged with looking at these issues closely. Now, despite this, some have had harsh words for the decisions we’ve made, including some individuals who I’ve got enormous respect and admiration for.

But what I hope is, is that everybody will take a look at what we are planning, consider the details of what we’ve laid out, and see the merits as I’ve described them. The bottom line is nobody is more committed to manned space flight, to human exploration of space than I am. (Applause.) But we’ve got to do it in a smart way, and we can’t just keep on doing the same old things that we’ve been doing and thinking that somehow is going to get us to where we want to go.

Some have said, for instance, that this plan gives up our leadership in space by failing to produce plans within NASA to reach low Earth orbit, instead of relying on companies and other countries. But we will actually reach space faster and more often under this new plan, in ways that will help us improve our technological capacity and lower our costs, which are both essential for the long-term sustainability of space flight. In fact, through our plan, we’ll be sending many more astronauts to space over the next decade. (Applause.)

There are also those who criticized our decision to end parts of Constellation as one that will hinder space exploration below [sic] low Earth orbit. But it’s precisely by investing in groundbreaking research and innovative companies that we will have the potential to rapidly transform our capabilities -- even as we build on the important work already completed, through projects like Orion, for future missions. And unlike the previous program, we are setting a course with specific and achievable milestones.

Early in the next decade, a set of crewed flights will test and prove the systems required for exploration beyond low Earth orbit. (Applause.) And by 2025, we expect new spacecraft designed for long journeys to allow us to begin the first-ever crewed missions beyond the Moon into deep space. (Applause.) So we’ll start -- we’ll start by sending astronauts to an asteroid for the first time in history. (Applause.) By the mid-2030s, I believe we can send humans to orbit Mars and return them safely to Earth. And a landing on Mars will follow. And I expect to be around to see it. (Applause.)

But I want to repeat -- I want to repeat this: Critical to deep space exploration will be the development of breakthrough propulsion systems and other advanced technologies. So I’m challenging NASA to break through these barriers. And we’ll give you the resources to break through these barriers. And I know you will, with ingenuity and intensity, because that’s what you’ve always done. (Applause.)


Now, I understand that some believe that we should attempt a return to the surface of the Moon first, as previously planned. But I just have to say pretty bluntly here: We’ve been there before. Buzz has been there. There’s a lot more of space to explore, and a lot more to learn when we do. So I believe it’s more important to ramp up our capabilities to reach -- and operate at -- a series of increasingly demanding targets, while advancing our technological capabilities with each step forward. And that’s what this strategy does. And that’s how we will ensure that our leadership in space is even stronger in this new century than it was in the last. (Applause.)

Finally, I want to say a few words about jobs. Suzanne pointed out to me that the last time I was here, I made a very clear promise that I would help in the transition into a new program to make sure that people who are already going through a tough time here in this region were helped. And despite some reports to the contrary, my plan will add more than 2,500 jobs along the Space Coast in the next two years compared to the plan under the previous administration. So I want to make that point. (Applause.)


We’re going to modernize the Kennedy Space Center, creating jobs as we upgrade launch facilities. And there’s potential for even more jobs as companies in Florida and across America compete to be part of a new space transportation industry. And some of those industry leaders are here today. This holds the promise of generating more than 10,000 jobs nationwide over the next few years. And many of these jobs will be created right here in Florida because this is an area primed to lead in this competition.

Now, it’s true -- there are Floridians who will see their work on the shuttle end as the program winds down. This is based on a decision that was made six years ago, not six months ago, but that doesn’t make it any less painful for families and communities affected as this decision becomes reality.


So I’m proposing -- in part because of strong lobbying by Bill and by Suzanne, as well as Charlie -- I’m proposing a $40 million initiative led by a high-level team from the White House, NASA, and other agencies to develop a plan for regional economic growth and job creation. And I expect this plan to reach my desk by August 15th. (Applause.) It’s an effort that will help prepare this already skilled workforce for new opportunities in the space industry and beyond.

So this is the next chapter that we can write together here at NASA. We will partner with industry. We will invest in cutting-edge research and technology. We will set far-reaching milestones and provide the resources to reach those milestones. And step by step, we will push the boundaries not only of where we can go but what we can do.


Fifty years after the creation of NASA, our goal is no longer just a destination to reach. Our goal is the capacity for people to work and learn and operate and live safely beyond the Earth for extended periods of time, ultimately in ways that are more sustainable and even indefinite. And in fulfilling this task, we will not only extend humanity’s reach in space -- we will strengthen America’s leadership here on Earth.

Now, I’ll close by saying this. I know that some Americans have asked a question that’s particularly apt on Tax Day: Why spend money on NASA at all? Why spend money solving problems in space when we don’t lack for problems to solve here on the ground? And obviously our country is still reeling from the worst economic turmoil we’ve known in generations. We have massive structural deficits that have to be closed in the coming years.

But you and I know this is a false choice. We have to fix our economy. We need to close our deficits. But for pennies on the dollar, the space program has fueled jobs and entire industries. For pennies on the dollar, the space program has improved our lives, advanced our society, strengthened our economy, and inspired generations of Americans. And I have no doubt that NASA can continue to fulfill this role. (Applause.) But that is why -- but I want to say clearly to those of you who work for NASA, but to the entire community that has been so supportive of the space program in this area: That is exactly why it’s so essential that we pursue a new course and that we revitalize NASA and its mission -- not just with dollars, but with clear aims and a larger purpose.

Now, little more than 40 years ago, astronauts descended the nine-rung ladder of the lunar module called Eagle, and allowed their feet to touch the dusty surface of the Earth’s only Moon. This was the culmination of a daring and perilous gambit -- of an endeavor that pushed the boundaries of our knowledge, of our technological prowess, of our very capacity as human beings to solve problems. It wasn’t just the greatest achievement in NASA’s history -- it was one of the greatest achievements in human history.

And the question for us now is whether that was the beginning of something or the end of something. I choose to believe it was only the beginning.

So thank you. God bless you. And may God bless the United States of America. Thank you. (Applause.)

 

 

Repost 0
Published by Didier BARTHES - dans Actualités
commenter cet article