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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 21:28
Les tâches sur Cérès mieux définies

Voici les dernières images des tâches blanches sur Cérès, la définition atteint désormais environ 140 mètres et l'on découvre qu'il y a en réalité une multitude de petites zones brillantes.

 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 12:08

L'Université d'Aix Marseille nous signale l'existence d'une formation (Master) en Astrophysique,

 

Vous trouverez toutes les informations sur ce site

 

Formation en astronomie à Aix-Marseille

 

 

 

 

 

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 10:04

Bien triste journée pour l’éveil des enfants à la science que ce vendredi 20 mars 2015 !

Non seulement, le temps n’a pas été de la partie dans bien des régions françaises, mais surtout l’Education Nationale a montré son plus mauvais jour.

Alors que les astronomes savent  désormais prévoir l’heure et le lieu exact des éclipses plusieurs centaines d’années à l’avance, l’Education Nationale n’a pas été capable de prévoir l’achat de lunettes de protection pour les enfants, ce qui sans doute aurait coûté la somme astronomique d’environ un euro par élève. Il est vrai que le ministère a d’autres projets éducatifs en tête que de faire aimer la science et la nature. Si l’on demande aux élèves de suivre scrupuleusement la « bienpensance » du moment, l’astronomie n’a de son côté aucune place sérieuse dans les programmes.

Comme lors de l’éclipse de février 1961, il semble même que localement des élèves aient été privés de sortie à l’heure fatidique. Ainsi les enfants auront perdu ce qui sera peut-être l’unique occasion de leur vie de voir une éclipse de soleil.

Rappelons donc les choses : Le soleil n’est pas plus dangereux pendant une éclipse qu’en temps normal, la quantité de lumière reçue est même moindre.

Deux choses seulement sont dangereuses : Regarder directement le soleil sans lunettes de protection, même quand il est partiellement occulté, mais c’est impossible car l’œil se ferme instantanément, exactement à la même vitesse qu’en temps normal et n’a donc pas le temps d’être endommagé.  Ou alors, regarder à travers un appareil  amplificateur (lunette astronomique, télescope ou jumelles) qui ne serait pas spécialement équipé de filtre adéquat, là oui, l’amplification lumineuse serait telle qu’une exposition même brève pourrait être dommageable pour la rétine, mais ce cas n’est pas à l’ordre du jour dans les cours de récréation. Il faut expliquer cela aux élèves (voir par exemple ce petit rappel).

Même sans lunettes, il était possible de construire facilement un système de  projection très simple (un trou dans une feuille de carton par lequel on fait passer l’image du soleil qui va se projeter sur une seconde feuille ou une surface plane quelconque qui fait écran)

Mais non, sauf si localement les enseignants  ont pris par eux-mêmes ce genre d’initiative, on a préféré cacher le soleil aux enfants. Tant pis pour la curiosité, tant pis pour l’émerveillement, tant pis pour le goût de savoir, il y avait, comme disent les astronomes, de l’occultation dans l’air.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 20:44

Tous les jours la sonde Dawn s’approche plus près de Cérès autour de laquelle elle se placera en orbite le 6 mars prochain. Les images deviennent de plus en plus précises, ici l’une des dernières photos qui fait clairement apparaître un double point brillant encore mystérieux.

 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 22:04

 

comete-detail.jpg

Photo prise par la sonde Rosetta le 14 février dernier à l'occasion d'un rapprochement avec la comète  67P   Tchourioumov-Guérassimenko.

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 20:04

 

Exo360.jpgLa presse s’est fait récemment l’écho de la découverte d’une planète rapidement qualifiée de jumelle de la Terre sur laquelle on a tôt fait d’envisager la vie ! C’est aller un peu vite en besogne.

 

 

 

 

Kepler 186 f, puisque tel est son petit nom, découverte par la méthode des transits (occultation  partielle de l’étoile par la planète) orbite autour de l’étoile naine rouge Kepler 186 en 130 jours, le tout à 492 années lumières de notre monde.

Les toutes premières analyses n’ont pas permis de déceler de conditions physiques qui excluraient formellement la présence d’eau liquide à la surface de la planète. De cette non exclusion de conditions nécessaires, d’aucuns, et la presse en particulier, ont vite fait de déduire l’existence de conditions suffisantes, voire la forte probabilité d’une vie sur un astre pourtant encore bien mystérieux. La prudence devrait être de mise.

Rappelons d’abord ce que l’on entend par découverte d’une planète extrasolaire. Il ne s’agit pas de la réalisation d’une belle photo qui nous en montrerait les couleurs et les contours, laissant deviner des nuages, des océans ou de vertes prairies. Non, d’ailleurs il ne s’agit pas d’image du tout mais plutôt d’arides tableaux de chiffres à l’interprétation difficile.

Si la planète est découverte par la méthode des vitesses radiales cela signifie que de manière régulière, en l’occurrence, toutes les fois qu’elle parcourt son orbite, on décèle dans la lumière qui provient de l’étoile mère, un léger décalage tantôt vers le bleu tantôt vers le rouge. Ce décalage correspond au rapprochement et à l’éloignement de l’étoile (plus précisément à sa vitesse de rapprochement et d’éloignement  par rapport à l’observateur) dû au léger mouvement que la planète orbitant autour d’elle lui imprime. On ne voit pas la planète, on ne voit même pas le mouvement induit de l’étoile, on mesure juste un décalage spectral régulier. Ce décalage doit être finement analysé compte tenu de tous les phénomènes parasites ; notamment les complexes mouvements de l’observateur terrestre positionné sur une planète elle-même en orbite et en rotation (c’est encore plus compliqué quand l’observateur est un satellite). D’autres sources propres à l’étoile étudiée peuvent également générer des décalages.

Si la planète est, comme en ce cas, découverte par la méthode dite des transits, on mesure alors une très  légère baisse de la luminosité de l’étoile quand la planète passe entre elle et l’observateur (phénomène d’occultation). Mais là aussi, pas d’image, inutile de rêver à une photo de l’étoile avec un petit point devant comme on peut en voir lors des transits de Vénus ou de Mercure, non, tout cela est beaucoup trop loin.

On le voit, les preuves sont ténues et leur interprétation difficile. Bien sûr, les astronomes ont travaillé sérieusement et cette planète existe certainement, toutefois, nombreuses sont les raisons d’être prudent.

Tout d’abord, (voir l’article de Ciel et Espace) du peu que l’on sait, les conditions sur cette planète sont très différentes des nôtres. Son étoile est beaucoup plus petite et moins chaude que le soleil (c’est le cas de la majorité des étoiles) et la planète verrait ses périodes de rotation et de révolution synchronisées ce qui induirait la présence d’un hémisphère toujours éclairé et d’un autre toujours dans la nuit. Nous serions bien déconcertés sur un tel monde : brulant d’un côté, glacé de l’autre. Si vie il y a, elle a dû faire preuve de formes d’adaptation très particulières.

Mais la principale source de critiques que l’on peut adresser aux commentaires excessivement enthousiastes est la confusion entre les conditions nécessaires et les conditions suffisantes.

Il semble que la planète orbite dans la zone dite habitable c’est-à-dire où l’intensité du rayonnement de l’étoile n’est ni trop forte, ni trop faible pour interdire la présence d’eau liquide. Cela ne signifie pas qu’il y ait de l’eau liquide (et encore moins de façon durable). Cela signifie juste que nous ne sommes pas en mesure d'assurer qu'il n'y en ait pas. Pour que dans ces conditions il y ait effectivement de l’eau, il faudrait que la planète en possède (de façon native ou apportée par les comètes) et que cette eau soit maintenue en place par une atmosphère, car sans atmosphère l’eau se transforme en glace ou bien se sublime mais ne peut rester liquide, c’est par exemple ce qui se passe sur la Lune, l’eau liquide ne peut y subsister en surface.

On voit donc que d’une non interdiction, on passe à une plausibilité d’existence, c’est un pas vite franchi. Quant à la vie sur cette planète, c’est encore une autre histoire. Bien sûr, l’eau semble une condition nécessaire à la vie, mais là encore, pas une condition suffisante, s’il y avait de l’eau, y aurait-il de la vie ? Nous n’en savons rien. Rappelons que malgré toutes nos connaissances en biologie, même avec de l’eau et tous les nutriments du monde nous sommes bien incapables de recréer la vie. Le monde est subtil, ne nous jetons pas sur des évidences trop faciles, même si elles vont dans le sens de nos désirs.

_________________________________________________________________________ 

Voir ici un petit exposé des trois principales méthodes de détection des planètes extrasolaires.  

Source de l’image : Nasa (vue d’artiste, il ne s’agit évidemment en rien d’une photo). 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:04

Alors même que ce soir, un astéroïde (2012 DA14) d'une quarantaine de mètres de diamètre doit passer à 27 700 kilomètres de notre planète, une pluie de météorites s'est abattue ce matin sur l'Oural , près de Tcheliabinsk faisant environ 1 000 blessés et endommageant de très nombreux bâtiments.

C'est un évènement tout à fait extraordinaire notamment par ses conséquences, puisque, juqu'à présent, les blessés par météorite étaient au nombre de quelques-uns (deux seulement semblent avérés, même s'il est possible que la fameuse météorite de la Tunguska tombée en juin 1908 ait tué quelques personnes). Cette région du monde (vaste, il est vrai) semble particulièrement visée par ces "cailloux célestes", plusieurs chutes notables ont eu lieu au cours des cent dernières années.

A priori, les victimes ont été, cette fois, touchées par le bris et la chute des vitres résultant du bang supersonique et non par des fragments de la météorite proprement dite. Pour l'instant aucun élément n'en aurait encore été récupéré

Ici une analyse plus détaillée publiée en novembre 2013 sur cet évènement.

 

météorite russe fév 2013

                                      La chute de la météorite dans l'Oural ce 15 février 2013

 

 

Voir ici une analyse plus détaillée du phénomène publiée en novembre 2013, voir aussi la Page wikipédia sur cette météorite :   

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:04

Les astronomes ont besoin, pour leurs unités et leurs constantes, de valeurs précises et universellement reconnues. C’est la seule façon de parler le même langage. Rien ne serait pire pour eux que de revenir au temps où les poids et mesures variaient de ville en ville.

Bien conscient de cette nécessité, l’Union Astronomique Internationale (UAI)   vient, lors de sa récente assemblée générale à Pékin, d’officialiser une nouvelle valeur de la célèbre Unité Astronomique :   

                                     149 597 870 700 mètres  : exactement.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouvelle estimation mais plutôt d’un changement de concept. L’ancienne valeur était identique mais fixée à plus ou moins 3 mètres, la nouvelle est considérée comme exacte. Non pas que l’on puisse définir cette notion au centimètre près, mais maintenant que tous les calculs sont fait dans le système international (c'est à dire : mètre, seconde, kilogramme etc.), il était utile que les unités annexes (l’unité astronomique en est une) soient précisément définies. Il y a de ce fait un caractère conventionnel à cette valeur.  

Rappelons qu’initialement l’Unité Astronomique était conçue comme la distance moyenne de la Terre au Soleil (de centre à centre) ce qui correspond également à la valeur du demi-grand axe de l’orbite. Plus précisément, elle était définie comme la valeur ce demi-grand axe pour une particule de masse négligeable orbitant autour du soleil selon une période égale à une année gaussienne (année dont la valeur est très proche de celle de l’année sidérale). Cette définition permettait de laisser de côté les différences pratiques liées à la masse de la Terre et aux perturbations générées par les autres planètes. Désormais, nous aurons, comme pour la vitesse de la lumière, une définition administrative et parfaitement exacte.

Pour le commun des mortels, il est bien suffisant de savoir que cette unité vaut environ 150 millions de kilomètres. Elle a été très utile, lorsque nous ne disposions que des lois de Kepler et notamment de la fameuse fixité du rapport a3/t2 qui dit que le cube des demi-grands axes de l’orbite des planètes est proportionnel au carré des temps de révolution. Ce rapport est égal à 1 si l’on prend comme unités : l’Unité Astronomique pour a (le demi grand axe) et l’année pour t (la durée de la révolution de la Terre). Dans ce cas, il suffisait de mesurer les temps de révolution des autres planètes pour déterminer leurs distances au soleil. Ainsi l'on savait que Jupiter était 5,2 fois plus éloignée de l'astre du jour que ne l'était la Terre.

C’est ainsi que l’on a d’abord arpenté le système solaire. Bien sûr, cela ne donnait que des distances  relatives (telle planète est x fois plus lointaine que telle autre) et les distances absolues restaient dépendantes de la vraie valeur de l’Unité Astronomique. Tout cela est oublié. Désormais nous ne mesurons plus les distances qu’en mètres ou en l'un de ses multiples. L'Unité Astronomique en est un parmi d'autres et sa signification physique s'efface au profit des sa valeur administrative.  

Notons aussi que l’UAI a décidé de fixer universellement l’abréviation "au" (pour Astronomical Unit) qui devra désormais être seule utilisée.

 

Plus d'informations sur le sujet :

- Via le site de l'observatoire Paris-Meudon

- Le communiqué de l'UAI (toujours sur le site du même observatoire)

- L'article de Wikipédia

Notez qu'en anglais l'UAI a pour sigle IAU.  

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 20:04

 

Cette année aura, semble-t-il, vu la résolution de l’un des grands mystères de l’astronautique ; une petite divergence qui fit grand bruit et poussa certains à envisager des remises en cause fondamentales de la physique.

L’affaire était connue : Les trajectoires des sondes Pioneer se trouvaient frappées d’anomalie. Les deux jumelles allaient moins vite que prévu, comme si une mystérieuse force les « tiraient en arrière » c’est-à-dire en direction du soleil.  

Une force sans doute bien faible, de l’ordre de 10-9 m.s-2  soit une accélération de un nanomètre par seconde carrée. Cela correspond au dix milliardième de la gravité terrestre ou à moins de un cent millième de la force d’attraction du Soleil au niveau de l’orbite de Saturne.  Avec le temps toutefois, cette infime retenue s’avéra suffisante pour induire un décalage repérable entre les positions calculées et les positions constatées des deux sondes.

Ainsi, en janvier 2003, lors du dernier contact avec Pionner 10, alors que celle dernière se trouvait à 12 milliards de km du Soleil, la sonde était en retard de 400 000 km par rapport à sa position attendue (soit un écart de 0,003 %). Pionner 11, avec qui le contact avait été perdu plus tôt (en 1995) avait, quant à elle, subi un freinage du même ordre de grandeur bien qu’elle fût partie dans une direction diamétralement opposée. Cette symétrie du phénomène semblait exclure un  processus local et privilégier, soit quelque chose de commun au fonctionnement des sondes, soit un mécanisme propre à l’ensemble du système solaire. Oui, mais lequel ? Le mystère a tenu bon jusqu’à ce printemps.

Pioneer10 en cours d'assemblage

                                                                 La sonde Pionner 10 en cours d'assemblage

En première approximation, la trajectoire d’une sonde spatiale obéit à une règle assez simple : Le lanceur (la fusée) fournit une impulsion de vitesse et de direction  données et la sonde poursuit son trajet par inertie, se voyant seulement perturbée par les effets gravitationnels des corps qui l’entourent. Pour l’essentiel, ces corps sont le soleil, dans une moindre mesure la Terre notamment au tout début du voyage ainsi que les planètes à proximité desquelles passe l’engin spatial. Ces influences (variables dans le temps selon la distance des différents corps concernés) infléchissent le parcours de la sonde, l’accélérant ou la freinant dans telle ou telle direction. De telles perturbations sont d’ailleurs souvent utilisées pour mener à bien une mission en profitant de l’élan gravitationnel que peut fournir le passage à proximité d’une planète. Ce « jeu » est parfois nommé « billard gravitationnel » (1) .

 

Tout ceci est connu, parfaitement calculable et effectivement calculé en permanence. Dans la réalité, plusieurs phénomènes annexes peuvent toutefois venir mettre à mal cette unicité des causes et largement complexifier la situation. Citons la pression de radiation du rayonnement solaire, c’est à dire la lumière (2), le vent solaire (des particules s’échappant du Soleil, principalement des protons, des électrons et des noyaux d’hélium),  d’éventuelles particules résiduelles de l’espace interplanétaire, ainsi que quelques mécanismes électromagnétiques. Il faut également tenir compte de phénomènes propres à l’engin: Toute évacuation de matière, tout dégazage se traduit inévitablement par réaction par une poussée en sens contraire. C’est vers cette dernière hypothèse, la plus naturelle, que ce sont longtemps concentrées les recherches. Mais hélas rien ne semblait pouvoir constituer une explication valable. En désespoir de cause on a commencé à voir fleurir quelques explications plus étonnantes. Parmi elles, on envisagea la présence de matière noire (3) . Plus hardi encore, certains mirent en doute les sacro-saintes lois de la gravitation, supposant qu’à grande échelle et pour de faibles intensités, celle-ci puisse obéir à des règles différentes. La plus célèbre de ces théories est connue sous le nom de théorie Mond, dont une version adaptée aux conditions du système solaire semblait pouvoir rendre compte de l’anomalie.

Mais, matière noire ou gravité modifiée posaient évidemment un douloureux problème. Pourquoi seules les trajectoires des sondes étaient frappées et pas celles des planètes Uranus et Neptune par exemple ? Aucune raison ne put convaincre l’ensemble de la communauté scientifique.

On réexamina donc les hypothèses plus plausibles liées aux émissions des engins eux-mêmes et en particulier au rayonnement thermique produit par les générateurs électriques au plutonium. En effet, un rayonnement peut, tout comme un gaz, produire une poussée (2). Ce type de générateurs  ne produit pas seulement de l’électricité, il génère surtout de la chaleur qui doit bien s’évacuer par rayonnement infrarouge (4).

A priori, ce rayonnement part dans toutes les directions et n’a donc pas d’effet net dans un sens ou dans l’autre. Toutefois après une analyse poussée  de l’intensité et des lieux d’émission de cette « lumière thermique » sur la sonde, l’équipe du chercheur Slava Turyshev  s’est aperçu qu’une partie des rayons allait frapper le dos de l’antenne de communication avec la Terre qui, à son tour, les réfléchissait. Or, les générateurs étant placés à l’avant et  l’antenne à l’arrière, la réflexion renvoyait le rayonnement vers l’avant générant un freinage infinitésimal de la sonde. Les différentes simulations mathématiques prouvèrent que l’ordre de grandeur de cette perturbation était compatible avec l’anomalie de vitesse et de trajectoire constatée. Notons que techniquement, cette recherche fut très délicate. Les enregistrements de navigation des sondes étaient anciens, dispersés et parfois sur des supports dépassés.

L’affaire est-elle classée ? Oui selon la majorité des avis même si quelques-uns pensent encore que tout n’est pas expliqué. Ce type de mystère a encore de beaux jours, d’autres sondes parties loin dans l’espace ont aussi connue quelques écarts de trajectoires et de vitesse, écart  infimes mais tout aussi inexpliqués. Ce fut le cas de Near, en mission vers les astéroïdes, et de Rosetta qui étudia les comètes. Dans leur deux cas, c’est au contraire un excès de vitesse qui fut constaté.

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(1) En réalité la sonde qui s’approche d’une planète gagne autant en vitesse en s’approchant (en « tombant ») vers la planète qu’elle en n’en perd en s’en s’éloignant. Dans un référentiel lié à la planète c’est donc un jeu à somme nulle. Mais  la planète elle-même a une certaine vitesse par rapport au Soleil, et dans un référentiel solaire il y a échange de vitesse ou plutôt d’énergie cinétique entre les deux corps (la planète et la sonde). Dans le cas qui nous intéresse par exemple Jupiter a été freiné (infiniment peu) par le passage de pionner 10 qui elle, a été sensiblement accélérée et a vu sa trajectoire infléchie. Le ratio des vitesses échangées est inversement proportionnel à la masse des deux corps pour qu’il y ait bien égalité des quantités de mouvement (masse x vitesse).    

(2) Rappel : attention au piège des  mots. C’est bien la pression de radiation solaire (la lumière) qui provoquerait l’avancement des voiles interplanétaires que nous promet la science-fiction. Il ne s’agit pas du vent solaire (particules de matière). Si celui-ci s’apparente bien à un vent, il est incapable de pousser les voiles. Pour l’essentiel, les particules les traverseraient alors que la lumière, qui se trouve réfléchie peut, par cela, fournir une poussée.    

(3) La matière noire est une matière invisible et dont l’existence est supposée par certains astrophysiciens au vu de l’analyse de la vitesse de rotation des grands ensembles matériels (galaxies et amas de galaxie). Cette vitesse est très supérieure à celle qui proviendrait de l’attraction liée à la seul matière visible, d’où le soupçon d’existence d’une matière invisible en quantité d’ailleurs beaucoup plus importante que la matière classique. Trou noirs, particules mystérieuses, neutrinos, nombreux sont les candidats à composer cette étrange matière. Pour l’instant le débat n’est pas tranché d’autant que s’ajoute la présence encore plus importante d’une non moins fameuse énergie noire venant de son côté justifier l’accélération de l’expansion de l’univers que l’on croit déceler.

(4) Pour être plus précis, soulignons que les différents moteurs électriques de la sonde étaient aussi en cause. N'ayant pas un rendement parfait, leur fonctionnement dissipe nécessairement un peu de chaleur.

 

  plaque pionnier 10

                        La fameuse plaque qui fut apposée sur Pioneer et fit l'objet de polémiques. 

 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 22:44

    neil armstrong 1956 portrait

 

Neil Armstrong

 Le premier homme à avoir marché sur une autre planète.

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