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Le mensuel "Pour la Science " propose dans son numéro de décembre (1) un article consacré aux conséquences d’un orage solaire sur nos modernes sociétés.
On sait que notre étoile connaît selon un cycle d’environ 11 ans une période d’intense activité magnétique matérialisée par l’apparition de nombreuses taches. Ce regain d’activité s’accompagne d’éruptions où le Soleil expulse un peu de sa matière. Ces particules arrachées à la couronne forment un plasma principalement composé de noyaux d’hydrogène, d’hélium et d'électrons.
En atteignant la Terre, ce vent solaire entre en interaction avec le champ magnétique de notre planète. De cette rencontre naissent les magnifiques aurores polaires qui illuminent les cieux des hautes latitudes australes et boréales. Les caractéristiques du bouclier magnétique de la Terre tendent à focaliser le phénomène autour des pôles magnétiques proches des pôles géographiques.
Aujourd’hui cependant, la colère solaire ne se contenterait pas de ces poétiques manifestations. Elle ferait quelques victimes.
Les satellites tout d’abord, ils sont en première ligne et leur électronique pourrait être perturbée, parfois détruite. Leur orbite elle-même se trouverait altérée puisque ces orages magnétiques augmentent la densité de la très haute atmosphère ce qui accélèrerait la chute des machines en orbite basse.
Fin août 1859 une violente tempête solaire avait perturbé le fonctionnement du télégraphe naissant. Un phénomène de même ampleur aurait aujourd’hui des conséquences catastrophiques tant nos sociétés sont dépendantes des réseaux de communication et de distribution d’énergie électrique. Les courants générés dans les sols pourraient mettre hors d’usage de nombreux transformateurs.
Les auteurs évaluent à 15 milliards d’Euros le coût potentiel de ces destructions.
Voici l’occasion de mieux connaître les violences de l’Univers mais aussi de réfléchir à la fragilité de nos sociétés technologiques.
(1) " Pour la Science ", numéro 374, décembre 2008, page 44.