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Le 10 février dernier, deux satellites, un russe et un américain, sont entrés en collision.
Cosmos 2251, un satellite militaire russe hors service et Iridium 33, un satellite de communication de la célèbre " constellation " du même nom se sont heurtés à 790 kilomètres d’altitude au dessus de la Sibérie à une vitesse relative d’environ 10 000 mètres par seconde.
Les deux objets, d’une tonne chacun, ont évidemment été pulvérisés et ont généré plus de 600 débris (détectés quelques jours après) qui viendront s’ajouter aux 18 000 déchets de plus 10 cm qui orbitent autour de la Terre.
Leurs orbites restent, pour l’instant (mais pour l’instant seulement), assez proches de celle des deux satellites soit à peu près 800 km d’altitude avec une forte inclinaison (l’orbite d’iridium était quasi polaire)
On peut craindre que sous l’effet du frottement, certains éléments se retrouvent à terme sur les orbites plus basses où circulent de nombreux satellites et en particulier l’ISS.
Il y a quelques jours, déja, les astronautes ont dû se réfugier dans un Soyouz afin d’être prêts à évacuer la station lors du passage à proximité d’un objet qui avait été repéré trop tard pour que soient initiées les manœuvres d’évitement.
En 1992, le satellite militaire français, Cerise, avait vu son antenne sectionnée suite à une collision, c'était l'un des premier cas, trois autres ont été mis en évidence mais toujours entre un satellite et un débris.
Compte tenu de l’immensité du volume de l’espace circumterrestre, ces incidents sont très rares (on peut dire qu’Iridium a gagné au loto… à l’envers), mais ils risquent bien entendu de se multiplier.
Deux types de mesures sont prises pour éviter cette prolifération.
- On place les vieux satellites sur des orbites plus hautes là où leur présence est moins gêntante. On peut à l'inverse les précipiter sur Terre (au-dessus de l’océan de préférence) à la fin de leur mission
- On évite que les satellites (ou les derniers étages des fusées porteuses) explosent à l’issu de leur service ce qui génèrent un nombre énorme de débris. Pour cela, on vide les réservoirs de carburant.
Les différents projets de "nettoyage" de l'orbite, restent pour l'instant de la science fiction tant leur faisabilité paraît aléatoire Même si la civilisation disparaissait, longtemps encore, tourneraient autour de la Terre des milliers de petites étoiles artificielles.