Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un site sur l'astronomie.

Publicité

Branes, trous noirs et quatrième dimension

pls_0446_trou_noir_1.jpg 

Comme il est difficile de se représenter l’Univers !

Est-il fini ? Mais alors que se passe-t-il si, allant jusqu’à sa frontière, l’on essaye de tendre le bras « de l’autre côté » ?  Est-ce possible ? Si cela ne l’est pas : pourquoi ? (1) Quelle est la nature de la barrière ? Si au contraire cela se peut, notre bras se trouve-t-il alors dans un Univers que nous aurions agrandi par ce geste ou se trouve-t-il désormais à l’extérieur ? Mais s’il y a un extérieur, c’est que l’Univers n’est pas tout ; ce qui est en contradiction flagrante avec le concept intuitif de l’Univers, justement identifié à ce « tout ».  

L'Univers est-il alors plutôt infini ? Mais dans ce cas, comment le penser ? On ne peut plus rien dire de sa forme, de sa taille. Aucune vision, aucune description ne peuvent plus l’englober… Que saurions-nous dire de nos yeux sans un miroir ou un regard extérieur ?  

De toute évidence, le cerveau humain n’est pas fait pour penser l’infini. Cela pose d’insondables problèmes comme l’existence de situations identiques ou presque identiques répétées à l’infini, idée vraiment troublante, surtout si on l’applique aux êtres vivants (et en particulier à nous-mêmes). Si l’on ajoute que la dimension temporelle vient encore compliquer la situation, le doute et le vertige nous guettent.  

La relativité avait mis à bas notre bon sens, la mécanique quantique nous avait appris à accepter l’inacceptable et la cosmologie nous force encore et toujours à penser l’impensable « Dieu est subtil » aurait dit Albert Einstein (2). Oui, pour le moins.

 

Les hommes ont inventé autant de cosmologies que de sociétés afin de de se représenter le monde et d’en raconter la genèse et l’histoire.  

L’une des plus anciennes et des plus remarquables façons d’évoquer toutes les ambiguïtés liées à la connaissance de l’inconnaissable est l’allégorie de la caverne de Platon. Des hommes enchainées au fond d’une caverne ne voient du monde extérieur que des ombres, images floues en deux dimensions d’un univers qui en comporte une de plus et qui leur reste inaccessible. Images qui constituent pourtant toute leur réalité et dont ils doivent se contenter. Platon aurait-il pu imaginer qu’un peu plus de deux millénaires plus tard,  une science inconcevable pour son temps allait donner corps à cette vision des choses ?  

La thèse proposée dans l’article « Le trou noir à l’origine du Big Bang  » (3) récemment publié dans la revue Pour la science semble aller dans cette direction. Voici comment trois chercheurs, Niayesh Afshordi, Robert Mann et Razieh Pourhasan nous proposent de représenter le monde. 

De même que les prisonniers de Platon n’avaient pour réalité qu’un monde monochrome en deux dimensions, projection d’une réalité plus riche,  polychrome et tridimensionnelle, notre Univers en trois dimensions (laissons le temps de côté) ne serait que la projection d’un univers « supérieur » en quatre dimensions (un peu comme une plaque holographique bidimensionnelle contient la projection d’une image en trois dimensions). L’idée n’est pas tout à fait nouvelle et dans la cosmologie contemporaine trainent depuis longtemps ces notions de branes, univers en n dimensions flottant dans un espace au nombre de dimensions plus important (on peut imaginer des feuilles de papier - deux dimensions - flottant dans l’espace). Pour certains, le Big Bang ne serait d’ailleurs que l’effet d’une collision entre de telles branes au sein d’un univers plus vaste (le Bulk en anglais).  Ce qui est nouveau ici, c’est le détail du scénario.    

Dans cet univers à quatre dimensions (encore une fois, le temps mis à part), existeraient l’équivalent 4D de nos étoiles, et comme les nôtres, certaines, les plus massives, pourraient en fin de vie s’effondrer en trou noir (4). Autour d’un trou noir se trouve une frontière immatérielle appelée horizon. Cette zone sépare le trou noir proprement dit du reste de l’Univers. Elle a pour caractéristique de n’être franchissable que dans un seul sens, de l’extérieur vers l’intérieur, car pour la franchir en sens inverse, un corps matériel, un rayonnement, ou de façon plus générale toute information, devrait dépasser la vitesse de la lumière (5) ce qui violerait le tabou ultime de la physique.

Nos auteurs imaginent donc que notre Univers serait une brane à trois dimensions plaquée sur l’horizon d’un trou noir en quatre dimensions (ou bien même, constituant cet horizon). Il se serait formé à l’occasion de l’effondrement stellaire qui serait donc à l’origine de ce que nous appelons aujourd'hui le Big Bang

Nous sommes là dans des phénomènes que l’esprit a bien du mal à se représenter (6) Selon les trois chercheurs, cette vision des choses - qu’ils qualifient eux-mêmes de Big Bang holographique - offre plusieurs avantages. Elle permettrait en particulier de justifier la platitude de l’Univers sans recourir à l’inflation, cette expansion fulgurante supposée avoir lissé les irrégularités de l’Univers primordial. Or l’inflation est une théorie que certains continuent à assimiler au mécanisme des épicycles (7) une théorie ad hoc donc, qui aurait été conçue sans preuve dans le seul but de justifier la platitude spatiale (8). Il serait séduisant de s’en passer. L’embarrassant concept de singularité initiale semblerait également poser moins de problèmes dans ce nouveau cadre ; en tout cas, la question des origines ultimes se trouverait une fois encore repoussée à un niveau supérieur.

__________________________________________________________________________ 

(1) Une façon de se sortir de cette difficulté à penser la barrière est de nier son existence en imaginant un Univers au nombre de dimensions donné qui se trouverait courbé dans un espace au nombre de dimension supérieur. L'exemple type est la spère qui est un monde à deux dimensions courbé dans un espace en possédant trois. Nous pouvons ainsi parcourir la surface de la Terre sans jamais rencontrer sa frontière bien que notre planète soit de taille et donc de surface finie.

(2) La phrase complète serait « Dieu (le Seigneur) est subtil, mais il n’est pas malveillant »…. Espérons ! C’est déjà assez compliqué comme cela.

(3) « Le trou noir à l’origine du Big Bang »  un article de Niayesh Afshordi, Robert Mann et Razieh Pourhasan, dans « Pour la Science » numéro 446, décembre 2014, pages 24 à 31.

(4) Rappel : un trou noir est une zone de l’espace-temps suffisamment compacte (du fait de la masse ou de l’énergie présentes dans un volume donné) pour courber localement la trame de l'espace-temps  avec une intensité telle que rien, même la lumière - ou plus généralement les ondes électromagnétiques - ne peut s’en échapper.  

(5) Habituellement notée c et précisément égale à 299 792 458 ms-1

(6) Inutile de se donner mal à la tête à essayer de se représenter la quatrième dimension, notre cerveau en est incapable et même Einstein n’aurait su faire. Mais si ces jeux « dimensionnels » vous intéressent, n’hésitez pas à vous livrer à la lecture du célèbre livre d’Edwin Abbott : Flatland, qui explore au contraire des univers de dimensions inférieures.

(7) Il va de soi que les principaux auteurs de la théorie de l’inflation, Andreï Linde, Alan Guth, et Alexeï Starobinsky contestent tout à fait cette interprétation de l’inflation conçue comme une simple hypothèse ad hoc et considèrent au contraire que leur théorie est largement confortée par les toutes dernières découvertes et ne peut en aucun cas relever du modèle des épicycles (système permettant de rendre compte des mouvements planétaires - notamment des rétrogradations – dans le monde réel à partir d’un modèle géocentrique pourtant erroné (encore que, voir cet article)). On peut retrouver l’argumentation des trois célèbres cosmologistes dans l’article : « Rencontre avec les trois pères de l’inflation », Ciel et Espace numéro 534, novembre 2014, pages 42 à 45.

(8) Un espace est dit plat s’il vérifie certaines règles géométriques. Par exemple, un espace bidimensionnel, c'est à dire une surface au sens courant du terme ou un plan, est considéré comme plat si la somme des angles d’un triangle qui y serait dessiné  est égale à 180°. Cela n’est plus le cas si l’on courbe cette surface. Il existe l’équivalent de ces règles en trois dimensions et il semble que, sauf  localement à l’approche de grandes concentrations de masse, (les trous noirs par exemple) notre espace soit plat ou quasi plat. L’inflation qui a agrandi  violemment l'espace en une fraction de seconde au début de l'histoire de l'Univers aurait participé à cet état de fait.

Pour tous ceux que passionnent ces problèmes je ne peux que recommander la lecture de ces livres extraordinaires que sont « La magie du Cosmos » et « L’Univers élégant », tous deux de Brian Greene.

Source de l'illustration : Pour la science

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
LE JOURNAL FACEBOOK DE DAVID MOCCHETTI EST UN JOURNAL SCIENTIFIQUE GRATUIT DU TYPE SCIENCES & AVENIR.<br /> Le but de cet Article est de faire la promotion de mon Journal Scientifique qui est gratuit et toutes matières confondues. J’ai utilisé le Compte Facebook de mon fils DAVID MOCCHETTI qui est autiste, c’est donc moi ALAIN MOCCHETTI son Père qui rédige le Journal. Je vais publier cet Article environ 100 fois sur Google et 40 fois pour YouTube et sur le Journal, j’espère ainsi faire la promotion de ce Journal que j’ai commencé en décembre 2009, plus de 800 Articles Scientifiques ont été rédigés jusqu’à ce jour et traitent de :<br /> - Informatique Binaire Gros Système (Supercalculateurs),<br /> - Informatique Quantique (Qubits),<br /> - Informatique Industrielle,<br /> - Nucléaire Civil,<br /> - Nucléaire Militaire,<br /> - Captage du CO2,<br /> - Enfouissement du CO2 type conventionnel,<br /> - Enfouissement du CO2 type BURE,<br /> - Astrophysique,<br /> - Astronomie,<br /> - Ecologie,<br /> - Spatial (Projet Space X et Projet Icare),<br /> - Passage à proximité et Collision d’Astéroïdes avec la Terre,<br /> - Mécanique des Planètes et Mécanique Générale,<br /> - RDM (Résistance des Matériaux),<br /> - Thermodynamique (calcul de la Tuyère d’un TurboRéacteur, calcul de la poussée de Réacteurs et de l’Accélération de vaisseaux spatiaux,<br /> - Mécanique des Fluides,<br /> - COP 21, COP 22 & COP 23,<br /> - Etc……..<br /> N’hésitez pas à vous connecter sur le Journal Facebook de David, vous y trouverez en particulier les derniers articles publiés.<br /> Non Astrophysicien de formation universitaire et n’ayant jamais lu d’ouvrage en Astrophysique, j’ai rédigé à ce jour environ 20 Articles Scientifiques ayant attrait à l’Astrophysique, j’ai donc fait Appel à ma seule Imagination pour parvenir à ce but. Depuis le 15 septembre 2015, je sauvegarde mes Articles Scientifiques, en plus du Journal Facebook, sur GOOGLE et YOUTUBE pour que mes descendants puissent avoir accès à mes Travaux.<br /> - 100 à 150 publications sur Google par article,<br /> - 40 publications sur YouTube par article.<br /> Pour accéder à mes 237 derniers Articles, consulter le Journal ou utiliser le Moteur de Recherche de Google (https://www.google,fr/) et taper (alain mocchetti ingénieur), vous accéderez à 22500 sites Web qui hébergent mes Articles Scientifiques :<br /> 22500/237 = 95 publications en moyenne de chacun de mes 237 derniers articles.<br /> Charge de Travail :<br /> Par Article rédigé, je publie en premier lieu sur le Journal et je fais systématiquement 100 à 150 publications sur Google et 40 publications sur YouTube.<br /> La nouvelle Charge de Travail : rédiger 50 Articles Scientifiques par année. Si possible des Articles à caractère sensationnel et faisant appel à la prémonition (prédictions).<br /> Alain Mocchetti<br /> Ingénieur en Construction Mécanique & en Automatismes<br /> Diplômé Bac + 5 Universitaire (1985)<br /> UFR Sciences de Metz<br /> alainmocchetti@sfr.fr<br /> alainmocchetti@gmail.com<br /> @AlainMocchetti
Répondre
A
COMMENT S'EST FORMEE LA GIGANTESQUE SPHERE DE PLASMA A L'ORIGINE DE NOTRE BIG BANG<br /> Avant de lire le présent pavé de texte à caractère scientifique, il est fortement conseillé de lire la THEORIE DE L’INFINI VERSION ALAIN MOCCHETTI, il suffit pour cela de se connecter au Moteur de Recherche de Google (https://www.google.fr/) et de taper THEORIE DE L’INFINI VERSION ALAIN MOCCHETTI dans le Moteur et vous accéderez à 14200 Publications Spontanées, il suffit d’en lire une pour bien comprendre ce qui va suivre.<br /> Dans le passé, il y a eu une infinité de Big Bangs suffisamment espacés pour éviter toutes interférences entre des Galaxies issues de Big Bangs différents. Dans l’avenir, il y aura une infinité de Big Bangs avec les mêmes caractéristiques que celles du passé. Chaque Big Bang en explosant donne naissance à un Univers dit Multiple. Il y a donc une infinité d’Univers Multiples, prière de ne pas confondre avec les Univers dits Parallèles.<br /> Pour commencer, ce que nous appelons UNE SPHERE DE PLASMA n’est en réalité pas une SPHERE car son explosion éjecterait de la matière dans toutes les directions, ce qui n’est pas le cas. Nous connaissances l’allure géométrique de notre UNIVERS MULTIPLE, donc les Mathématiciens doivent pouvoir définir la Forme Exacte de la « Sphère de Plasma » avant son explosion en utilisant des Outils très Puissants tels que les 7 Supercalculateurs Exaflopiques présentement en construction dans le Monde (USA (2), Chine (1), Japon (1), France (1), Russie (1), Hollande (1)). Dans un avenir à moyen terme (année 2050), 3 Supercalculateurs Zettaflopiques seront construits dans le monde (USA(1), Chine (1) et le Consortium des Pays (1) les moins fortunés), ces 3 derniers Supercalculateurs seront 1000 fois plus puissants et 1000 fois plus grands que les Supercalculateurs Exaflopiques qui verront le jour pour ces 7 derniers entre 2020 et 2022.<br /> Les principales questions que je me pose au quotidien sont :<br /> - D’où vient le Plasma qui a permis la Formation des « Sphères de Plasma » ?<br /> - Quelle durée a-t-il fallu pour que les « Sphères de Plasma » se forment, des centaines de milliards d’années terrestres, je pense ?<br /> - Selon quel processus les « Sphères de Plasma » se sont elles formées ?<br /> D’après LE PRINCIPE FONDAMENTAL DE LA FORMATION DES UNIVERS MULTIPLES ET NON PARALLELES, dans l’UNIVERS qui englobe tous les Univers Parallèles, tout naît, tout vit et tout meurt, pour plus de précision tapes (Alain Mocchetti Ingénieur) dans le Moteur de Recherche de Google et tu accéderas à 12200 Publications Directes et tu trouveras toutes les réponses à tes questions. Que restera t il dans 100 milliards d’années de la Voie Lactée : un amas de Naines n’émettant presque plus de rayonnement faute de combustibles, toutes les Planètes de chacun des Systèmes Planétaires seront réduites à un gigantesque Tas de Cailloux et de Planètes Mortes, la température sera voisine du ZERO ABSOLUE (-273 degrés Celcius).<br /> Que deviendra dans les centaines de milliards d’années suivantes la matière morte qui constituera toue la Voie Lactée ? Suite dans une prochaine rubrique COMMENT S'EST FORMEE LA GIGANTESQUE SPHERE DE PLASMA A L'ORIGINE DE NOTRE BIG BANG. Pour finir je tiens un Journal Facebook Scientifique dont l’adresse est DAVID MOCCHETTI. Le journal est gratuit.<br /> N’hésitez pas à le consulter.<br /> Alain Mocchetti<br /> Ingénieur en Construction Mécanique & en Automatismes<br /> Diplômé Bac + 5 Universitaire (1985)<br /> UFR Sciences de Metz<br /> alainmocchetti@sfr.fr<br /> alainmocchetti@gmail.com<br /> @AlainMocchetti
Répondre