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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 12:02

Ciel et Espace publie sur internet une nouvelle image de la comète Hartley 2 présentant une meilleure définition. Cette photo a été prise avec la caméra haute définition, contrairement aux précédentes qui s'étaient contentées d'un caméra à champs plus large. Toutefois un problème technique ayant rendu l'image floue, la Nasa avait attendu son traitement mathématique pour la rendre publique.  

Hartley2 HD

 

Notez que la revue, sur son édition papier cette fois,  (numéro 487 daté de décembre 2010, p.36) publie une intéressante étude sur la "chasse" aux exoplanètes de type terrestre. C'est l'occasion d'un bon survol des différentes techniques utilisées et d'un rappel des découvertes déja faites.

Nous allons d'ailleurs bientôt fêter la 500ème exoplanète puisque le compteur proposé par Ciel et Espace affiche 496.

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 19:45

STS-133.jpgAprès une multitude de reports, le dernier étant dû à une fuite d'hydrogène après une autre d'hélium, Discovery ne prendra donc pas le chemin de l'espace avant décembre pour ce qui devrait être l'avant dernier envol d'une navette.

La mission STS 133 rejoindra la Station Spatiale Internationale et  lui apportera  différents éléments, en particulier un module de stockage de fret  (Leonardo) ainsi que le fameux petit robot androïde  Robonaut 2 (R2) dont on se demande s'il a vraiment un intéret scientifique ou si la NASA se contente de donner dans la communication infantile. Tous ceux qui aiment et admirent  la NASA préféreraient probablement la voir renouer avec la science et les grandes aventures.  

Lancement en direct sur NASA TV comme d'habitude.

(*) On parle toutefois d'un vol supplémentaire en juin, la question est en cours de discussion

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 14:08

 

       L'excellent site Futura-Sciences revient sur la découverte au Sahara  d'un cratère d'impact  qui vient d'être étudié par une équipe Italo-Egyptienne.

 

cratere-egypte-hd.jpg

                            le cratère est au centre (source : Futura-Sciences )

 

      Impact historiquement très récent puisqu'il remonterait à moins de 2000 ans,  soit la moitié de l'âge des pyramides (Ciel et Espace parle toutefois de moins de 5000 ans).

      D'environ 45 mètres de diamètre, le cratère atteint 16 mètres de profondeur et ses remparts sont encore hauts 3 mètres Il semble donc très peu érodé, ce qui valide sa jeunesse.

     Fait notable, mais de plus en plus fréquent, il aurait été repéré à partir des photos mises en ligne sur Google Earth !

        Pour  tout savoir sur l'expédition qui a conduit l'étude ; voir le site : kamil (c'est ainsi qu'a été baptisé le cratère).

         Près de 5000  fragments de l'aérolithe ont été retrouvés, en voici la répartition autour du point central.

 

cratere-egypte-repartition-impact-copie-1.jpg

                                     Répartition des fragments.         source : Futura Sciences

 

 

      L'un d'entre eux, ci dessous, avait une masse de 83 kilogrammes.

 

meteorite-egyptienne-jpg

                                   Un fragment de  83 kg :  source : Futura-Sciences

 

D'après Ciel et Espace l'ensemble des 5178 fragments récupérés représenteraient une masse de 1,71 tonnes pour une masse initiale du bolide d'environ 9 tonnes et un  diamètre d'environ 1,3 mètre. Fait notable (mais non certain), le corps ne serait pas désintégré dans l'atmosphère et aurait heurté le sol encore intact.

 

 

 

cratere-kamil-interieur.jpg

        Le cratère Kamil vu de l'intérieur: source: Ciel et Espace, Université de Sienne.

    

          Bien que les chutes de grandes météorites soient fort médiatisées, ces phénomènes sont en réalité très rares. Il y a 102 ans maintenant tombait la météorite de la Tunguska, seul évenement historique d'importance dont nous soyons certains (1).

       Cette dernière  a rasé 2 000 kilomètres carrés de forêt mais n'aurait pas fait de victime (répertoriée).

       Ayant explosé dans l'atmosphère, elle n'aurait pas creusé de cratère d'impact. Toutefois, dans la région, l'origine d'un lac plus profond que la moyenne fait débat.

 

(1) Seul événement connu en tout cas, même si aucun fragment n'a été retrouvé. Bien sûr, quelques chutes, en mer notamment peuvent être passées inaperçues. C'est cependant de moins en moins probable depuis que nous disposons de  surveillances satellitaires. Notons que par hasard, en 2002, une autre météorite est tombée dans la même région, mais elle était beaucoup plus petite. On trouve régulièrement sur internet des vidéos montrant l'entrée de bolides dans l'atmosphère. Il suffit d'un petit corps pour illuminer brillament la nuit. Rappelons que les étoiles filantes ont parfois la taille de grains de sable.

 

 

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 15:12

 

La navette Atlantis devrait s'élancer ce vendredi 14 mai à 20 h 20, heure française, pour ce qui sera sa dernière mission (*).

 

Au cours de trois sorties extravéhiculaires autour de l'ISS, les astronautes installeront  le module russe MRM-1 ainsi que différents instruments destinés à assurer le bon fonctionnement de la station, notamment des batteries et une antenne de communication.

 

Lancement à suivre en direct sur NASA TV.

 

Ci-dessous dessin du module de recherche russe MRM-1

 

 

MRM1_iso_m.jpg

 

Ci-dessous, le même module MRM-1, plus d'autres instruments, mais cette fois en photo, dans la soute de la navette pendant la préparation du vol (fermeture des portes de la soute une fois installée la charge utile).

 

MRM1-soute-navette.jpg

 

 

 

(*) Comme d'habitude cette date est donnée sous toutes réserves. Des problèmes techniques de dernière minute ou des difficultés météorologiques pouvant entraîner un report du lancement. Précisons qu'après cette mission STS-132, deux autres navettes s'envoleront encore  avant que l'ensemble de la flotte ne soit mis à la retraîte. 

 

 

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 18:58

sts-131.jpg   Après un second report lié aux mauvaises conditions météorologiques à Cap Canaveral, l'atterrisage de Discovery, pour son retour de la mission 131 est désormais prévu mardi 20 avril à 13 h 34, heure française.  Comme d'habitude, les opérations seront retransmises en direct sur  NASA TV (en vignette la navette juste après sa séparation d'avec l'ISS au cours de cette même mission).

 

  Par ailleurs, lundi la Terre sera "frolée" par l'astéroïde 2005 YU 55, un géocroiseur de 185 mètres de diamètre, qui devrait passer à environ six fois la distance qui nous sépare de la Lune.

   Décidément, la Terre reçoit beaucoup de visites ces temps-ci puisqu'il semble qu'une belle météorite vienne de traverser le ciel américain.

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 11:56

 

    M. Barack Obama, le président américain, vient de prononcer à la NASA un discours assez complet résumant les engagements qu'il souhaite faire prendre à son pays en matière spatiale.

 

   Comme lors de l'annonce de l'abandon du projet Constellation il est difficile d'être certain de ce que veut l'Amérique.

 

   Comment, en effet, se faire une idée entre vrais et faux revirements ?

 

   Vrais revirements, parce qu'il y a quelques mois la NASA vantait à tour de bras son programme Constellation et que du jour au lendemain elle a vanté ses nouvelles orientations qui en prévoyaient l'abandon ! Comment alors prendre au sérieux ce qui est écrit ?

 

   Faux revirements parce que, que  reste-t-il de ce discours de M. Obama une fois enlevées les déclarations convenues : protestation d'aimer l'espace et d'admirer ses héros, hommages et remerciements divers, assurances politiques sur le maintien ou la création d'emploi ?

   Voyons les différentes annonces.

  

  Les américains envisagent de construire une grande fusée ? C'était déja prévu dans le cadre de Constellation.

   Ils envisagent d'aller sur Mars vers le milieu des années 2030 c'était aussi à terme l'ambition des programmes précédents ! En cela le plan de M. Obama n'est pas très différent des intentions de M.Georges Bush.

 

  On va prolonger la station spatiale internationale (l'ISS, qui selon nous ne sert à rien du point de vue scientifique) ! Rien de bien neuf. (Il se dit que le module Orion prévu dans le cadre de Constellation serait plus ou moins réutilisé dans une version plus modeste)

 

  On pouvait penser que le budget économisé par la fin des navettes permettrait de lancer un vaste plan d'exploration du système solaire par des robots (car là, on obtient de vrais résultats et les américains sont vraiment admirables sur ce point). Le sujet est évoqué en deux lignes sans grandes ambitions. La priorité reste l'homme dans l'espace.

 

  Seule différence:  on passerait par un astéroïde plutôt que par la Lune en guise d'entraînement. Ajoutons toutefois,  admettons-le, une rallonge budgétaire.

 

  Attendons et voyons donc. Tout de même on peut avoir un doute sur l'objectif final (poser un homme sur Mars ou au moins déja le mettre en orbite). En 2035, on peut craindre que la Terre ait à relever de tels défis démographiques et écologiques (voir à gérer des conflits) qu'il n'est pas sûr que les hommes aient alors les moyens et la volonté ferme de maintenir un tel projet.

 

   Pour ma part j'aurai préféré un engagement plus précis sur la découverte et l'étude des mondes qui nous entourent. En termes budgétaires les robots sont en outre infiniment plus sobres que les hommes dans l'espace.

 

 

  Pour ceux qui ont quelques facilités avec la langue anglaise, voici in-extenso (source NASA) le discours de M.Obama.

 

  ___________________________________________________________________________________________________

 

REMARKS BY THE PRESIDENT
ON SPACE EXPLORATION IN THE 21ST CENTURY

John F. Kennedy Space Center
Merritt Island, Florida


THE PRESIDENT: Thank you, everybody. Thank you. (Applause.) Thank you so much. Thank you, everybody. Please have a seat. Thank you.

I want to thank Senator Bill Nelson and NASA Administrator Charlie Bolden for their extraordinary leadership. I want to recognize Dr. Buzz Aldrin as well, who’s in the house. (Applause.) Four decades ago, Buzz became a legend. But in the four decades since he’s also been one of America’s leading visionaries and authorities on human space flight.


Few people -- present company excluded -- can claim the expertise of Buzz and Bill and Charlie when it comes to space exploration. I have to say that few people are as singularly unimpressed by Air Force One as those three. (Laughter.) Sure, it’s comfortable, but it can’t even reach low Earth orbit. And that obviously is in striking contrast to the Falcon 9 rocket we just saw on the launch pad, which will be tested for the very first time in the coming weeks.

A couple of other acknowledgments I want to make. We’ve got Congresswoman Sheila Jackson Lee from Texas visiting us, a big supporter of the space program. (Applause.) My director, Office of Science and Technology Policy -- in other words my chief science advisor -- John Holdren is here. (Applause.) And most of all I want to acknowledge your congresswoman Suzanne Kosmas, because every time I meet with her, including the flight down here, she reminds me of how important our NASA programs are and how important this facility is. And she is fighting for every single one of you and for her district and for the jobs in her district. And you should know that you’ve got a great champion in Congresswoman Kosmas. Please give her a big round of applause. (Applause.)


I also want to thank everybody for participating in today’s conference. And gathered here are scientists, engineers, business leaders, public servants, and a few more astronauts as well. Last but not least, I want to thank the men and women of NASA for welcoming me to the Kennedy Space Center, and for your contributions not only to America, but to the world.

Here at the Kennedy Space Center we are surrounded by monuments and milestones of those contributions. It was from here that NASA launched the missions of Mercury and Gemini and Apollo. It was from here that Space Shuttle Discovery, piloted by Charlie Bolden, carried the Hubble Telescope into orbit, allowing us to plumb the deepest recesses of our galaxy. And I should point out, by the way, that in my private office just off the Oval, I’ve got the picture of Jupiter from the Hubble. So thank you, Charlie, for helping to decorate my office. (Laughter.) It was from here that men and women, propelled by sheer nerve and talent, set about pushing the boundaries of humanity’s reach.


That’s the story of NASA. And it’s a story that started a little more than half a century ago, far from the Space Coast, in a remote and desolate region of what is now called Kazakhstan. Because it was from there that the Soviet Union launched Sputnik, the first artificial satellite to orbit the Earth, which was little more than a few pieces of metal with a transmitter and a battery strapped to the top of a missile. But the world was stunned. Americans were dumbfounded. The Soviets, it was perceived, had taken the lead in a race for which we were not yet fully prepared.

But we caught up very quick. President Eisenhower signed legislation to create NASA and to invest in science and math education, from grade school to graduate school. In 1961, President Kennedy boldly declared before a joint session of Congress that the United States would send a man to the Moon and return him safely to the Earth within the decade. And as a nation, we set about meeting that goal, reaping rewards that have in the decades since touched every facet of our lives. NASA was at the forefront. Many gave their careers to the effort. And some have given far more.


In the years that have followed, the space race inspired a generation of scientists and innovators, including, I’m sure, many of you. It’s contributed to immeasurable technological advances that have improved our health and well-being, from satellite navigation to water purification, from aerospace manufacturing to medical imaging. Although, I have to say, during a meeting right before I came out on stage somebody said, you know, it’s more than just Tang -- and I had to point out I actually really like Tang. (Laughter.) I thought that was very cool.

And leading the world to space helped America achieve new heights of prosperity here on Earth, while demonstrating the power of a free and open society to harness the ingenuity of its people.


And on a personal note, I have been part of that generation so inspired by the space program. 1961 was the year of my birth -- the year that Kennedy made his announcement. And one of my earliest memories is sitting on my grandfather’s shoulders, waving a flag as astronauts arrived in Hawaii. For me, the space program has always captured an essential part of what it means to be an American -- reaching for new heights, stretching beyond what previously did not seem possible. And so, as President, I believe that space exploration is not a luxury, it’s not an afterthought in America’s quest for a brighter future -- it is an essential part of that quest.

So today, I’d like to talk about the next chapter in this story. The challenges facing our space program are different, and our imperatives for this program are different, than in decades past. We’re no longer racing against an adversary. We’re no longer competing to achieve a singular goal like reaching the Moon. In fact, what was once a global competition has long since become a global collaboration. But while the measure of our achievements has changed a great deal over the past 50 years, what we do -- or fail to do -- in seeking new frontiers is no less consequential for our future in space and here on Earth.

So let me start by being extremely clear: I am 100 percent committed to the mission of NASA and its future. (Applause.) Because broadening our capabilities in space will continue to serve our society in ways that we can scarcely imagine. Because exploration will once more inspire wonder in a new generation -- sparking passions and launching careers. And because, ultimately, if we fail to press forward in the pursuit of discovery, we are ceding our future and we are ceding that essential element of the American character.

I know there have been a number of questions raised about my administration’s plan for space exploration, especially in this part of Florida where so many rely on NASA as a source of income as well as a source of pride and community. And these questions come at a time of transition, as the space shuttle nears its scheduled retirement after almost 30 years of service. And understandably, this adds to the worries of folks concerned not only about their own futures but about the future of the space program to which they’ve devoted their lives.


But I also know that underlying these concerns is a deeper worry, one that precedes not only this plan but this administration. It stems from the sense that people in Washington -- driven sometimes less by vision than by politics -- have for years neglected NASA’s mission and undermined the work of the professionals who fulfill it. We’ve seen that in the NASA budget, which has risen and fallen with the political winds.

But we can also see it in other ways: in the reluctance of those who hold office to set clear, achievable objectives; to provide the resources to meet those objectives; and to justify not just these plans but the larger purpose of space exploration in the 21st century.

All that has to change. And with the strategy I’m outlining today, it will. We start by increasing NASA’s budget by $6 billion over the next five years, even -- (applause) -- I want people to understand the context of this. This is happening even as we have instituted a freeze on discretionary spending and sought to make cuts elsewhere in the budget.

So NASA, from the start, several months ago when I issued my budget, was one of the areas where we didn’t just maintain a freeze but we actually increased funding by $6 billion. By doing that we will ramp up robotic exploration of the solar system, including a probe of the Sun’s atmosphere; new scouting missions to Mars and other destinations; and an advanced telescope to follow Hubble, allowing us to peer deeper into the universe than ever before.

We will increase Earth-based observation to improve our understanding of our climate and our world -- science that will garner tangible benefits, helping us to protect our environment for future generations.

And we will extend the life of the International Space Station likely by more than five years, while actually using it for its intended purpose: conducting advanced research that can help improve the daily lives of people here on Earth, as well as testing and improving upon our capabilities in space. This includes technologies like more efficient life support systems that will help reduce the cost of future missions. And in order to reach the space station, we will work with a growing array of private companies competing to make getting to space easier and more affordable. (Applause.)

Now, I recognize that some have said it is unfeasible or unwise to work with the private sector in this way. I disagree. The truth is, NASA has always relied on private industry to help design and build the vehicles that carry astronauts to space, from the Mercury capsule that carried John Glenn into orbit nearly 50 years ago, to the space shuttle Discovery currently orbiting overhead. By buying the services of space transportation -- rather than the vehicles themselves -- we can continue to ensure rigorous safety standards are met. But we will also accelerate the pace of innovations as companies -- from young startups to established leaders -- compete to design and build and launch new means of carrying people and materials out of our atmosphere.

In addition, as part of this effort, we will build on the good work already done on the Orion crew capsule. I’ve directed Charlie Bolden to immediately begin developing a rescue vehicle using this technology, so we are not forced to rely on foreign providers if it becomes necessary to quickly bring our people home from the International Space Station. And this Orion effort will be part of the technological foundation for advanced spacecraft to be used in future deep space missions. In fact, Orion will be readied for flight right here in this room. (Applause.)


Next, we will invest more than $3 billion to conduct research on an advanced "heavy lift rocket" -- a vehicle to efficiently send into orbit the crew capsules, propulsion systems, and large quantities of supplies needed to reach deep space. In developing this new vehicle, we will not only look at revising or modifying older models; we want to look at new designs, new materials, new technologies that will transform not just where we can go but what we can do when we get there. And we will finalize a rocket design no later than 2015 and then begin to build it. (Applause.) And I want everybody to understand: That’s at least two years earlier than previously planned -- and that’s conservative, given that the previous program was behind schedule and over budget.

At the same time, after decades of neglect, we will increase investment -- right away -- in other groundbreaking technologies that will allow astronauts to reach space sooner and more often, to travel farther and faster for less cost, and to live and work in space for longer periods of time more safely. That means tackling major scientific and technological challenges. How do we shield astronauts from radiation on longer missions? How do we harness resources on distant worlds? How do we supply spacecraft with energy needed for these far-reaching journeys? These are questions that we can answer and will answer. And these are the questions whose answers no doubt will reap untold benefits right here on Earth.

So the point is what we’re looking for is not just to continue on the same path -- we want to leap into the future; we want major breakthroughs; a transformative agenda for NASA. (Applause.)

Now, yes, pursuing this new strategy will require that we revise the old strategy. In part, this is because the old strategy -- including the Constellation program -- was not fulfilling its promise in many ways. That’s not just my assessment; that’s also the assessment of a panel of respected non-partisan experts charged with looking at these issues closely. Now, despite this, some have had harsh words for the decisions we’ve made, including some individuals who I’ve got enormous respect and admiration for.

But what I hope is, is that everybody will take a look at what we are planning, consider the details of what we’ve laid out, and see the merits as I’ve described them. The bottom line is nobody is more committed to manned space flight, to human exploration of space than I am. (Applause.) But we’ve got to do it in a smart way, and we can’t just keep on doing the same old things that we’ve been doing and thinking that somehow is going to get us to where we want to go.

Some have said, for instance, that this plan gives up our leadership in space by failing to produce plans within NASA to reach low Earth orbit, instead of relying on companies and other countries. But we will actually reach space faster and more often under this new plan, in ways that will help us improve our technological capacity and lower our costs, which are both essential for the long-term sustainability of space flight. In fact, through our plan, we’ll be sending many more astronauts to space over the next decade. (Applause.)

There are also those who criticized our decision to end parts of Constellation as one that will hinder space exploration below [sic] low Earth orbit. But it’s precisely by investing in groundbreaking research and innovative companies that we will have the potential to rapidly transform our capabilities -- even as we build on the important work already completed, through projects like Orion, for future missions. And unlike the previous program, we are setting a course with specific and achievable milestones.

Early in the next decade, a set of crewed flights will test and prove the systems required for exploration beyond low Earth orbit. (Applause.) And by 2025, we expect new spacecraft designed for long journeys to allow us to begin the first-ever crewed missions beyond the Moon into deep space. (Applause.) So we’ll start -- we’ll start by sending astronauts to an asteroid for the first time in history. (Applause.) By the mid-2030s, I believe we can send humans to orbit Mars and return them safely to Earth. And a landing on Mars will follow. And I expect to be around to see it. (Applause.)

But I want to repeat -- I want to repeat this: Critical to deep space exploration will be the development of breakthrough propulsion systems and other advanced technologies. So I’m challenging NASA to break through these barriers. And we’ll give you the resources to break through these barriers. And I know you will, with ingenuity and intensity, because that’s what you’ve always done. (Applause.)


Now, I understand that some believe that we should attempt a return to the surface of the Moon first, as previously planned. But I just have to say pretty bluntly here: We’ve been there before. Buzz has been there. There’s a lot more of space to explore, and a lot more to learn when we do. So I believe it’s more important to ramp up our capabilities to reach -- and operate at -- a series of increasingly demanding targets, while advancing our technological capabilities with each step forward. And that’s what this strategy does. And that’s how we will ensure that our leadership in space is even stronger in this new century than it was in the last. (Applause.)

Finally, I want to say a few words about jobs. Suzanne pointed out to me that the last time I was here, I made a very clear promise that I would help in the transition into a new program to make sure that people who are already going through a tough time here in this region were helped. And despite some reports to the contrary, my plan will add more than 2,500 jobs along the Space Coast in the next two years compared to the plan under the previous administration. So I want to make that point. (Applause.)


We’re going to modernize the Kennedy Space Center, creating jobs as we upgrade launch facilities. And there’s potential for even more jobs as companies in Florida and across America compete to be part of a new space transportation industry. And some of those industry leaders are here today. This holds the promise of generating more than 10,000 jobs nationwide over the next few years. And many of these jobs will be created right here in Florida because this is an area primed to lead in this competition.

Now, it’s true -- there are Floridians who will see their work on the shuttle end as the program winds down. This is based on a decision that was made six years ago, not six months ago, but that doesn’t make it any less painful for families and communities affected as this decision becomes reality.


So I’m proposing -- in part because of strong lobbying by Bill and by Suzanne, as well as Charlie -- I’m proposing a $40 million initiative led by a high-level team from the White House, NASA, and other agencies to develop a plan for regional economic growth and job creation. And I expect this plan to reach my desk by August 15th. (Applause.) It’s an effort that will help prepare this already skilled workforce for new opportunities in the space industry and beyond.

So this is the next chapter that we can write together here at NASA. We will partner with industry. We will invest in cutting-edge research and technology. We will set far-reaching milestones and provide the resources to reach those milestones. And step by step, we will push the boundaries not only of where we can go but what we can do.


Fifty years after the creation of NASA, our goal is no longer just a destination to reach. Our goal is the capacity for people to work and learn and operate and live safely beyond the Earth for extended periods of time, ultimately in ways that are more sustainable and even indefinite. And in fulfilling this task, we will not only extend humanity’s reach in space -- we will strengthen America’s leadership here on Earth.

Now, I’ll close by saying this. I know that some Americans have asked a question that’s particularly apt on Tax Day: Why spend money on NASA at all? Why spend money solving problems in space when we don’t lack for problems to solve here on the ground? And obviously our country is still reeling from the worst economic turmoil we’ve known in generations. We have massive structural deficits that have to be closed in the coming years.

But you and I know this is a false choice. We have to fix our economy. We need to close our deficits. But for pennies on the dollar, the space program has fueled jobs and entire industries. For pennies on the dollar, the space program has improved our lives, advanced our society, strengthened our economy, and inspired generations of Americans. And I have no doubt that NASA can continue to fulfill this role. (Applause.) But that is why -- but I want to say clearly to those of you who work for NASA, but to the entire community that has been so supportive of the space program in this area: That is exactly why it’s so essential that we pursue a new course and that we revitalize NASA and its mission -- not just with dollars, but with clear aims and a larger purpose.

Now, little more than 40 years ago, astronauts descended the nine-rung ladder of the lunar module called Eagle, and allowed their feet to touch the dusty surface of the Earth’s only Moon. This was the culmination of a daring and perilous gambit -- of an endeavor that pushed the boundaries of our knowledge, of our technological prowess, of our very capacity as human beings to solve problems. It wasn’t just the greatest achievement in NASA’s history -- it was one of the greatest achievements in human history.

And the question for us now is whether that was the beginning of something or the end of something. I choose to believe it was only the beginning.

So thank you. God bless you. And may God bless the United States of America. Thank you. (Applause.)

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 14:08

ecusson-sts-131.jpg  L'italie est à l'honneur ces derniers temps dans la station spatiale internationale.  Après la coupole transalpine installée lors de la mission précédente, c'est un nouveau module italien qui rejoindra l'ISS pour la mission 131. Le module Leonardo sert tout à la fois de module de transport  pour des équipements scientifiques (il est véhiculé dans la soute de la navette) et de module scientifique proprement dit puisqu'il peut-être raccordé à la station, des hommes pouvant travailler à l'intérieur.

      L'italie fournit gratuitement ce module aux Etats-Unis qui en échange offre du temps de recherche sur la station.

   Au cours de cette mission, trois longues sorties extra-véhiculaires sont également programmées.

 

  Départ prévu lundi 5 avril à 12 h 21, heure française. Comme d'habitude retransmission en direct sur NASA TV.

 

  Profitez-en, les lancements de navettes ne devraient plus être très nombreux, même si la politique spatiale des Etats Unis semble quelque peu incertaine. Prochain départ prévu le 14 mai pour la mission 132.

 

 

 

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 11:24

 Endehavour mission 130                                                                                                                    
    La navette Endeavour (effort ou tentative en anglais) devrait atterrir à Cap Canaveral  lundi 22  février à  4  h 20, heure française.

   Comme d'habitude, vous pourrez suivre les opérations de désorbitation et l'atterrissage proprement dit sur NASA TV.

 

 


Photo ci dessus :  la navette Endeavour après son départ de l'ISS. La station dispose désormais  d'une coupole d'observation et d'une vue époustouflante sur la Terre et le Cosmos.
Source du cliché : NASA.


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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 12:18

  
    C’est à peine une nouvelle tant la rumeur l’avait précédée depuis les travaux de la commission Augustine : Les Américains abandonnent leur retour sur la Lune et cessent de financer le programme Constellation. M. Barack Obama l’a confirmé dans son discours du 1er février.

 

     Plusieurs raisons poussaient à une semblable décision : Le projet avait peu d’intérêt scientifique et était financièrement bien mal engagé.

     Peu d’intérêt scientifique, car au fond, ce n’était qu’un programme Apollo- bis comme nous l’avions déjà souligné. Sans doute aurions nous vu  simultanément trois ou quatre hommes sur la Lune au lieu de deux. Sans doute, les missions auraient-elles été un peu plus longues.  Mais enfin globalement, c’était la même chose. Peut-on dépenser autant pour faire du déjà fait ?


    Les justifications de ce retour étaient peu crédibles :


    Préparer un voyage habité sur Mars ?

   C’est pour l’instant tout à fait hors de nos moyens techniques malgré les affirmations de quelques optimistes forcenés. Rappelons qu’aller sur Mars réclamera des avancées technologiques majeures notamment en matière de propulsion. Or, n’avons fait aucun progrès en ce qui concerne les fusées depuis Apollo (il y a 40 ans). En terme de puissance, d’efficacité (rapport masse du propulseur / masse satellisée), et même de fiabilité, aucun lanceur n’a fait mieux que Saturne 5. Eh oui ! Une fusée avant d’être de l’électronique, c’est d’abord de la mécanique et là, les progrès sont marginaux.


   Aller sur la Lune pour y faire de la science ? 

   Non, le coût est trop élevé, mieux vaut utiliser des robots, d’ailleurs on sait déjà que le régolite, cette poussière lunaire omniprésente, collante et très abrasive rend les choses excessivement difficiles. Tous les projets de télescopes lunaires sont d’ailleurs à l’arrêt.


    Aller sur la Lune pour y récupérer des minéraux rares (on pense à l’hélium 3 ) ?

    Là aussi, c’est complètement illusoire. La dilution de cet élément est telle et le coût de manipulation d’un kg de matière sur la Lune tellement élevé que cela relève de la seule science fiction.

  
    L’affaire était mal engagée et bien mal préparée. Ajoutons pour faire bonne mesure que le projet était insuffisamment financé. On ne va pas sur un autre monde pour quelques milliards par an. C’est une affaire lourde qui nécessite qu’une nation y mette des moyens conséquents et s’y engage totalement. On en était loin et la guerre froide ne pouvait plus constituer le moteur du projet comme elle l’avait été pour Apollo.


   En cela, et malgré le sacrifice du rêve (parce que quand même !) la décision de M. Obama peut se comprendre.

 

  Pour autant ce revirement soulève de lourdes interrogations.
 

   Tout d’abord sur la capacité de l’administration américaine à faire preuve d’un minimum de continuité. Un programme de retour sur la Lune avait déjà été lancé par Georges Bush père. Le moins que l’on puisse dire est qu’il a bénéficié de bien peu d’appui de la part de l’administration suivante (Bill Clinton : 1992-2000).


   C’est maintenant au tour du programme de Georges Bush fils (2000-2008) d’être torpillé par Barack Obama. Si leurs prédécesseurs avaient agi de même, si Lyndon Johnson (1963-1968) puis Richard Nixon (1968-1972) n’avait pas donné suite au projet lancé par John Kennedy (1960-1963) jamais les américains n’auraient atteint notre satellite.


   Le mandat présidentiel américain dure quatre ans, éventuellement huit, un programme spatial ambitieux se déroule par définition sur plusieurs d’entre eux.
    La NASA a beau faire preuve de beaucoup de talent, elle ne peut accomplir de miracle. Si l’on change ses objectifs et remet en cause ses financements tous les quatre ans, on va droit à l’échec et l’argent est dépensé sans résultat. Constellation a déjà coûté 9 milliards de dollars, pour quoi ?

 

   A cette absence de continuité s’ajoute plus grave encore. La priorité donnée à la poursuite de la Station Spatiale Internationale (ISS) et à l'allongement de sa durée de vie.

   L’abandon d’un projet mal conçu pouvait se comprendre, inutile de persévérer dans l’erreur, mais l’abandon pour financer plus inutile encore en tuant le petit peu de rêve qui subsistait dans la conquête spatiale : C’est dommage.

    La station spatiale internationale ne sert à rien ! (**)
   Telle une gigantesque administration qui tournerait à vide, elle est devenue son propre projet. Les astronautes passent d’ailleurs leur temps non à faire de la science mais à agrandir, à entretenir, et à équiper leur station. D’outil, l’ISS est devenu objet. Les grands laboratoires pharmaceutiques qui comptaient sur la microgravité pour faciliter l’élaboration industrielle de telle ou telle substance ont abandonné cette ambition irréaliste.


    Imaginons ce que nous aurions pu faire si les 100 à 150 milliards de dollars qu’a coûté l’ISS avaient été investis dans des sondes automatiques. Nous pourrions avoir des engins en orbite autour de toutes les planètes du système solaire et de leur principaux satellites ? Nous aurions pu tenter des " atterrissages " sur certains d’entre eux (Io, Europe, Triton, Encelade…) ? Nous aurions pu mettre un deux trois équivalents de Hubble pour scruter l’Univers.


    L’abandon d’un projet mal conçu pouvait se comprendre, inutile de persévérer dans l’erreur, mais l’abandon pour financer plus inutile encore en tuant le petit peu de rêve qui subsistait dans la conquête spatiale : C’est dommage !

    Quant à la privatisation partielle des activités spatiales :  Difficile de juger par avance. De fait les fusées avant d’être assemblées et lancées par la NASA sont, depuis toujours, fabriquées en partie par des entreprises privées. Faut-il accentuer le mouvement ? Aurons-nous mieux pour moins cher ? Pas sûr, aucun exemple ne l’a jamais complètement démontré.

 

 

    Alors quel jugement global  porter sur cette réorientation générale ? D'un coté : Une décision difficile mais compréhensible et de l'autre : Une projet principal catastrophique. Où situer la balance ? 
    Une chose pourrait donner un peu d’optimisme. Le budget global de la NASA (*) est maintenu et même, semble-t-il, légèrement augmenté. Enfin, la NASA s’engagerait dans des recherches technologiques pour améliorer les engins spatiaux et favoriserait ses missions scientifiques pour mieux connaître les planètes et l’Univers. Ce serait là une  bonne nouvelle. Toutefois, rien de précis n’est acquis sur ce point.
     On attendait mieux de M. Obama après une série de présidents américains pour qui l’espace semblait compter bien peu.



(*) Un peu moins de 15 milliards d’euros par an, ce qui reste négligeable par rapport au déficit public abyssal de l’Etat américain.

(**) Sauf à des objectifs politiques (il a parfois été considéré qu'elle avait été un outil essentiel pour maintenir à flot la Russie et achever la guerre froide dans de bonnes condititons), c'est là une autre question qui ne constitue pas l'objet principal de ce site.



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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 12:41

Pluton.jpg



     La NASA publie ces impressionnantes images de Pluton réalisées par le télescope spatial Hubble en 2002 et 2003.

   La tâche brillante à 180 ° correspondrait à une surface couverte de glace de CO2. L'analyse des clichés a mis en évidence des évolutions  de couleur et de brillance liées au changement de saisons.

    Bien que peu de détails soient discernables, soulignons l'exploit technique que représentent ces images. Située à six milliards de kilomètres pour un diamètre de 2 300 km, Pluton n'est angulairement pas plus grande qu'une pièce d'un euro vue à 60 kilomètres (moins d'un dixième de seconde d'arc) !

   Rappelons aussi que depuis 2005 Pluton a été exclue de la liste des planètes. Elle constitue maintenant une planète naine au même titre que Céres (l'ex-plus gros des astéroïdes) ou Eris (un transneptunien). Pluton est d'ailleurs l'exemple type au sein des transneptuniens d'une catégorie d'objets appelés... plutoïdes.

   Enfin Pluton possède officiellement trois satellites :  Charon (1 200 km révélé en 1978) ainsi que Nix et Hydra, deux petits corps découverts en 2005.
   Nous en trouverons  peut-être d'autres lors du rendez-vous de 2015 au cours duquel Pluton sera survolée pour la première fois par une sonde. Après plus de neuf ans de voyage New Horizons devrait atteindre celle qui, 75 ans durant, fut la 9ème planète du système solaire.


Source des photos : NASA, Hubble Space Telescope (HST)

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